Un début d’année qui ne fait pas de cadeaux

On ne va pas se mentir, si vous trouviez que le mois de décembre était frisquet — et il l’était, nettement plus que la normale d’ailleurs —, eh bien, accrochez votre tuque avec de la broche. Janvier, qui est déjà traditionnellement le mois le plus froid de l’année, a décidé de ne pas faire les choses à moitié cette fois-ci. Ça s’annonce rude, très rude. Pour le court terme, disons que la première semaine de janvier donne le ton : le froid domine, sans partage. On parle de températures qui devraient rester coincées sous la barre des −10 °C. Quand on sait que le maximum normal pour cette période tourne généralement autour de −3 à −4 °C, on sent tout de suite la différence, n’est-ce pas ?
Ce contraste saisissant, c’est vraiment le visage de cet hiver qui s’est installé avec une force surprenante. Le jour de l’An n’a pas fait exception à la règle, malheureusement. Ceux qui ont eu le courage de célébrer dehors ont dû le sentir passer et s’équiper en conséquence. Mais bon, il faut voir le verre à moitié plein : même si on gèle, le soleil, lui, ne nous abandonne pas totalement. On peut profiter de belles percées lumineuses, ces moments de clarté hivernale qui font du bien au moral, même si le fond de l’air reste piquant.
Une « douceur » en trompe-l’œil avant la rechute

On pourrait croire à un petit miracle vers la deuxième semaine de janvier, car un léger relâchement du froid est prévu. Mais attention, ne sortez pas les t-shirts ! Ce ne sera rien qu’on puisse honnêtement qualifier de « douceur ». C’est là toute l’ironie de la chose : alors que le reste de l’Amérique du Nord va se prélasser sous des températures au-dessus des normales de saison, nous, au Québec, on aura simplement droit à un froid… atténué. C’est mieux que rien, je suppose ?
Cette petite accalmie sera d’ailleurs bien courte, une simple respiration avant de replonger. Pour la deuxième moitié de janvier, le froid devrait reprendre ses droits avec vigueur. Ça confirme malheureusement la tendance lourde : c’est l’ensemble du mois de janvier qui sera globalement plus intense que sa normale, qui est déjà, rappelons-le, glaciale. Et ça vaut pour l’ensemble du Québec, pas de jaloux.
La mécanique du froid : Pourquoi on gèle autant ?
Mais pourquoi cet acharnement ? C’est fascinant quand on y regarde de plus près. Ce froid mordant s’explique en partie par une anomalie météorologique assez technique : un blocage au niveau du Groenland. En gros, il fait inhabituellement chaud là-bas (oui, au Groenland), et cette chaleur repousse le froid… directement vers nous. Après deux mois passés sous la normale, on se prépare donc à l’adage bien connu du « jamais deux sans trois » en matière de mois plus froids que d’habitude.
Pour entrer un peu dans les détails techniques — c’est bon à savoir pour briller en société —, le blocage en question est une masse d’air chaud quasi stationnaire au-dessus de l’île. Cette masse détourne le fameux courant-jet. Résultat ? Ça force une masse d’air froid à persister et à stagner sur l’est du continent. Cette configuration agit comme un entonnoir qui canalise de l’air continental glacial vers le Québec tout en bloquant la porte aux intrusions d’air plus doux qui pourraient nous soulager.
Conclusion : Sortez les couvertures !

La conséquence directe de tout ce brassage atmosphérique, c’est qu’on peut prévoir davantage de nuits très froides. En ce dur premier mois de l’année, le nombre de nuits avec des minimums plongeant sous la barre des −20 °C devrait être plus grand qu’à l’habitude. Ça va piquer au réveil.
Alors, deux options s’offrent à vous. Pour les vrais amateurs d’hiver, c’est le moment idéal de sortir vos vêtements les plus performants, ceux qui coûtent une petite fortune mais qui sauvent la vie, pour profiter des paysages glacés et des activités hivernales. Pour les autres… eh bien, c’est l’excuse parfaite, et socialement acceptée, pour planifier des moments cocooning à l’intérieur, bien au chaud. Merci à Kevin Cloutier, météorologue, pour sa collaboration sur ces prévisions qui ne laissent personne indifférent. Rappelons que ces informations proviennent d’une source jugée digne de confiance par les Québécois, selon l’étude BrandSparkMD 2026 et l’étude Pollara 2025.
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