Bill Gates prédit une révolution : seulement 2 jours de travail par semaine d’ici 2035, et il en révèle la cause
Auteur: Simon Kabbaj
Et si, dans à peine dix ans, vous n’aviez plus que deux jours de travail par semaine ? C’est ce qu’a récemment laissé entendre Bill Gates lors d’une entrevue télévisée. Fondateur de Microsoft et figure emblématique du monde technologique, Gates a fait une prédiction qui fait beaucoup parler : notre rapport au travail pourrait être radicalement transformé d’ici 2035. Mais ce n’est pas tout. Derrière cette déclaration, un bouleversement profond et invisible semble en marche, prêt à redéfinir notre société.
1. Une prédiction qui fait parler

Lors de son passage sur The Tonight Show avec Jimmy Fallon, Bill Gates a évoqué une idée audacieuse : travailler seulement deux jours par semaine d’ici 2035. Cette déclaration, devenue virale sur Internet, soulève autant d’espoir que d’inquiétude. Gates, habitué à observer les grandes évolutions technologiques depuis plusieurs décennies, fonde sa prédiction sur ce qu’il a vu avec l’informatique : des débuts coûteux et réservés à une élite, jusqu’à la banalisation dans tous les foyers.
2. Des métiers en voie de transformation

Selon Gates, les professions où l’intelligence humaine est cruciale – comme les enseignants et les médecins – pourraient devenir plus accessibles dans l’avenir. Non pas en multipliant les professionnels, mais en rendant leur expertise disponible à tous, sous une autre forme. Il imagine un monde où un excellent enseignement et des conseils médicaux de qualité seraient accessibles à chacun, sans file d’attente ni barrières géographiques. Une idée qui, pour certains, frôle la science-fiction.
3. Les critiques ne tardent pas

Mais cette vision n’a pas fait l’unanimité. D’abord, certains experts dénoncent une confusion : le manque d’enseignants et de soignants ne vient pas d’un défaut de compétence humaine, mais d’un manque de soutien et de financement. Ensuite, plusieurs professionnels rappellent que les outils censés remplacer ces métiers sont encore très loin du compte. Les résultats sont parfois trompeurs, voire dangereux, surtout dans des domaines aussi sensibles que la santé ou l’éducation.
5. Moins de travail, plus de questions

Bill Gates se veut toutefois optimiste. Il imagine une société où les individus travailleraient deux à trois jours par semaine, tout en voyant l’innovation progresser. Une idée séduisante, surtout pour les générations fatiguées par les longues semaines de labeur. Mais Gates le reconnaît lui-même : “C’est encore un territoire inconnu”, où il faudra bien encadrer ces changements pour éviter les dérives. Car qui dit moins de travail, dit aussi repenser tout notre modèle économique.
6. Un moteur discret mais puissant

C’est ici que l’on découvre la cause profonde de cette révolution annoncée. Bill Gates parle d’un outil capable de remplacer l’intelligence humaine dans de nombreuses tâches : l’intelligence artificielle. Pour lui, l’IA est en train de devenir aussi omniprésente que l’informatique il y a vingt ans. Elle pourrait, à terme, automatiser une grande partie des services rendus aujourd’hui par des humains, ce qui réduirait massivement le besoin de main-d’œuvre humaine dans plusieurs secteurs.
7. Une promesse porteuse d’espoir… et de doutes

“Devra-t-on encore travailler, ou seulement deux ou trois jours par semaine ?” a lancé Bill Gates avec un mélange d’enthousiasme et de prudence. Pour lui, l’intelligence artificielle est porteuse d’une révolution profonde, capable d’alléger considérablement la charge de travail humaine. Il affirme que l’IA pourrait remplacer la majorité des tâches accomplies aujourd’hui par des humains, et que cela pourrait nous laisser plus de temps libre, tout en maintenant le niveau de productivité.
Mais il reconnaît aussi que ce changement n’est pas sans risque : « C’est complètement nouveau. On ne sait pas encore si on pourra réellement en garder le contrôle. » Ce mélange d’optimisme et d’inquiétude reflète bien la complexité de ce virage technologique. Si la promesse d’un monde où l’on travaillerait moins séduit, les conséquences sur l’emploi, la formation et l’équité sociale restent floues. Ce que Gates propose, c’est une transformation radicale, mais qui nécessitera prudence, encadrement et réflexion collective.
Conclusion : un futur à apprivoiser, pas à subir

La vision de Bill Gates peut sembler audacieuse, voire déroutante : une semaine de travail réduite à deux jours, rendue possible par une technologie en pleine expansion. Pour beaucoup, cette idée représente un espoir de mieux-vivre, avec plus de temps pour la famille, les loisirs ou le repos, surtout à une époque où la fatigue et le stress sont omniprésents. Mais cette promesse n’est pas encore une réalité, et les défis sont nombreux : équité sociale, éthique, environnement, éducation… Autant de domaines qu’il faudra adapter avec soin.
L’intelligence artificielle, cette force discrète évoquée par Gates, ne doit pas être vue comme un danger immédiat, mais comme un outil puissant à manier avec prudence. Tout dépendra de la façon dont nous, en tant que société, déciderons de l’utiliser. Le changement viendra peut-être plus vite que prévu… La question est : y serons-nous prêts, ensemble ?