Drame au Nunavik : une fillette de 6 ans perd la vie suite à une fusillade impliquant son père
Auteur: Adam David
Une issue déchirante

C’est une nouvelle qui glace le sang et qui nous rappelle à quel point la vie peut basculer en une fraction de seconde. Une fillette de seulement 6 ans a finalement succombé à ses blessures. Elle avait été touchée lors d’un échange de coups de feu entre la police et son propre père, dans le Nord-du-Québec. L’affaire est désormais entre les mains du Bureau des enquêtes indépendantes (BEI).
L’organisme a confirmé la triste nouvelle ce mardi matin, avec une sobriété administrative qui tranche avec l’horreur de la situation : « Une personne qui avait été gravement blessée lors d’une intervention du Nunavik Police Service le 20 décembre 2025 est décédée ». Ils n’ont pas donné beaucoup plus de détails pour l’instant, mais l’essentiel est là : une enfant est partie.
D’après les informations qui circulent, la petite victime s’appelait Alacie Iqaluk. C’est le maire d’Inukjuak, Bobby Epoo, qui a confirmé son âge dans un communiqué. On imagine la douleur de la communauté.
Une famille brisée et de lourdes accusations

Les témoignages des proches sont, comme on peut s’y attendre, bouleversants. Lizzie Calvin, une proche de la famille qui vit dans une autre communauté, a confié au Journal sa détresse : « Je pense très fort à ses petits frères. Il y a si peu de temps, tout allait bien ». C’est terrible de penser à la rapidité avec laquelle tout s’est effondré.
Le père de la petite Alacie, Andrew Naluktuk, âgé de 35 ans, a lui aussi été blessé durant cet événement tragique. Mais pour lui, la suite s’annonce judiciaire. Il fait face à une série d’accusations assez lourdes. On parle de possession d’arme alors qu’une ordonnance de la cour le lui interdisait formellement, d’agression envers deux policiers, et aussi d’avoir pointé une arme dans leur direction.
Et ça ne s’arrête pas là… Il est également accusé en matière de violence conjugale et, ce qui est particulièrement difficile à écrire, pour avoir commis une agression à l’endroit d’un enfant. Selon une source policière, Alacie aurait été touchée pendant les tirs croisés entre son père et les agents. Un expert en balistique a été dépêché pour l’enquête du BEI. C’est la procédure habituelle lorsqu’une personne meurt ou est blessée par une arme à feu policière.
Le fil des événements : une nuit de chaos
Mais que s’est-il passé exactement cette nuit-là ? Revenons un peu en arrière. Le 20 décembre dernier, vers 3h30 du matin, le Nunavik Police Service (NPS) reçoit un appel. On signale une personne dans un domicile qui poserait un danger pour les autres occupants. Il faut noter, selon nos informations, que le suspect — qui traîne déjà plusieurs antécédents criminels — ainsi que la personne ayant composé le 911 étaient intoxiqués.
Une fois sur place, la situation a dégénéré. Les policiers sont tombés nez à nez avec « une personne avec une arme à feu » à l’extérieur de la résidence. C’est là, selon le BEI, qu’il y aurait eu cet échange de coups de feu fatidique.
Une voisine, Bailey Mina, a raconté avoir entendu cinq coups de feu. Son témoignage est saisissant. Elle est sortie pour prêter main-forte et a aperçu Andrew Naluktuk dehors, torse nu, « sans chandail » et blessé. Elle se souvient : « Un agent était en train de s’occuper de ses blessures et j’ai offert mon aide. J’ai fait de la pression sur la plaie ». C’est à ce moment-là, dans la confusion, qu’elle dit avoir entendu un policier mentionner qu’un enfant était blessé à l’intérieur. La petite Alacie a ensuite été transportée d’urgence à l’Hôpital de Montréal pour enfants, mais on connaît malheureusement la suite.
Conclusion : Une violence endémique inquiétante
Ce drame soulève encore une fois la question de la violence dans la région. Maggie Emudluk, la présidente du gouvernement régional Kativik, n’a pas mâché ses mots. Elle dénonce « l’augmentation du taux de violence » au Nunavik, qualifiant la situation de problème devant être « traité immédiatement ». Elle a déclaré par communiqué : « Nous devons commencer à parler de notre tissu social ». Et elle a raison, les chiffres sont alarmants.
Pour vous donner une idée, il s’agit du quatorzième dossier ouvert par le BEI au Nunavik rien que depuis 2022. Ça implique tout de même 16 personnes décédées ou blessées. Quand on sait que le NPS dessert une population de seulement 14 000 habitants, le ratio est effrayant. À titre de comparaison, à Montréal, pour 2 millions de personnes, il y a eu 39 enquêtes indépendantes sur la même période. C’est un constat qui fait mal et qui demande réflexion.
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