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Annulations et retards de vols alors que de vastes alertes météo sont émises à travers le Canada
Crédit: lanature.ca (image IA)

Une fin d’année sous la glace et la tempête

lanature.ca (image IA)

C’est un véritable cocktail météorologique qui frappe l’Est du Canada ce lundi 29 décembre 2025. On parle d’un mélange assez désagréable de pluie verglaçante, de grésil, de poudrerie et, bien sûr, de vents violents qui secouent tout sur leur passage. Pour être honnête, ce n’est pas le moment idéal pour mettre le nez dehors.

D’ailleurs, Environnement Canada n’y est pas allé de main morte avec les alertes. Lundi soir, les fameuses alertes oranges — le deuxième niveau le plus élevé, quand même — étaient toujours en vigueur pour une bonne partie de l’Ontario, du Québec et certains coins de la Nouvelle-Écosse. C’est sérieux. Les conditions de blizzard ont particulièrement touché le Nord de l’Ontario et du Québec. On pense notamment à des endroits comme Sault-Sainte-Marie et Timmins en Ontario, ou encore Val-d’Or côté québécois, où la neige lourde et les vents forts rendent la visibilité quasi nulle.

Et comme si ça ne suffisait pas, des milliers de foyers se sont retrouvés dans le noir, sans électricité, tout au long de la journée en Ontario et au Québec. Au Nouveau-Brunswick aussi, la situation n’est pas rose avec environ 2 000 pannes signalées lundi soir. Bref, l’hiver s’installe, et il ne fait pas semblant.

L’Ontario et le blizzard : Des conditions routières cauchemardesques

Environment Canada map shows where weather advisories and statements have been issued as of Monday afternoon. (Environment Canada)

En Ontario, la situation est particulièrement critique autour de Toronto, London, ainsi que les régions du lac Huron et de la baie Georgienne. Environnement et Changement climatique Canada a prévenu : attendez-vous à des bourrasques de neige dangereuses. Gerald Cheng, un météorologue de l’agence, l’a bien dit : « Cela signifie une conduite dangereuse ». Et il a raison.

Ce qui est fou, c’est la chute brutale du thermomètre. Cheng racontait à CBC London qu’on est montés jusqu’à 11 degrés pendant la nuit — croyez-le ou non — mais que c’est fini. On est redescendus sous zéro. Résultat ? Tout gèle. Une première bourrasque intense était prévue le matin le long d’un front froid, suivie par ce refroidissement qui transforme les routes en patinoires. Ajoutez à cela des vents du nord-ouest soufflant entre 70 et 90 km/h, et vous avez la recette parfaite pour le chaos.

Sur le terrain, c’est difficile. Ryan Pilon, le propriétaire de Timmins Snow Removal, est sorti déneiger dès 2 heures du matin lundi. Le pauvre gars ne s’attend pas à arrêter avant mardi tard dans la soirée. Il décrivait des conditions de « whiteout » (visibilité nulle), avec quelques pieds de neige sur les autoroutes. « La plupart de la ville est fermée… on ne voit rien », disait-il pendant que la neige lui fouettait le visage. Il a même mentionné que les rares voitures qui osaient sortir roulaient avec leurs feux de détresse allumés. Ryan a grandi là-bas toute sa vie et il avoue n’avoir vu une tempête pareille qu’une ou deux fois. C’est dire si c’est mauvais.

Côté chiffres, à 17h lundi, on relevait déjà 17 centimètres de neige à l’aéroport de Timmins, 13 centimètres à Sault-Sainte-Marie et un impressionnant 26 centimètres au parc provincial du lac Supérieur. La Police provinciale de l’Ontario (OPP) a dû fermer plusieurs autoroutes dans les régions de l’ouest et du centre vers 19h50. Prudence est mère de sûreté, je suppose.

Montréal, verglas et pagaille dans les transports

lanature.ca (image IA)

Si l’Ontario a la neige, Montréal et Ottawa ont eu droit à la glace. Ces régions pourraient recevoir jusqu’à 15 millimètres d’accumulation de verglas entre lundi et mardi soir. C’est énorme. À Montréal, les vents du sud-ouest pourraient atteindre 90 km/h, surtout dans l’ouest de l’île.

La ville s’est réveillée lundi matin recouverte d’une épaisse couche de glace. Les trottoirs ? De véritables pièges. Urgences-santé, le service ambulancier de la région, ne savait plus où donner de la tête avec plus de 100 appels par heure au 911 ! La plupart pour des chutes, évidemment. Valérie Guertin, leur porte-parole, a vivement conseillé aux gens de rester chez eux ou, s’ils doivent sortir, de porter des crampons. Elle a précisé que les équipes arrivaient à gérer pour l’instant, mais demandait aux témoins d’une chute d’appeler seulement s’ils sont sûrs que la personne est blessée.

Les transports ont aussi pris un sacré coup. À l’aéroport Trudeau de Montréal, environ 12 % des vols ont été affectés. À Toronto-Pearson, c’est plus de 60 vols retardés et une dizaine d’annulations. Air Canada a déjà prévenu sur son site que les perturbations risquent de continuer mardi pour Montréal, Ottawa et Toronto, le temps de résorber le retard. Via Rail n’a pas été épargné non plus : annulation des trains du matin sur le corridor Québec-Windsor et regroupement de certains trains de l’après-midi. Heureusement, ils ont prévenu les passagers une journée à l’avance.

Même le REM (le train léger de Montréal) a eu des ratés. Malgré des trains qui ont roulé toute la nuit « à vide » pour empêcher la glace de se former sur les lignes, il y a eu des ralentissements et des interruptions de service lundi matin. Le météorologue Eric Tomlinson a noté que si la pluie s’est transformée en pluie normale en fin de matinée à Montréal, le verglas continuait au nord. Et attention : le mercure va chuter brutalement cette nuit, transformant tout ce qui est mouillé en glace vive.

Conclusion : Les Maritimes dans la ligne de mire

Le système ne s’arrête pas là, malheureusement. Il se déplace vers l’est. Environnement et Changement climatique Canada prévoit des vents extrêmes — tenez-vous bien, jusqu’à 140 km/h — dans le nord de la Nouvelle-Écosse, particulièrement vers la pointe nord-est. C’est d’une violence inouïe.

La majeure partie des Maritimes est d’ailleurs sous le coup d’avertissements jaunes pour de la pluie verglaçante. L’agence prévient même que cela pourrait causer des inondations par endroits. Avec les routes fermées au Québec (notamment dans le sud-est) et les conditions qui se détériorent, la prudence reste le maître mot pour les prochaines 24 heures. Si vous n’avez pas besoin de sortir, restez au chaud.

Selon la source : cbc.ca

Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA.

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