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Trump insulte les anciens présidents avec de nouvelles plaques controversées
Crédit: Portrait officiel ou photo de presse récente de Donald Trump, Président des États-Unis.
Crédit : Shealeah Craighead (Wikimedia) / Getty Images

Une galerie présidentielle pas comme les autres

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On a l’habitude de voir les nouveaux présidents changer les rideaux ou le tapis du Bureau Ovale, mais là… c’est d’un tout autre niveau. Depuis le début de son second mandat, Donald Trump a décidé de remodeler l’histoire à sa façon, littéralement, en transformant un couloir de la Maison-Blanche en ce qu’il appelle le « Presidential Walk of Fame » (le Walk of Fame présidentiel). Ce n’est pas juste une galerie de portraits ; c’est devenu une tribune.

Ce qui frappe d’emblée, c’est que ces portraits sont désormais accompagnés de textes, disons, très personnels. Karoline Leavitt, la secrétaire de presse de la Maison-Blanche, n’a pas tourné autour du pot. Elle a confirmé publiquement, via un communiqué, que « nombre d’entre elles ont été écrites directement par le président lui-même ». Oui, vous avez bien lu, c’est Donald Trump qui a pris la plume. Et quand on jette un œil aux inscriptions, le doute n’est plus permis : le ton est tout sauf neutre. C’est du Trump pur jus, sans filtre, où l’histoire officielle laisse place à ses propres opinions, parfois… comment dire ? Un peu vives.

L’affaire de l’Autopen et la charge contre Joe Biden

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Le cas le plus… étonnant, je dirais, concerne Joe Biden. Vous vous souvenez peut-être que son portrait avait été remplacé par l’image d’un « autopen » (un stylo automatique) ? Eh bien, la plaque située juste en dessous est d’une violence assez inouïe pour une institution officielle. Trump ne retient pas ses coups. Le texte commence fort en affirmant que « Sleepy Joe Biden a été, de loin, le pire président de l’histoire américaine ». Rien que ça. Il est aussi qualifié de « Crooked » (malhonnête), des surnoms que l’on pensait réservés aux meetings de campagne, mais qui sont désormais gravés dans le marbre, ou du moins sur le métal.

La liste des accusations est longue comme le bras et, franchement, ça part un peu dans tous les sens. La plaque accuse Biden d’avoir pris ses fonctions après « l’élection la plus corrompue jamais vue aux États-Unis » et d’avoir mené la nation « au bord de la destruction ». Il cite pêle-mêle le « Green New Scam » (qu’on pourrait traduire par la nouvelle arnaque verte) et ce qu’il appelle le « désastre afghan ». Mais attendez, ce n’est pas tout… Le texte affirme très précisément que Biden a laissé entrer « 21 millions de personnes venues du monde entier », en précisant — et c’est là que ça devient glauque — que ces gens sortaient de « prisons, de centres pénitentiaires, d’établissements psychiatriques et d’asiles d’aliénés ».

Pour couronner le tout, la plaque rend Biden personnellement responsable de l’invasion de l’Ukraine par la Russie et même de l’attaque terroriste du Hamas contre Israël. C’est une réécriture totale des événements mondiaux. Le texte insiste aussi sur le fait que Biden serait contrôlé par des « conseillers radicaux de gauche » et que les « médias diffusant de fausses informations » auraient tout fait pour cacher son « grave déclin mental et son utilisation sans précédent de l’Autopen », sans oublier l’accusation d’avoir utilisé la justice comme une arme politique. Et comment ça se finit ? Par une phrase à la gloire de l’auteur, bien sûr : « Le président Trump serait réélu à une écrasante majorité et SAUVERAIT L’AMÉRIQUE ! ».

Obama, Clinton, Bush : tout le monde y passe

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Il n’y a pas que Biden qui en prend pour son grade, loin de là. Barack Obama a droit à un traitement spécial. Trump utilise délibérément la formulation complète « Barack Hussein Obama » sur la plaque, un petit détail qui ne trompe personne sur l’intention. Il est décrit comme « l’une des figures politiques les plus controversées de l’histoire américaine ». Sa réforme phare de la santé ? Réduite à une moquerie : la plaque la renomme « loi sur les soins inabordables » (Unaffordable Care Act). C’est assez mesquin, non ?

Pour Bill Clinton, c’est un peu différent, presque ironique. Sa présidence est résumée en quelques mots sur les scandales qui l’ont « minée ». Mais très vite, le texte dévie… pour parler de qui ? De Trump, évidemment ! La plaque se termine en rappelant qu’en 2016, « l’épouse du président Clinton, Hillary Clinton, a perdu la présidence au profit du président Donald J. Trump ! ». C’est fascinant de voir comment chaque bout d’histoire est ramené à sa propre victoire.

Même les républicains ne sont pas épargnés, enfin, pas tous. George W. Bush se fait taper sur les doigts pour avoir « déclenché des guerres en Afghanistan et en Irak, qui n’auraient jamais dû avoir lieu ». On sent bien la volonté de se distancer de l’ancien establishment. John F. Kennedy, lui, est associé à l’échec de la Baie des Cochons, qualifié de « revers douloureux ».

Par contre, il y en a un qui trouve grâce à ses yeux : Ronald Reagan. Mais devinez pourquoi ? La plaque affirme que Reagan était « un admirateur du président Donald J. Trump bien avant » que Trump ne soit président. C’est assez incroyable de lire ça, vous ne trouvez pas ? Tout semble être filtré à travers le prisme de l’égo de Trump.

Conclusion : L’histoire réécrite par le vainqueur

Au final, ce couloir ressemble moins à un musée qu’à un miroir géant. Trump se réserve, bien entendu, les éloges les plus vibrants pour ses deux propres portraits. Il n’hésite pas à qualifier sa présidence de « la plus grande économie de l’histoire ». Il revient avec insistance sur les chiffres, décrivant son score au collège électoral de 2016 (304-227) comme un véritable « raz-de-marée ». Et pour enfoncer le clou, il met en avant sa victoire au vote populaire en 2024 comme la preuve ultime de sa légitimité.

C’est une démarche unique dans l’histoire de la présidence américaine. Transformer les murs de la Maison-Blanche en un blog personnel où l’on règle ses comptes et où l’on s’auto-congratule… c’est du jamais vu. On peut se demander ce qu’il adviendra de ces plaques lorsque le prochain occupant des lieux arrivera. Mais pour l’instant, l’histoire officielle, c’est celle que Donald Trump a décidé d’écrire, mot pour mot.

Selon la source : cbsnews.com

Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA.

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