La découverte des archéologues sous les pyramides égyptiennes change tout ce que nous pensions
Auteur: Simon Kabbaj
Depuis toujours, les pyramides égyptiennes sont perçues comme les tombeaux des grands pharaons et des élites de l’Ancienne Égypte. Cependant, une découverte récente dans la région de Tombos, au Soudan, remet en question cette certitude. En analysant les restes humains trouvés dans ces pyramides, des archéologues ont révélé un fait surprenant : les pyramides ne seraient pas uniquement réservées aux riches et aux puissants, mais aussi à des travailleurs de rang modeste. Cette révélation change notre compréhension de l’histoire et de la société égyptienne.
Une région sous domination égyptienne pendant des siècles

La région de Tombos, située en Nubie, au sud de l’actuelle Égypte, a été conquise par le pharaon Thoutmôsis Ier vers 1500 av. J.-C.. Pendant près de 400 ans, l’Égypte antique y a imposé son influence, notamment en construisant des pyramides pour abriter les défunts. Jusqu’à aujourd’hui, les historiens pensaient que seules les élites y avaient accès. Or, la nouvelle étude révèle une réalité bien plus nuancée.
Les pyramides, un privilège moins exclusif qu'on ne le pensait

L’archéologue Sarah Schrader, de l’université de Leiden aux Pays-Bas, a étudié les tombes de Tombos durant dix ans. Son analyse des ossements retrouvés a permis d’identifier des individus issus de différents milieux sociaux. Contrairement à la croyance établie, certaines pyramides ne renfermaient pas seulement des nobles ou des hauts dignitaires, mais également des travailleurs manuels, preuve que l’accès à ces tombes n’était pas exclusivement réservé aux plus riches.
Des restes humains révélateurs de conditions de vie variées

L’examen des squelettes retrouvés a permis d’observer une grande diversité dans les conditions physiques des défunts. Certains corps appartenaient à des personnes ayant peu travaillé physiquement, tandis que d’autres montraient des signes d’un dur labeur au cours de leur vie. Cette découverte suggère que les pyramides de Nubie abritaient une population bien plus hétérogène que prévu. Pour Schrader, ces résultats mettent en évidence une organisation sociale plus complexe qu’on ne l’imaginait dans l’Égypte antique.
Un changement dans les traditions funéraires des pharaons

Une découverte qui change notre perception de l’histoire

Conclusion

Grâce aux fouilles menées à Tombos, nous comprenons désormais que les pyramides de Nubie ne servaient pas uniquement de sépulture aux puissants, mais aussi à des travailleurs et personnes de rang plus modeste. Cette découverte révolutionne notre vision de l’Égypte antique, prouvant que son organisation sociale était bien plus nuancée qu’on ne le pensait. Elle souligne également l’importance de poursuivre les recherches pour continuer à lever le voile sur les mystères des civilisations anciennes.