Donald Trump furieux à cause d’un portrait de lui au Capitole qu’il juge “le pire de tous”
Auteur: Simon Kabbaj
Donald Trump est connu pour ses déclarations tonitruantes, mais cette fois, c’est un portrait accroché au Capitole du Colorado qui l’a mis hors de lui. Dans une publication enflammée sur sa plateforme Truth Social, l’ancien président a exprimé sa colère face à ce qu’il considère comme une représentation “délibérément déformée” de lui-même. Mais que s’est-il vraiment passé ? Et pourquoi cette œuvre, à première vue neutre, provoque-t-elle une telle tempête ? Voici les faits, expliqués pas à pas.
1. Une colère inattendue

Donald Trump, dans une publication récente sur Truth Social, a violemment critiqué un portrait de lui exposé dans le Capitole de l’État du Colorado. Ce tableau semble l’avoir profondément contrarié. Il l’a qualifié de “pire portrait jamais réalisé”, insinuant que l’artiste aurait volontairement cherché à nuire à son image. L’ex-président, fidèle à son style, n’a pas mâché ses mots, déclenchant un torrent de réactions en ligne.
2. Une comparaison flatteuse pour Obama

Dans sa publication, Trump n’a pas manqué de comparer le tableau à celui de Barack Obama, réalisé par la même artiste. Selon lui, le portrait d’Obama est “magnifique”, tandis que le sien serait une caricature malveillante. Il a même insinué que l’artiste avait perdu son talent avec l’âge, ajoutant un ton sarcastique à ses critiques. Pour Trump, il aurait mieux valu ne pas avoir de portrait du tout que d’être représenté de cette manière.
3. Une attaque politique ciblée

Fidèle à son habitude, Donald Trump ne s’est pas contenté de critiquer l’œuvre. Il a aussi attaqué le gouverneur démocrate du Colorado, Jared Polis, qu’il accuse d’être responsable de l’installation du portrait. Pourtant, Polis n’a jamais commandé le tableau, ni supervisé sa mise en place. Trump en a profité pour dénoncer la gestion du crime par le gouverneur, évoquant notamment le gang Tren de Aragua et affirmant que son administration avait “sauvé” la ville d’Aurora. Des propos mêlant art et politique de manière explosive.
4. Un portrait loin d’être récent

Ce qui a étonné bon nombre d’observateurs, c’est que le portrait date de 2019, durant le premier mandat de Trump. Pourquoi réagit-il seulement maintenant ? L’œuvre a été installée dans la galerie des portraits présidentiels du Capitole du Colorado, une tradition visant à représenter tous les présidents américains. Il ne s’agit donc ni d’un acte militant, ni d’une provocation politique récente. L’affaire semble davantage relever d’un ressentiment personnel tardif que d’un scandale actuel.
5. Une œuvre financée par un allié républicain

Autre élément crucial : le portrait a été financé grâce à une collecte de fonds organisée par un sénateur républicain, Kevin Grantham, en 2018. Il avait lancé une campagne GoFundMe pour permettre l’ajout du tableau dans la galerie officielle, comme pour les autres présidents. L’objectif était simplement de compléter l’historique présidentiel dans le bâtiment d’État, et non de créer la polémique. L’ironie de la situation : le portrait controversé est le fruit d’un projet républicain.
6. Une artiste accusée à tort ?

L’artiste, Sarah A. Boardman, est loin d’être une militante. En 2019, elle avait confié à une radio publique que son intention était de représenter Trump de manière neutre et réfléchie, sans exprimer de jugement personnel. Elle décrivait le portrait comme “non-confrontationnel, ni en colère, ni souriant, ni en train de tweeter”, une image calme et intemporelle. Elle insistait sur le fait qu’avec le temps, Trump deviendrait, comme les autres présidents, “un simple visage dans l’histoire”. Le voici donc, ce fameux tableau, désormais au cœur de la controverse :
Conclusion

Ce qui n’était qu’un portrait discret depuis cinq ans est devenu l’objet d’un scandale médiatique inattendu. À travers sa réaction, Trump révèle encore une fois sa sensibilité à son image publique et son besoin de contrôler sa représentation. Ironiquement, l’œuvre qu’il déteste tant avait pour but de le placer au même niveau que ses prédécesseurs, dans une posture historique, sans jugement. Cette affaire nous rappelle à quel point la perception de soi peut déclencher des tempêtes… même plusieurs années plus tard.
Et vous, pensez-vous que ce portrait méritait un tel déferlement ?