Quand on regarde le soleil depuis notre jardin, il a l’air si calme, si paisible. Une grosse boule de lumière qui nous réchauffe. Mais en réalité, c’est un endroit incroyablement agité ! Imaginez un feu d’artifice permanent, mais à une échelle gigantesque. Récemment, des scientifiques ont réussi à mieux comprendre ce qu’il se passe là-haut, et c’est assez fascinant. Ils ont découvert que le soleil nous envoie des sortes de ‘messages’ sous forme de petites particules, et que ces messages ne sont pas tous les mêmes.
Une véritable catapulte de particules
Il faut voir le soleil comme la plus grande catapulte de notre système solaire. Il ne lance pas des pierres, mais des particules minuscules, des petits bouts de lui-même, à des vitesses folles. Ces lancements se produisent lors d’événements très violents à sa surface, qu’on appelle des éruptions solaires ou des ‘éjections de masse coronale’. C’est un peu comme si le soleil éternuait ou se mettait en colère, projetant de la matière partout autour de lui. Ces particules voyagent ensuite très loin dans l’espace, et certaines arrivent jusqu’à nous.
Deux sortes de 'colis' bien distincts
Les chercheurs, menés par un certain Alexander Warmuth, ont compris que le soleil n’envoyait pas toujours ses particules de la même manière. C’est un peu comme s’il envoyait deux types de colis différents.
D’un côté, il y a les colis ‘urgents’ : ce sont des paquets de particules très rapides, envoyés d’un seul coup lors d’une éruption. Ça part vite et c’est très concentré. On les appelle les événements ‘impulsifs’.
De l’autre côté, il y a les colis ‘lents’ : ils sont liés à des événements plus longs et plus vastes. Les particules sont libérées plus doucement, sur une plus longue durée et dans plus de directions. C’est ce qu’on appelle les événements ‘graduels’. C’est la première fois qu’on voit cette différence aussi clairement.
Un espion au plus près de l'action
Comment ont-ils fait pour voir ça ? Grâce à une sonde spatiale, une sorte de robot espion nommé Solar Orbiter. Ce robot a une mission un peu folle : s’approcher très, très près du soleil. Tellement près qu’il peut ‘sentir’ les particules juste après leur départ, avant qu’elles ne se perdent dans l’immensité de l’espace. C’est comme écouter un secret chuchoté à l’oreille plutôt que de l’entendre crié de l’autre bout d’un champ. Grâce à cette proximité, les scientifiques ont pu analyser les particules dans leur état ‘pur’ et savoir exactement d’où et quand elles étaient parties.
Le mystère du retard enfin élucidé
Il y avait une énigme qui embêtait les scientifiques depuis un moment. Parfois, ils voyaient une éruption sur le soleil, mais les particules correspondantes n’arrivaient pas tout de suite. On pensait que le soleil mettait un peu de temps à les ‘cracher’. Mais en fait, non ! L’étude a montré autre chose. Le retard ne vient pas du départ, mais du voyage.
Imaginez que les particules doivent suivre une route pleine de virages et d’obstacles. Elles se cognent, changent de direction… bref, leur trajet n’est pas une ligne droite. Ce voyage chaotique explique pourquoi on ne les détecte pas immédiatement. Plus on est loin du soleil, plus ce retard s’accumule. Le Solar Orbiter, en étant si proche, a permis de comprendre ce phénomène.
À quoi ça nous sert de savoir tout ça ?
On pourrait se dire que c’est bien joli tout ça, mais que ça ne change pas notre quotidien. Eh bien, détrompez-vous. Ces particules pleines d’énergie qui viennent du soleil peuvent être dangereuses. Elles peuvent endommager nos satellites, qui sont essentiels pour les téléphones, la météo ou le GPS. Elles représentent aussi un risque pour les astronautes qui voyagent dans l’espace.
En comprenant mieux comment et quand ces particules sont envoyées, on peut mieux anticiper les ‘tempêtes solaires’. Cela nous permet de protéger nos technologies et, surtout, la vie de nos astronautes. C’est un peu comme avoir un bulletin météo pour l’espace.
Conclusion : le soleil n'a pas fini de nous surprendre
Cette découverte est une grande avancée. C’est la toute première fois qu’on arrive à faire un lien si direct entre une éruption sur le soleil et les particules qu’on mesure dans l’espace. Le robot Solar Orbiter continue sa mission et, grâce à lui, on apprend à connaître notre étoile comme jamais auparavant. Chaque nouvelle information est un pas de plus pour nous protéger de ses colères et pour mieux comprendre le fonctionnement de notre propre coin de l’univers. Finalement, même si on le voit tous les jours, le soleil a encore plein de secrets à nous révéler.
Selon la source : sciencealert.com