Aller au contenu
Elon Musk : « Si vous avez un utérus, vous êtes une femme ; sinon, vous ne l’êtes pas »
Crédit: shutterstock

Une phrase de 13 mots qui divise l’Amérique

shutterstock

C’était un samedi matin comme les autres, enfin, jusqu’à ce qu’Elon Musk décide d’appuyer sur « envoyer ». Ce 13 décembre 2025, le milliardaire, patron de Tesla et SpaceX, a partagé une réflexion sur sa plateforme X qui a eu l’effet d’une bombe. Il a écrit, textuellement : « If you have a womb, you are a woman. Otherwise, you are not. » (Si vous avez un utérus, vous êtes une femme. Sinon, vous ne l’êtes pas). C’est court, c’est brutal, et ça n’a laissé personne indifférent.

En un rien de temps, ce message de seulement 13 mots a accumulé plus de 30 millions de vues et des dizaines de milliers de commentaires. C’est fascinant, et un peu effrayant, de voir à quelle vitesse une simple phrase peut polariser l’attention mondiale. Environ 20 000 réponses ont afflué, transformant le fil de discussion en un véritable champ de bataille numérique.

Cours de chimie contre réalité médicale : la guerre des commentaires

lanature.ca (image IA)

Les réactions ? Elles sont aussi variées que prévisibles. D’un côté, vous avez ceux qui applaudissent des deux mains. Un utilisateur a lancé, non sans ironie : « Je n’arrive pas à croire que nous sommes à une époque… où il faut énoncer l’évidence. » Un autre a renchéri en disant qu’en tant que personne ayant « presque réussi » ses cours de chimie au lycée, il pouvait confirmer que c’était toujours vrai. Une troisième personne a même suggéré que cette affirmation a toujours été incontestée dans l’histoire de l’humanité, mais que nous devons maintenant faire semblant que c’est controversé juste pour ne pas offenser les « diplômés en études de genre ».

Mais attendez, ce n’est pas si simple. D’autres internautes ont rapidement contesté cette définition biologique stricte en citant des cas médicaux précis. Quelqu’un a mentionné le syndrome de MRKH (Mayer-Rokitansky-Küster-Hauser), une condition où des femmes naissent avec un utérus absent ou sous-développé. Sont-elles moins femmes pour autant ?

Et que dire de celles qui ont subi une hystérectomie ? Un utilisateur a justement souligné que beaucoup de femmes se font retirer l’utérus pour des raisons médicales. « C’est votre opinion », a ajouté un autre internaute, rappelant simplement que « les femmes trans sont aussi des femmes ». C’est un dialogue de sourds, typique des réseaux sociaux, mais qui soulève de vraies questions.

L’ombre de Gavin Newsom et les blessures familiales

UK Government — flickr / CC BY 4.0

Ce tweet ne sort pas de nulle part. Il survient juste un jour après un échange assez vif entre Musk et le gouverneur de Californie, Gavin Newsom. Newsom, lors d’une interview en podcast avec le New York Times, avait déclaré : « Je veux voir des enfants trans, j’ai un filleul trans ». Il se vantait d’être le gouverneur ayant fait le plus de législation pro-trans. Son bureau de presse n’a pas hésité à en rajouter une couche en repostant un extrait avec cette légende cinglante : « Correct. Nous sommes désolés que votre fille vous déteste, Elon. »

Ça, c’était un coup bas faisant référence à Vivian Jenna Wilson, la fille transgenre d’Elon, avec qui il est en froid et qui l’a récemment qualifié d’« homme-enfant pathétique » dans Teen Vogue. Musk, piqué au vif, a répondu vendredi. Il a écrit : « Je suppose que vous faites référence à mon fils, Xavier, qui souffre d’une maladie mentale tragique causée par le virus mental woke maléfique que vous imposez aux enfants vulnérables. »

Il a ajouté qu’il aimait beaucoup « Xavier » et espérait qu’il se rétablisse. Puis, comme pour prouver qu’il est un bon père, il a listé ses autres filles : Azure, Exa (surnommée Y) et Arcadia, affirmant qu’elles l’aiment beaucoup. C’est assez triste, honnêtement, de voir ces affaires de famille déballées ainsi sur la place publique.

Contexte sociétal et l’habituelle provocation

Ce va-et-vient illustre une fracture plus large. Selon un sondage Gallup de 2024, 51 % des Américains pensent que changer de genre est moralement répréhensible, contre 44 % qui trouvent cela acceptable. Pourtant, paradoxalement, plus de 60 % s’opposent aux lois interdisant les soins d’affirmation de genre pour les mineurs.

Elon Musk, lui, semble se nourrir de ces controverses. On se souvient tous de septembre dernier, après que Taylor Swift a soutenu Kamala Harris en se décrivant comme une « femme à chats sans enfants ». Musk avait répondu de manière assez glauque : « C’est bon Taylor… Je vais te faire un enfant et garder tes chats au péril de ma vie. »

Ou encore en mars, quand il a relayé une fausse affirmation selon laquelle Hitler, Staline et Mao Zedong n’avaient pas causé la mort de millions de personnes, mais que c’étaient leurs « employés du secteur public » qui l’avaient fait. Et n’oublions pas juin, suite à sa brouille avec Donald Trump, où il a lâché ce qu’il appelait une « grosse bombe » : « @realDonaldTrump est dans les fichiers Epstein. C’est la vraie raison pour laquelle ils n’ont pas été rendus publics. Bonne journée, DJT ! » Bref, avec Musk, on ne s’ennuie jamais, même si parfois, on aimerait bien un peu de calme.

Selon la source : independent.co.uk

Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA.

facebook icon twitter icon linkedin icon
Copié!
Plus de contenu