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Les œufs de dinosaures : mous comme ceux des reptiles ou durs comme ceux des oiseaux ? La science a tranché
Crédit: lanature.ca (image IA)

Une enquête vieille de plusieurs millions d’années

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Être un œuf au pays des géants, ce n’était franchement pas une partie de plaisir. Il fallait s’adapter pour survivre, c’est certain. Les œufs de dinosaures font d’excellents fossiles, vous savez ? Ils peuvent être vieux de centaines de millions d’années, contenir des embryons presque complets ou même être remplis de cristaux étincelants. C’est assez magique quand on y pense. Au moment où ils arrivent dans nos musées, ils sont durs comme la pierre, évidemment. Mais la vraie question qui a longtemps divisé les experts est la suivante : au moment de la ponte, ces œufs étaient-ils durs ou mous ?

Une étude menée en 2023 est venue mettre son grain de sel dans ce débat passionnant. Les chercheurs se sont penchés sur trois squelettes d’adultes trouvés juste à côté de cinq couvées d’œufs contenant des embryons. Cette découverte a permis d’identifier une toute nouvelle espèce pour la science, un sauropodomorphe nommé Qianlong shouhu. Si ma mémoire est bonne, cela se traduit approximativement par « dragon gardien ». C’est un joli clin d’œil au fait que cela pourrait représenter la plus ancienne preuve fossile connue de dinosaures adultes surveillant leur nid. Cela rappelle un peu la « nidification coloniale » que l’on observe chez d’autres sauropodomorphes comme le Massospondylus et le Mussaurus.

Analyse technique : Quand la technologie révèle la texture du passé

credit : lanature.ca (image IA)

Comme si la découverte d’un nouveau dinosaure ne suffisait pas à notre bonheur, l’équipe ne s’est pas arrêtée là. Ils ont examiné les microstructures des œufs en utilisant une batterie de techniques impressionnantes. On parle ici de coupes minces histologiques, de diffraction d’électrons rétrodiffusés, de spectroscopie à dispersion d’énergie et même de microscopie électronique à balayage. Bref, ils ont sorti toute la panoplie de jouets d’investigation. Et qu’ont-ils trouvé ? C’est là que ça devient intéressant.

Ils ont révélé que la couche calcaire des œufs de Qianlong était plus épaisse que celle des œufs à coquille molle typiques, mais restait plus fine que ce qu’on a l’habitude de voir chez les œufs à coquille entièrement dure. Les motifs de fragmentation de la coquille ont aussi parlé : les œufs de Qianlong se brisaient en petits fragments de surface, ce qui est exactement ce à quoi on s’attendrait pour des coquilles tannées, un peu comme du cuir. C’est une distinction cruciale, car les œufs à coquille molle ont tendance à se plier, tandis que ceux à coquille dure cassent en gros morceaux. La conclusion s’impose donc : Qianlong pondait des œufs à la texture cuirassée.

L’évolution des coquilles : Une histoire de survie et d’adaptation

credit : lanature.ca (image IA)

C’est une grande nouvelle pour ce dinosaure en particulier, mais qu’est-ce que ça nous dit sur l’évolution globale ? Eh bien, il s’avère que cela confirme une tendance qui émergeait déjà dans les fossiles d’œufs de dinosaures (ou plutôt dans leur absence). Mark Norrell, du Musée américain d’histoire naturelle et auteur principal d’une étude de 2020 sur la microstructure des œufs, l’a bien expliqué. Au cours des 20 dernières années, on a trouvé des œufs un peu partout dans le monde, mais ils ne représentent pour la plupart que trois groupes : les théropodes (qui incluent les oiseaux modernes), les hadrosaures évolués (les fameux dinosaures à bec de canard) et les sauropodes évolués.

Mark Norrell soulignait un paradoxe intéressant : « En même temps, nous avons trouvé des milliers de restes squelettiques de dinosaures cératopsiens, mais presque aucun de leurs œufs. » Pourquoi ? Son hypothèse – qui a fini par être prouvée par leur étude – est que ces œufs étaient simplement à coquille molle et ne se sont donc pas conservés. Les preuves suggèrent que de nombreux sauropodomorphes, comme notre ami Qianlong, enterraient leurs œufs de la même manière que les tortues modernes pondent dans le sable. C’est fascinant de voir comment le comportement a dicté l’anatomie.

À mesure que l’évolution des dinosaures progressait – en particulier chez les théropodes non aviens plus proches des oiseaux – de nouveaux comportements de reproduction, comme la couvaison, ont commencé à apparaître. Et avec eux, l’évolution de coquilles plus dures et plus fortement calcifiées. Les fossiles de théropodes en train de couver montrent des œufs disposés en cercles avec un espace central pour le corps de l’adulte. Dans ces nids, le poids de l’adulte était soutenu par le sol, mais les œufs subissaient principalement une charge verticale – un type de stress que seules les coquilles dures peuvent tolérer.

Conclusion : Un mélange de textures

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Alors, pour répondre à ce fameux débat « mou contre dur », il semble que ce soit un peu des deux, tout simplement. Les premiers œufs de dinosaures étaient probablement tannés, plus petits et plus ronds. Ils ont continué ainsi jusqu’à ce que la première transition majeure dans la morphologie des œufs se produise, assez tôt dans l’évolution des dinosaures théropodes. C’est une belle leçon d’adaptation naturelle. Mais bon, assez parlé de l’extérieur des coquilles… Avez-vous déjà entendu parler du phénomène bizarre de l’œuf dans l’œuf ? Mais ça, je suppose que c’est une autre histoire pour une autre fois.

Selon la source : iflscience.com

Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA.

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