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Corée du Nord : Kim Jong Un promet l’enfer avec ses nouveaux lance-roquettes
Crédit: lanature.ca (image IA)

Une nouvelle démonstration de force inquiétante

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On commence à avoir l’habitude, mais cela reste toujours aussi préoccupant. Le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un a encore fait parler de lui ce mardi, lors d’une visite officielle rapportée par l’agence d’État KCNA. Il s’est rendu dans une usine chargée de fabriquer de tout nouveaux modèles de lance-roquettes multiples. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il n’y est pas allé par quatre chemins : selon lui, ces engins ont la capacité pure et simple d’«annihiler l’ennemi».

Cette sortie très médiatisée ne sort pas de nulle part. Vous avez peut-être remarqué que le dirigeant est sur tous les fronts ces derniers jours ? C’est presque une tournée générale. Récemment, on l’a vu inspecter un chantier de sous-marin à propulsion nucléaire, puis superviser personnellement le test de deux missiles de croisière de longue portée. Comme si cela ne suffisait pas, il a aussi donné l’ordre, tout récemment, d’augmenter la production de missiles. Bref, Pyongyang bombarde le monde de messages militaires.

Des «frappes soudaines» et une menace nucléaire à peine voilée

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Mais revenons à ces fameux lance-roquettes présentés mardi. Selon les propos rapportés par KCNA, Kim Jong Un les considère désormais comme ses «principaux moyens de frappe». Les images diffusées par les médias d’État sont d’ailleurs assez saisissantes : on y voit le leader marcher au pied de ces armes massives, déambulant dans une vaste usine dont les murs sont, comme souvent là-bas, tapissés de slogans de propagande.

Ce qui fait froid dans le dos, c’est le vocabulaire employé. Il a précisé que ces armes pourraient servir dans le cadre d’une «attaque stratégique». Pour ceux qui ne maîtrisent pas le jargon militaire de Pyongyang, cette expression désigne généralement, à demi-mot, l’utilisation de l’arme nucléaire. Il ne s’arrête pas là. Il décrit ce matériel comme un «système d’armes super puissant».

L’objectif affiché ? Être capable d’écraser l’adversaire grâce à des «frappes soudaines et précises», le tout avec une «puissance dévastatrice». L’agence de presse officielle a renchéri en précisant que ce système sera «utilisé en grande quantité pour des attaques ciblées dans le cadre d’opérations militaires». On est loin de la simple dissuasion, vous ne trouvez pas ?

Le spectre de Séoul et les enjeux géopolitiques

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Il faut bien comprendre ce que cela signifie concrètement pour les voisins du Sud. Une étude réalisée en 2020 par le centre de réflexion RAND avait jeté un pavé dans la mare : selon leurs calculs, l’artillerie nord-coréenne pourrait causer 10 000 victimes en une seule heure si elle décidait de viser des zones très peuplées, comme la capitale, Séoul. C’est un scénario catastrophe, certes, mais qui rappelle que la péninsule est techniquement toujours en guerre.

La Corée du Nord, qui possède déjà l’arme nucléaire, a considérablement accéléré la cadence de ses lancements de missiles ces dernières années. Pourquoi maintenant ? D’après les analystes qui observent la région à la loupe, ces essais ont plusieurs buts : améliorer la précision des frappes, bien sûr, mais aussi défier ouvertement les États-Unis et la Corée du Sud. Il y a aussi une autre hypothèse qui circule : tester ces armes pour éventuellement les exporter vers la Russie. On sait que les deux pays se sont fortement rapprochés récemment, sur fond de guerre en Ukraine.

Conclusion : Vers 2026 et une modernisation forcée

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Tout cela semble s’inscrire dans un calendrier politique précis. Un congrès majeur du parti au pouvoir doit se tenir au tout début de l’année 2026. Ce sera le premier en cinq ans, un événement rare. On s’attend à ce que les politiques économiques et militaires soient au cœur des discussions. C’est sûrement pour préparer le terrain que M. Kim a ordonné l’«expansion» et la modernisation de la production, ainsi que la construction de nouvelles usines.

Pour finir, écoutons l’avis d’un expert, Lim Eul-chul, professeur à l’Institut d’études extrême-orientales de l’université Kyungnam en Corée du Sud. Selon lui, «Kim Jong Un semble estimer que le pays est dans la meilleure position pour accélérer la modernisation de ses forces nucléaires et de ses armes conventionnelles». Il ajoute un détail technique assez inquiétant : «Des systèmes permettant de monter différents types de petites ogives nucléaires sur des lance-roquettes multiples sont déjà mis en place». La course à l’armement semble donc loin d’être terminée.

Selon la source : journaldemontreal.com

Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA.

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