A-t-on vraiment aperçu l’un des dauphins les plus rares et petits du monde au large de la Nouvelle-Zélande ?
Auteur: Mathieu Gagnon
Une apparition mystérieuse dans le Northland

Vous savez, la nature nous réserve parfois de sacrées surprises, et il semblerait que les eaux subtropicales de la région du Northland, en Nouvelle-Zélande, aient été le théâtre d’un événement assez exceptionnel récemment. On parle ici de signalements rapportés concernant ce qui pourrait bien être la sous-espèce la plus rare du plus petit dauphin marin au monde. C’est fou, non ?
Tout a commencé quand Jochen Zaeschmar, un chercheur spécialisé dans les dauphins qui travaille pour le Far Out Ocean Research Collective, a repéré un individu solitaire dans la Bay of Islands la semaine dernière. Et comme pour confirmer qu’il ne rêvait pas, l’animal a été revu un peu plus tard dans l’English Bay.
Face à cette découverte potentielle, le Département de la Conservation de Nouvelle-Zélande (le fameux DOC) est un peu sur les dents – dans le bon sens du terme, j’imagine. Ils demandent maintenant aux habitants du coin de garder l’œil grand ouvert. L’objectif ? Localiser la bête pour que Zaeschmar puisse en prélever un échantillon d’ADN. C’est la seule façon d’être sûr de qui on a affaire.
Un casse-tête génétique : Hector ou Māui ?

Alors, de qui parle-t-on exactement ? L’espèce en question est le dauphin d’Hector (son nom scientifique est Cephalorhynchus hectori). Mais l’histoire se complique un peu, car cette espèce est divisée en deux sous-espèces distinctes : le dauphin d’Hector de l’île du Sud (C. h. hectori) et le dauphin de Māui (C. h. maui).
Le gros problème pour nous, simples observateurs – et même pour les experts, en fait –, c’est que ces deux-là sont endémiques à la Nouvelle-Zélande et se ressemblent comme deux gouttes d’eau. Ils sont vraiment caractéristiques : plutôt trapus et courts par rapport aux autres dauphins, mesurant environ 1,2 à 1,5 mètre (soit 4 à 5 pieds) de long. Ils arborent des corps gris et blancs avec des marques noires bien spécifiques.
Mais le détail qui tue, c’est leur nageoire dorsale. Elle est noire, plate et arrondie… on dirait franchement une des oreilles de Mickey Mouse ! C’est assez mignon, je dois dire. C’est là que l’ADN devient crucial. Même s’il existe quelques différences physiques subtiles – par exemple, les Māuis ont un museau un peu plus long et plus large – c’est incroyablement difficile de les différencier d’un simple coup d’œil. L’analyse génétique, elle, ne ment pas et permet de trancher facilement.
Des statistiques inquiétantes et une rareté historique

Si l’on regarde les chiffres, c’est là que ça devient vertigineux. Les dauphins d’Hector de l’île du Sud sont les plus nombreux des deux, avec une population d’environ 15 000 adultes. Comme leur nom l’indique assez logiquement, on les trouve principalement autour de l’île du Sud. En voir un aussi loin au nord serait déjà une observation rare, même s’il s’agit de la sous-espèce la plus « commune ».
D’ailleurs, Kristina Hillock, conseillère principale pour les espèces marines au DOC, a expliqué dans un communiqué que « ce ne serait que la deuxième observation confirmée d’un Hector dans le Northland en 100 ans ». Rendez-vous compte, un siècle !
D’un autre côté, les dauphins de Māui sont dans une situation bien plus critique. Ils sont limités à la côte ouest de l’île du Nord, et on a plus de chances de les croiser entre Manukau Harbour et Port Waikato. Ils sont beaucoup plus rares… tenez-vous bien, on estime qu’il ne reste que 54 adultes. C’est terriblement peu.
Savoir auquel des deux on a affaire n’est pas juste pour satisfaire la curiosité des scientifiques ; c’est une part essentielle de la surveillance pour la conservation. L’espèce globale est considérée comme « en danger » par l’UICN. En Nouvelle-Zélande, le statut de la sous-espèce de l’île du Sud est « nationalement vulnérable », tandis que le dauphin de Māui est classé comme « nationalement critique ».
Conclusion : Une course contre la montre pour la conservation

Il faut bien comprendre que ces deux sous-espèces sont très vulnérables à un déclin supplémentaire. Pourquoi ? Eh bien, par rapport à d’autres cétacés, ils ont une espérance de vie relativement courte. Ajoutez à cela le fait qu’ils atteignent leur maturité sexuelle sur le tard et qu’ils ont un faible taux de reproduction… vous obtenez une recette qui rend la reconstruction des populations lente et difficile. C’est un peu triste, mais c’est la réalité biologique.
C’est pour cela que garder un œil sur eux est la clé. Si jamais vous vous trouvez dans le coin et que vous voyez quelque chose, le DOC a un message simple pour vous : si le dauphin a une nageoire arrondie, appelez-les. C’est peut-être un petit geste pour vous, mais pour eux, ça veut dire beaucoup.
Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA.