Un rapport canadien alerte sur les conséquences possibles d’un séisme de magnitude 9
Auteur: Simon Kabbaj
Un scénario catastrophe qui dépasse l’entendement

Imaginez un instant. C’est une belle journée d’été, tout ce qu’il y a de plus banal. Et puis, en quelques minutes, tout bascule au large de l’île de Vancouver. Un séisme de magnitude 9,0. C’est le genre de scénario qu’on préfère laisser aux films hollywoodiens, n’est-ce pas ? Pourtant, c’est exactement ce que décrit un nouveau rapport d’analyse des risques du gouvernement de la Colombie-Britannique, daté d’octobre 2025.
Les chiffres donnent le vertige et, pour être honnête, ils font froid dans le dos. Le rapport estime qu’il pourrait y avoir plus de 3 400 décès et plus de 10 000 blessés, rien que le jour de la secousse principale. Et le cauchemar ne s’arrête pas là. Après le tremblement de terre, c’est le chaos : tsunamis, répliques, incendies… Les survivants, désemparés, submergeraient les hôpitaux à la recherche de leurs proches, tandis que les routes et les voies ferrées seraient coupées, inondées. On parle de pénuries alimentaires et médicales dans la foulée.
Ce n’est pas juste une secousse, c’est un effondrement systémique. Le document précise bien qu’après le séisme initial, des milliers d’autres personnes pourraient être tuées ou blessées par ces dangers en cascade. C’est une lecture difficile, je vous l’accorde, mais nécessaire.
Une facture colossale et des destructions massives

Parlons argent et briques, si vous le voulez bien. Les coûts estimés pour une telle catastrophe atteindraient la somme astronomique de 128 milliards de dollars. Pour vous donner une idée de l’ampleur, le rapport indique que ces pertes dépasseraient l’impact combiné de toutes les catastrophes survenues en C.-B. au cours des 200 dernières années. C’est… difficile à concevoir, non ?
Au niveau des infrastructures, le bilan serait tout aussi lourd : 18 000 bâtiments détruits et des dégâts considérables sur 10 000 autres. L’économie en prendrait un coup terrible, avec une croissance réduite de moitié et des pertes d’emplois qui s’étaleraient sur la décennie suivante. Où cela frapperait-il le plus fort ? Sans surprise, l’île de Vancouver est en première ligne, ainsi qu’une bande côtière d’environ 20 kilomètres dans le Lower Mainland, incluant Vancouver, de la frontière américaine jusqu’à la Sunshine Coast.
Il faut noter que cette analyse fait partie d’une évaluation plus large des risques climatiques et de catastrophes. Ils ne se sont pas arrêtés au séisme. Le rapport envisage d’autres scénarios d’événements extrêmes : des inondations graves dans la vallée du Fraser, des inondations dues aux grandes marées sur la côte sud-ouest après des tempêtes hivernales, des feux d’interface urbaine et même une sécheresse qui durerait des années. Une liste de réjouissances, en somme.
L’avis des experts : Incertitudes et facteurs aggravants
Edwin Nissen, professeur en sciences de la terre et de l’océan à l’Université de Victoria, apporte un éclairage intéressant. Il n’a pas participé à la rédaction du rapport, mais son avis d’expert est précieux. Selon lui, ces chiffres reposent sur des simulations. « On peut en quelque sorte lancer une simulation de ce à quoi ressemblerait le tremblement de terre, et ensuite, quelle quantité de secousses il provoquera », explique-t-il.
Il y a cependant une part de chance — ou de malchance — liée à votre maison. Nissen précise que les simulations prennent en compte l’intégrité structurelle selon l’emplacement et les matériaux. Son conseil est simple, presque rassurant pour certains : « Sur un plan purement personnel, les maisons à ossature bois sont généralement relativement sûres face aux secousses. Si c’est de la brique, c’est mauvais. Si vous êtes sur le substrat rocheux, c’est bien. Si vous n’y êtes pas, c’est moins bien. »
Mais attention, il souligne une « énorme quantité d’incertitude ». Pourquoi ? Parce que le moment du séisme change tout. Un tremblement de terre en hiver pourrait être bien plus meurtrier. Le sol, gorgé d’eau, serait plus propice aux glissements de terrain et à la liquéfaction des sols (quand le sol se comporte comme un liquide, effrayant, non ?). Malgré tout, Nissen pense que ces mises à jour régulières sont vitales car « la science évolue assez vite, l’ingénierie évolue assez vite ».
Conclusion : Une menace silencieuse mais réelle

Pour remettre les choses dans leur contexte historique, le dernier séisme comparable dans la région remonte à l’an 1700. On le sait grâce aux récits oraux des Premières Nations et aux études scientifiques de la faille de Cascadia. Cette faille, c’est un monstre de 1 000 kilomètres qui s’étend du milieu du nord de Vancouver jusqu’au nord de la Californie.
Alors, quelles sont les probabilités ? Le rapport situe le risque d’un tel événement extrême entre 2 et 10 % au cours des 30 prochaines années. On compare souvent ce potentiel séisme à celui de l’océan Indien en 2004 (magnitude 9,1) pour sa configuration tectonique et sa capacité à générer des tsunamis. Même si cela fait plus de 300 ans que la terre n’a pas tremblé aussi fort ici, Nissen nous rappelle qu’il n’y a pas d’horaire fixe. « Parfois, vous pouvez en avoir deux en succession rapide, à 100 ans d’intervalle. D’autres fois, vous pourriez avoir un écart de 800 ans. »
Le plus inquiétant, c’est peut-être ce que Nissen appelle le côté « étrangement calme » de la zone de subduction de Cascadia. Les scientifiques sont un peu « aveugles » car ils n’ont pas enregistré beaucoup de tremblements de terre modérés récemment. Mais comme il le dit si bien : « Le fait est que cela pourrait arriver à tout moment, donc nous devons être prêts. »
Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA.