Avoir moins d’amis pour être plus heureux : quand la science confirme que la qualité prime sur la quantité
Auteur: Adam David
Pourquoi compter ses amis sur les doigts de la main est une victoire

Est-ce que vos amis se comptent sur les doigts d’une seule main ? Si c’est le cas, rassurez-vous tout de suite : c’est un excellent signe ! Il vaut franchement mieux avoir une poignée de proches présents et réellement impliqués, plutôt qu’une vingtaine de copains qui vous tournent le dos plus souvent qu’ils ne vous tendent la main. C’est une réalité que nous sommes nombreux à vivre, souvent avec un petit pincement au cœur.
La science valide d’ailleurs cette fameuse théorie du « less is more » (moins, c’est mieux) en amitié. Alors, si depuis l’époque du collège, votre groupe s’est drastiquement réduit comme peau de chagrin, ne culpabilisez surtout pas. C’est peut-être, paradoxalement, le début du vrai bonheur.
L’illusion de la popularité face à la réalité scientifique

On ne va pas se mentir, pendant l’adolescence, avoir une tonne d’amis, c’était presque le Graal. C’était un marqueur de notoriété, un critère absolu de popularité. On voulait tous trouver notre place dans un groupe, avoir cette table de cantine archibondée, participer à toutes les sorties collectives pour assouvir ce profond désir d’appartenance. Résultat ? On se retrouvait avec tellement d’amis qu’on en confondait parfois les prénoms. Les amitiés se faisaient et se défaisaient à une vitesse folle.
Mais plus les années passent, plus les amis se font rares dans le carnet de contact, n’est-ce pas ? Ces copains d’antan, avec qui on a partagé des fous rires et vécu nos innombrables premières fois, deviennent souvent de vulgaires inconnus. Si vous avez perdu vos anciens amis en chemin pour ne conserver que quelques amitiés, cela ne veut pas dire que vous êtes « has been » ou mal-aimé, bien au contraire. La qualité vaut plus que la quantité.
Avoir beaucoup d’amis est peut-être un luxe durant la puberté, voire un rituel d’intégration, mais votre santé mentale en souffre souvent silencieusement. C’est ce que démontre une étude très sérieuse menée par des chercheurs américains sur 169 adolescents, suivis de leurs 15 à 25 ans. Le verdict est sans appel : ces amitiés multiples, en plus d’être souvent superficielles et fragiles, vous pèsent plus qu’elles ne vous enrichissent.
Le paradoxe de la solitude et le chiffre magique de Robin Dunbar

Le constat de cette étude n’est finalement pas si surprenant quand on y réfléchit bien. Les personnes qui ont peu d’amis sont globalement plus épanouies et heureuses, tandis que celles qui en ont une multitude sont souvent en proie au stress, à l’angoisse et à des problèmes d’estime de soi. C’est un drôle de paradoxe : plus on serait entourés, moins on se sentirait réellement soutenus.
Vous avez peut-être déjà ressenti cette sensation désagréable par le passé, non ? L’impression d’être comme une ridicule goutte d’eau dans l’océan. Vous avez du monde autour de vous, plusieurs épaules sur lesquelles vous appuyer en théorie, mais vous ressentez la solitude de façon démultipliée. Généralement, il n’y a pas de proximité émotionnelle, juste des liens de façade.
À l’inverse, quand vous n’avez que trois ou quatre amis au compteur, l’alchimie est plus forte, plus palpable. Ce sont ces amis-là — les vrais — qui vous relèvent quand vous êtes au plus bas, qui vous comprennent dans un simple silence et qui, soyons honnêtes, vous tiennent les cheveux après une soirée un peu trop arrosée. D’après une autre étude portée par Robin Dunbar, un psychologue américain, le numéro 5 serait d’ailleurs un chiffre porte-bonheur en amitié. À bon entendeur…
Savoir dire stop : le nettoyage nécessaire pour préserver son énergie

Il arrive que certaines amitiés, autrefois sources de joie, deviennent peu à peu lourdes à porter, comme un vieux manteau trop grand. Quand les échanges sont déséquilibrés, que vous donnez systématiquement plus que vous ne recevez, ou que le lien génère davantage de stress que de réconfort, vous avez le droit — et même la nécessité — de prendre vos distances. Reconnaître ce malaise n’est ni égoïste ni cruel : c’est souvent le premier pas vers une histoire plus saine, avec les autres comme avec soi-même.
Savoir dire stop, ce n’est pas forcément rompre brutalement en claquant la porte. Vous pouvez commencer par poser des limites claires, envoyer moins de messages ou provoquer une discussion honnête sur ce que vous ressentez. Préserver votre équilibre émotionnel est essentiel : une amitié ne devrait jamais être un fardeau, mais un espace de respect, de liberté et de bienveillance mutuelle.
En résumé, ayez des amis qui rechargent vos batteries au lieu de les mettre à plat. Les amitiés, les vraies, ne sont pas censées être énergivores, mais stimulantes et réjouissantes. Alors, votre bonne résolution de l’année ? Faire un petit ménage dans vos amitiés, sans regret.
Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA.