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Silence radio : L’objet 3I/ATLAS ne semble pas être une technologie alien
Crédit: lanature.ca (image IA)

Entre espoirs fous et réalité scientifique

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Depuis que l’objet interstellaire (ISO) baptisé 3I/ATLAS a été repéré pour la première fois le 1er juillet 2025, il a, comment dire… déchaîné les passions. C’est toujours la même histoire, n’est-ce pas ? Dès qu’un caillou vient d’ailleurs, on se met à spéculer, à espérer ou même à craindre qu’il ne s’agisse d’une preuve irréfutable d’une civilisation technologiquement avancée, tapie quelque part hors de notre système solaire.

Mais il faut parfois redescendre sur Terre. Un nouveau papier, publié sur le serveur de préimpression arXiv, vient de doucher un peu ces fantasmes. Il détaille les résultats des observations radio effectuées par le Green Bank Telescope de 100 mètres, dans le cadre du programme Breakthrough Listen, qui est spécifiquement conçu pour traquer des signes de vie extraterrestre. Ces données cruciales ont été capturées le 18 décembre 2025 — soit la veille du passage au plus près de la Terre de l’objet. Et, je préfère vous prévenir tout de suite, ceux qui s’attendaient à recevoir un coup de fil d’E.T. risquent de ne pas apprécier les conclusions.

Objet naturel ou vaisseau spatial ? Le verdict se précise

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Il faut se rappeler que nous n’avons pas une grande expérience en la matière. Seuls deux autres ISO ont été observés pénétrant notre système solaire par le passé. Le premier, 1I/’Oumuamua, nous avait donné du fil à retordre : d’abord classé comme astéroïde, puis comme comète… un vrai casse-tête. Le second, 2I/Borisov, était plus sage, clairement identifié comme une comète. Pour ce qui est de 3I/ATLAS, il semble jouer la carte du classicisme : il présente des caractéristiques cométaires typiques, comme une chevelure (coma) et un noyau non allongé.

Pourtant, cela n’a pas empêché la machine à rumeurs de s’emballer. Après sa découverte, Internet s’est enflammé avec des histoires de caractéristiques étranges qui trahiraient une technologie alien. Les scientifiques, eux, sont restés sur le pont, étudiant l’objet activement mais avec ce scepticisme sain qui les caractérise. Comme l’ont souligné les auteurs de cette nouvelle étude : « Il n’y a actuellement aucune preuve suggérant que les ISO soient autre chose que des objets astrophysiques naturels. »

Cela dit, ils admettent volontiers que vu le faible nombre d’objets connus (trois à ce jour) et la plausibilité théorique de sondes interstellaires comme technosignature, une étude approfondie est totalement justifiée. Six mois après sa découverte, de multiples télescopes ont donc scruté 3I/ATLAS sous toutes les coutures : radio, infrarouge, rayons X et optique. Selon le SETI, aucune de ces observations n’a révélé la moindre technosignature.

L’aiguille dans la botte de foin : Les observations de Green Bank

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Les chercheurs de cette nouvelle étude sont partis d’un principe logique : des sondes interstellaires communiqueraient probablement via des signaux radio à bande étroite. Pourquoi ? Pour leur efficacité de transmission et parce que ces signaux subissent une faible extinction à travers l’espace interstellaire. L’équipe a donc mené sa recherche sur quatre bandes radio différentes, couvrant une plage de 1 à 12 GHz, pile au moment où la comète frôlait notre planète.

Et là, tenez-vous bien, la recherche a initialement détecté plus de 471 000 signaux candidats. Oui, près d’un demi-million. Mais avant de crier victoire, il faut filtrer. Après avoir appliqué un filtre de localisation céleste, il ne restait plus que neuf « événements ». Une analyse plus poussée a finalement montré que ces survivants n’étaient dus qu’à des interférences de fréquences radio — ils apparaissaient aussi dans des scans hors cible ou étaient des contaminants connus. C’est décevant, je sais.

Même avec ses niveaux de sensibilité supérieurs, l’analyse n’a trouvé aucun signal candidat provenant de 3I/ATLAS, ce qui rejoint les résultats d’autres études. Les auteurs écrivent noir sur blanc : « Notre enquête conclut qu’il n’y a pas d’émetteurs à ondes continues isotropes supérieurs à 0,1 W à l’emplacement de 3I/ATLAS. » Pour vous donner une idée, un simple téléphone portable est un émetteur d’environ 1 W. Donc, si quelqu’un était là-haut avec un smartphone, on l’aurait probablement entendu.

Conclusion : La recherche continue

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Les données utilisées dans cette étude, ainsi que celles d’autres recherches du programme Breakthrough Listen, sont accessibles au public. La collecte de données va se poursuivre sur certains télescopes, comme Hubble, car on ne sait jamais. Ceux qui sont fascinés par 3I/ATLAS peuvent s’attendre à d’autres informations, même s’il est désormais hautement improbable qu’on y trouve des technosignatures.

Néanmoins, ne perdons pas espoir pour la suite. Les nombreux télescopes terrestres continueront de guetter les futurs ISO entrant dans notre système solaire. Qui sait ? Le quatrième sera peut-être le bon.

Selon la source : phys.org

Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA.

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