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Drame en itinérance à Montréal : un homme retrouvé mort dans l’incendie de sa tente
Crédit: lanature.ca (image IA)

Introduction et constatation du drame à Rosemont–La Petite-Patrie

credit : lanature.ca (image IA)

C’est terrible de commencer la semaine avec de telles nouvelles, non? Un homme, un itinérant dans la trentaine, a malheureusement perdu la vie ce dimanche matin à Montréal dans des circonstances que l’on ne peut qualifier autrement que de tragiques. L’événement s’est produit dans un campement de fortune, où le feu s’est déclaré à l’intérieur d’une tente. Le campement était situé dans l’arrondissement de Rosemont–La Petite-Patrie, près d’une voie ferrée, tout juste à l’intersection des rues D’Iberville et Masson.

C’est un peu avant 8 heures, précisément vers 7 h 50, que le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a été alerté. Les pompiers sont arrivés très rapidement sur place et ont réussi à maîtriser l’incendie sans trop de difficultés. Mais après l’extinction, ils ont fait cette découverte absolument déchirante : le corps de cet homme. Son décès a malheureusement été constaté sur les lieux mêmes de l’incendie, nous apprend Jean-Pierre Brabant, l’agent relationniste médias du SPVM.

L’enquête et le contexte alarmant des drames liés à la précarité

Vous vous en doutez bien, cette affaire ne s’arrête pas là. L’enquête a tout de suite été prise en charge par la section des incendies criminels du SPVM. Les enquêteurs se sont rendus sur place pour analyser la scène, histoire de comprendre comment et pourquoi un tel incendie a pu se déclarer dans ces circonstances. C’est une étape cruciale.

Jean-Pierre Brabant a d’ailleurs souligné que l’autopsie du corps est indispensable. Pourquoi? Pour trancher une question essentielle : l’homme est-il décédé des suites de l’incendie ou était-il déjà mort avant que le feu ne prenne? C’est ce que l’on essaie de déterminer avec précision. Les policiers vont également vérifier toutes les caméras de surveillance disponibles aux alentours pour essayer de reconstituer les événements qui ont précédé le drame.

Et puis, il faut bien le dire, ce n’est pas la première fois que l’on entend parler d’une telle tragédie ce mois-ci dans le Grand Montréal. Il s’agit même du deuxième drame du genre. La fin de semaine précédente, un autre corps avait été retrouvé dans le Vieux-Longueuil, sous le balcon d’un immeuble désaffecté qui avait pris feu. Ces décès nous rappellent cruellement à quel point la vie en campement est pleine de dangers.

La réponse de la Ville et la réalité des installations de fortune

Du côté de la Ville de Montréal, l’émotion était palpable. Claude Pinard, qui est président du comité exécutif de la Ville et en charge du dossier de l’itinérance, a réagi dimanche en disant que ce décès « nous bouleverse profondément. » Il a ajouté, très justement, que personne ne devrait perdre la vie « dans l’indifférence. » C’est une phrase qui frappe fort, avouons-le.

M. Pinard a tenu à souligner que, malgré tout, la nouvelle administration municipale, arrivée le mois dernier, a mis en place une cellule de crise en itinérance. Cette cellule a déjà adopté des actions concrètes pour tenter d’éviter ce genre de drames. Mais le problème, c’est que la précarité, elle, ne disparaît pas en un mois. Le problème persiste, la preuve est là, terrible.

Pour nous donner un aperçu de cette réalité, Radio-Canada a rencontré Devint dans son campement, qui lui est situé en bordure de la rue Notre-Dame Est. Devint a montré son installation, faite pour survivre au froid de l’hiver québécois. Son système de chauffage est ingénieux, mais risqué : il utilise la canalisation d’une sécheuse, car cela offre une entrée de chaque côté, et y a installé un petit chauffage au gaz. Quand on lui demande si c’est sécuritaire? Sa réponse est honnête et désarmante : « Il y a tout le temps un risque de danger », dit-il, faisant le parallèle avec le risque d’oublier son poêle allumé à la maison. Sauf qu’un logement et une tente, ce n’est pas la même chose en termes de sécurité, évidemment.

Le rôle de la Maison du Père : un appel à agir en amont

Face à cette situation, les voix des organismes d’aide se font pressantes. Jaëlle Bégarin, présidente-directrice générale de la Maison du Père, a pris la parole dimanche soir sur ICI RDI. Elle a clairement dénoncé le manque de dignité et de sécurité de ces conditions de vie. Pour elle, c’est clair : « On ne peut pas s’empêcher de se dire que cette mort pourrait être évitée. » C’est dur, mais c’est la vérité.

La PDG insiste sur le fait qu’il faut s’attaquer au problème bien en amont. C’est-à-dire qu’il faut absolument s’occuper des problèmes d’évictions et des autres pertes de logement pour éviter que les gens se retrouvent à la rue en premier lieu. C’est la base, non?

Ensuite, pour ceux qui sont déjà en campement, elle rappelle qu’il faut leur offrir « le bon lien, le bon service. » Et surtout, bâtir un lien de confiance. Beaucoup d’itinérants sont devenus méfiants, déçus par le système, et ils sont souvent incapables d’intégrer un cadre de vie où il y a « trop de monde. » Il faut donc des solutions adaptées, humaines.

Concernant les actions de la Ville de Montréal, Mme Bégarin a affirmé qu’il s’agissait d’un « premier pas » encourageant, mais elle a conclu cette réflexion par une image forte qui dit tout : « il va falloir construire le reste du train. » Les efforts doivent continuer et, surtout, s’intensifier pour éviter de nouveaux drames.

Selon la source : ici.radio-canada.ca

Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA.

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