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H3N2 : Cette grippe tenace qui met l’Alberta à rude épreuve
Crédit: lanature.ca (image IA)

Une saison virale qui ne fait pas de cadeaux

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On aimerait croire que chaque hiver se ressemble, mais cette année, l’Alberta fait face à quelque chose d’un peu plus hargneux que d’habitude. Une nouvelle souche de grippe, identifiée comme le virus H3N2, déferle sur la province, et disons-le franchement : elle est virulente. Les responsables de la santé ne cachent pas leur inquiétude face à ce virus qui semble bien décidé à engorger nos hôpitaux, provoquant une hausse des cas qu’on ne peut pas ignorer.

C’est un peu les montagnes russes selon l’endroit où vous vivez. J’ai jeté un œil aux données officielles de la province, et c’est assez contrasté. Du côté de la région de Calgary, on souffle un tout petit peu — enfin, façon de parler — avec une légère baisse des cas d’influenza, passant de 836 à 765 cas. C’est toujours ça de pris, non ?

Par contre, si vous êtes vers Edmonton, la tendance n’est pas la même. Là-bas, les chiffres grimpent, et pas qu’un peu : on est passé de 668 à 865 cas. Une augmentation significative qui laisse penser que le pire n’est peut-être pas encore derrière nous dans la capitale.

L’effet des fêtes et des chiffres qui donnent le tournis

credit : lanature.ca (image IA)

Il ne faut pas crier victoire trop vite pour Calgary. Le Dr Joe Vipond, un spécialiste des maladies infectieuses qui court partout aux urgences de l’hôpital Rockyview, nous remet les pieds sur terre. Selon lui, Edmonton n’a probablement pas encore atteint son fameux pic. Et pour Calgary ? Cette petite baisse ne signifie pas qu’on est tirés d’affaire. Loin de là.

Le Dr Vipond pointe du doigt ce moment de l’année qu’on adore tous : la période des fêtes. C’est chaleureux, on se retrouve en famille, on s’embrasse… et c’est exactement ce que le virus attend. Ces rassemblements annuels sont, hélas, une opportunité en or pour la transmission. C’est la réalité de nos hivers.

Parlons des chiffres, même s’ils font un peu froid dans le dos. Le tableau de bord du gouvernement albertain est formel : rien que pour la semaine du 14 au 20 décembre 2025, la province a enregistré 2 762 cas d’influenza. Si on fait le total depuis le début de la saison, on en est à 8 761 cas. Mais le plus frappant, c’est le taux de positivité aux tests. Il atteint 35,8 %. Plus d’un tiers des tests sont positifs, un chiffre que les experts trouvent franchement préoccupant.

Les conséquences sont bien réelles dans les couloirs d’hôpitaux. Sur cette seule dernière semaine, 223 personnes ont dû être admises à l’hôpital à cause de la grippe, dont 20 en soins intensifs. Tristement, deux décès ont été signalés ces jours-ci, ce qui porte le bilan saisonnier à 47 victimes. Comme le souligne le Dr Vipond, non seulement il y a plus de cas, mais les gens tombent plus gravement malades et nécessitent plus souvent une hospitalisation que d’habitude.

Qui est touché ? Une attente interminable aux urgences

Alors, qui doit se méfier le plus ? Les profils à risque face à cette souche virulente sont assez clairement identifiés. Sans surprise, ce sont les très jeunes et les aînés qui trinquent le plus. Le Dr Vipond précise un détail intéressant : le risque pour un enfant de moins d’un an est comparable à celui d’une personne de 60 à 70 ans. C’est dire la fragilité des tout-petits.

Mais ceux qui paient le plus lourd tribut, de loin, ce sont nos aînés, plus spécifiquement les octogénaires et les nonagénaires. C’est dur, mais c’est la réalité clinique de cette souche.

Tout cela arrive à un moment où, avouons-le, nos services d’urgence étaient déjà au bord de la rupture. Cette vague de virus respiratoires, c’est la goutte d’eau. Les autorités sanitaires le confirment : la surcharge est critique. Concrètement ? Les temps d’attente s’allongent terriblement. L’urgentiste rapporte que certains patients poireautent jusqu’à huit heures avant d’être pris en charge. Huit heures… imaginez l’angoisse.

« La situation est vraiment difficile dans les services d’urgence en ce moment », s’inquiète le Dr Vipond. Voir des gens attendre des heures avant même d’être examinés, c’est le quotidien actuel.

Perspectives et conseils : comment passer l’hiver ?

credit : lanature.ca (image IA)

On peut se demander à quoi s’attendre pour la suite. Pour ça, on se tourne vers le Dr Peter Jamieson, médecin-chef à Service de santé Alberta (AHS). Avec ses 30 ans d’expérience dans les hôpitaux du coin, il a du recul. Il compare cette saison aux précédentes et note que l’intensité de la grippe devrait grimper, avec un pic qui était projeté autour du 21 décembre.

Il y a quand même une petite lueur d’espoir : le virus respiratoire syncytial (VRS), lui, semble moins agressif que les années passées. Son pic est prévu un peu plus tard, vers le 11 janvier 2026. C’est toujours ça de moins à gérer dans l’immédiat.

Côté logistique, le système tente de s’adapter. Le Dr Jamieson explique que sur les 336 lits ouverts initialement pour absorber le choc, 206 seront maintenus de façon permanente. Les 130 lits saisonniers restants ? Ils seront gérés au jour le jour, selon la demande.

En attendant, le message des médecins et des autorités est le même que d’habitude, mais il est vital : faites-vous vacciner, portez un masque si vous allez dans la foule, et par pitié, pour les petits bobos, filez aux cliniques sans rendez-vous ou chez le pharmacien. Il faut absolument éviter de surcharger des hôpitaux qui n’en peuvent déjà plus.

Selon la source : ici.radio-canada.ca

Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA.

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