L’analgésique le plus courant au monde pourrait vous induire à adopter des comportements à risque, selon une étude
Auteur: Simon Kabbaj
Chaque jour, des millions de personnes au Canada, en France, en Belgique et en Suisse utilisent un médicament en apparence inoffensif : le paracétamol, également connu sous le nom d’acétaminophène. Présent dans des marques bien connues telles que Tylenol®, Panadol®, Dafalgan®, Doliprane® ou Efferalgan®, il est couramment employé pour soulager la douleur et faire baisser la fièvre. Pourtant, une étude scientifique récente révèle un effet secondaire inattendu : ce médicament pourrait altérer notre perception du risque et nous inciter à adopter des comportements plus audacieux, sans que nous en ayons conscience. Explorons ensemble cette découverte qui mérite notre attention, en particulier pour les personnes âgées.
1. Un médicament omniprésent dans nos foyers

Le paracétamol est l’un des analgésiques les plus consommés dans le monde. Au Canada, il est utilisé dans plus de 600 médicaments différents, qu’ils soient en vente libre ou délivrés sur ordonnance. En France, des marques telles que Doliprane®, Dafalgan® et Efferalgan® figurent parmi les médicaments les plus prescrits. En Belgique et en Suisse, on retrouve également Dafalgan® et Panadol®. Cette large utilisation témoigne de la confiance accordée à ce médicament pour traiter des maux courants comme les maux de tête, les douleurs musculaires ou les états grippaux.
2. Une étude révélatrice sur la prise de risque

Des chercheurs de l’Université de l’Ohio ont mené une étude pour comprendre l’impact du paracétamol sur le comportement humain. Plus de 500 participants ont été recrutés et divisés en deux groupes : l’un recevant une dose de 1 000 mg de paracétamol, l’autre un placebo. Ils ont ensuite été soumis à un test informatique où ils devaient gonfler un ballon virtuel, chaque gonflement augmentant une récompense fictive, mais avec le risque que le ballon éclate s’il était trop gonflé.
3. Des résultats troublants, même à petite dose

Les participants sous paracétamol ont pris significativement plus de risques. Ils ont gonflé leurs ballons plus que les autres, allant plus souvent jusqu’à les faire éclater. Cela signifie que sous l’effet de ce médicament, les individus semblent ressentir moins d’anxiété face au danger. Le chercheur explique que l’acétaminophène atténue les émotions négatives, ce qui pourrait expliquer cette audace accrue : les personnes se sentent moins inquiètes, moins freinées par la peur d’un accident ou d’une perte. Même si ces effets sont subtils, leur répétition dans la vie réelle pourrait avoir des conséquences.
4. Implications pour les comportements quotidiens

Si ces résultats se confirment dans des situations réelles, cela pourrait signifier que la prise de paracétamol influence notre jugement dans des décisions quotidiennes. Par exemple, une personne âgée sous paracétamol pourrait être moins réticente à traverser une rue animée sans attendre le feu vert, ou à entreprendre des activités potentiellement dangereuses sans les précautions habituelles.
5. Un appel à la prudence pour les utilisateurs

Bien que le paracétamol soit considéré comme sûr lorsqu’il est utilisé conformément aux directives, cette étude souligne l’importance d’être conscient de ses effets potentiels sur le comportement. Il est recommandé aux utilisateurs, en particulier aux personnes âgées, de rester vigilants et de ne pas sous-estimer les risques potentiels associés à des décisions prises sous l’influence de ce médicament.
Conclusion – Une utilisation éclairée pour une meilleure sécurité

Le paracétamol demeure un allié précieux contre la douleur et la fièvre, mais il est essentiel de connaître tous ses effets pour l’utiliser de manière optimale. Cette étude nous rappelle que même les médicaments les plus courants peuvent avoir des impacts inattendus. Informer et sensibiliser les utilisateurs, notamment les seniors, est crucial pour prévenir des comportements à risque involontaires. Toujours consulter un professionnel de santé en cas de doute et privilégier une utilisation responsable de tout médicament.
Source de l’étude : academic