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Une découverte historique majeure : le plus grand site préhistorique d’Irlande sort de terre
Crédit: lanature.ca (image IA)

Une révélation sous nos pieds

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C’est le genre de nouvelle qui vous fait réaliser à quel point l’histoire est encore pleine de mystères, n’est-ce pas ? Imaginez un instant : des scientifiques viennent de mettre la main sur des preuves de ce qui est, tenez-vous bien, la plus grande colonie fortifiée préhistorique jamais découverte en Irlande. C’est du sérieux. Tout ça se passe au Brusselstown Ring, et c’est une étude récente publiée dans la revue Antiquity qui nous l’apprend.

Le Dr Dirk Brandherm et ses collègues n’ont pas fait les choses à moitié. Ils ont identifié plus de 600 plates-formes de maisons présumées sur ce site. 600 ! C’est colossal pour l’époque. Cela en fait le plus grand établissement groupé — ou « nucléé » comme disent les experts — jamais trouvé dans toute la Grande-Bretagne et l’Irlande préhistoriques jusqu’à présent. On parle d’une véritable petite ville avant l’heure.

Mais ce n’est pas tout, car une fois qu’ils ont commencé à creuser un peu (littéralement, avec des fouilles tests), ils sont tombés sur des traces d’occupation datant de la fin de l’âge du bronze et du début de l’âge du fer. Et tenez-vous bien, ils ont peut-être trouvé une citerne à eau. Si ça se confirme, ce serait la toute première du genre dans un fort de colline irlandais. C’est assez fascinant de voir comment nos ancêtres s’organisaient, non ?

Un géant au cœur du comté de Wicklow

credit : lanature.ca (image IA)

Alors, situons un peu les choses. Ce fameux fort de colline fait partie d’un ensemble plus large appelé le groupe de forts de Baltinglass, niché dans le magnifique comté de Wicklow. C’est une zone qui comprend jusqu’à 13 grandes enceintes au sommet des collines. Ce n’est pas rien. L’endroit a été utilisé de façon continue, avec des constructions monumentales qui s’étalent du début du Néolithique jusqu’à l’âge du bronze, soit environ de 3700 à 800 av. J.-C. Une sacrée longévité, vous ne trouvez pas ?

Ce qui rend le Brusselstown Ring si spécial, c’est sa taille et sa densité. Il est caractérisé par deux remparts très espacés qui entourent l’enceinte. Et là, attention au détail technique qui change tout : l’élément extérieur englobe à la fois le Brusselstown Ring et l’enceinte néolithique de Spinas Hill 1. Des forts qui englobent plus d’une colline, c’est extrêmement rare en Grande-Bretagne et en Irlande. Même en Europe continentale, à la fin de l’âge du fer (vers 150-50 av. J.-C.), c’est peu courant.

Les relevés aériens ont été décisifs ici. Ils ont révélé ces fameuses 600 plates-formes de maisons. Pour être précis — et j’aime bien la précision —, il y en a 98 à l’intérieur de l’enceinte interne et les 509 restantes se trouvent entre les éléments intérieurs et extérieurs. C’est cette densité qui en fait le plus grand établissement de ce type connu à ce jour.

Le Dr Cherie Edwards a d’ailleurs souligné à quel point c’est important. Elle explique que ce site, avec quelques autres rares établissements groupés, semble avoir émergé vers 1200 av. J.-C. C’est un contraste frappant avec ce qu’on imaginait des villages irlandais de l’époque, qui ne comptaient généralement qu’une à cinq habitations. Cela suggère qu’un développement « proto-urbain » a pu se produire en Europe du Nord près de 500 ans plus tôt que ce qu’on croyait traditionnellement. Comme quoi, l’histoire est toujours à réécrire.

Vie quotidienne et mystères de l’eau

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Pour y voir plus clair, ils ont analysé des dates au radiocarbone et mené quatre fouilles tests. Le Dr Edwards précise que l’établissement date clairement de la fin de l’âge du bronze et du début de l’âge du fer, disons entre 1193 et 410 av. J.-C. C’est une fourchette assez large, mais ça confirme l’occupation.

Les archéologues ont positionné leurs tranchées sur des plates-formes de maisons de différentes tailles : 6 mètres, 7 mètres, 8 mètres et même 12 mètres de diamètre. L’idée ? Voir si la taille de la maison correspondait à la richesse de l’habitant. C’est une question logique, je suppose. Eh bien, surprise ! Les résultats montrent que les maisons de toutes tailles étaient occupées en même temps, et surtout, aucune différence notable n’a été trouvée dans les objets découverts. Pas de trésors cachés chez les uns et rien chez les autres. Cela rejoint ce qu’on voit ailleurs en Irlande à l’âge du bronze : une absence de preuves matérielles montrant une hiérarchie sociale ou de grandes richesses. Une société plus égalitaire, peut-être ?

Et puis, il y a cette histoire d’eau. Une enquête supplémentaire a révélé une structure unique près d’une des tranchées. Un intérieur plat délimité par de grosses pierres… ça ne ressemblait pas à une maison ronde classique. On savait déjà qu’un ruisseau coulait vers cette structure depuis un affleurement rocheux en amont. Vu la forme et la taille, l’hypothèse est qu’il pourrait s’agir d’une citerne à eau de l’âge du bronze et du fer, comme on en trouve ailleurs en Europe. Après tout, avec une telle population sur la colline, il fallait bien boire ! Si ça se confirme, ce serait une première en Irlande.

Conclusion : La fin d’une ère

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Bien sûr, il faudra encore des recherches pour vraiment comprendre cette citerne potentielle et préciser la chronologie de tout ce beau monde. Mais on se demande forcément : pourquoi sont-ils partis ? Le site a fini par être abandonné.

Selon le Dr Edwards, l’abandon du site suit un schéma régional plus large de déclin progressif au cours de l’âge du fer, vers le troisième siècle av. J.-C.. Et fait intéressant, ce déclin ne semble pas lié au changement climatique vers des conditions plus froides et humides qui a débuté lors de la transition Bronze-Fer, vers 750 av. J.-C.. C’est curieux, non ? On a souvent tendance à blâmer le climat, mais ici, l’histoire semble plus complexe. Une page s’est tournée, lentement, laissant derrière elle ces centaines de fondations que nous redécouvrons seulement aujourd’hui.

Selon la source : phys.org

Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA.

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