Efforts de paix américains : Poutine accuse l’Ukraine d’avoir voulu l’assassiner
Auteur: Simon Kabbaj
Un revirement diplomatique spectaculaire

On a parfois l’impression de tourner en rond, et là, c’est littéralement le cas. Les négociations de paix menées par Donald Trump semblent avoir fait un tour complet sur elles-mêmes. C’est assez frustrant quand on y pense.
Imaginez un peu : après que les États-Unis aient mis une pression monstre sur l’Ukraine pour qu’elle accepte un accord de paix… disons, pas très favorable, Kyiv a passé plus d’un mois à retravailler l’offre. Ils ont cravaché. Et ils étaient tout près du but ! Il semblait vraiment que Trump allait donner sa bénédiction à cette nouvelle proposition révisée. On y croyait presque.
Et puis, tout a basculé. Vladimir Poutine a appelé. Pas une fois, mais deux fois. C’est là que la mécanique s’est enrayée.
Des accusations graves et la réaction de Trump

Tout s’est accéléré le 29 décembre. Quelques heures avant le second coup de fil, Sergueï Lavrov, le ministre russe des Affaires étrangères, a lâché une bombe—enfin, façon de parler. Il a affirmé que des drones ukrainiens avaient tenté de frapper la résidence d’État de Poutine dans l’oblast de Novgorod pendant la nuit. Et pas qu’un peu : on parle de 91 drones prétendument impliqués.
Y a-t-il des preuves ? Aucune. Rien n’a été fourni. Mais honnêtement, est-ce que ça compte encore ? Le lendemain, le 30 décembre, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, en a rajouté une couche. Il a martelé que l’Ukraine cherchait à assassiner le président russe, en liant directement ça à Trump.
Selon Peskov, ce n’est pas juste contre Poutine. « C’est aussi dirigé contre Trump, visant à contrecarrer les efforts du président Trump pour promouvoir une résolution pacifique », a-t-il déclaré. Il a même ressorti les vœux de Noël de Volodymyr Zelensky, qui avait dit « Qu’il périsse » en pensant à Poutine, pour justifier cette théorie du complot.
La réaction de Donald Trump ? Prévisible, je suppose. « Je n’aime pas ça. Ce n’est pas bon. J’en ai entendu parler ce matin. Vous savez qui m’en a parlé ? Le président Poutine m’en a parlé… J’étais très en colère », a-t-il dit le 29 décembre après leur appel. Mais quand on le pousse un peu sur la source, il hésite, ce qui est assez révélateur. « Vous dites que l’attaque n’a peut-être pas eu lieu ? C’est possible aussi, j’imagine. Mais le président Poutine m’a dit ce matin que c’était le cas. » Une foi aveugle, ou presque.
Soutien international à Moscou et inquiétude de Zelensky

Évidemment, Zelensky a tout de suite réagi le 29 décembre, qualifiant ces accusations d’« autre mensonge ». Pour lui, c’est clair comme de l’eau de roche : Moscou utilise cette histoire pour justifier de futures frappes, probablement sur Kyiv et les bâtiments gouvernementaux. Il a prévenu : « Avec cette déclaration sur une attaque présumée… ils préparent le terrain pour frapper ».
Malheureusement, ses avertissements semblent s’être perdus dans le brouhaha diplomatique. C’est assez déroutant de voir qui a pris la parole pour soutenir le Kremlin. Le Premier ministre indien, Narendra Modi, a écrit sur X (en anglais et en russe, s’il vous plaît, le 30 décembre) qu’il était « profondément préoccupé » par les rapports ciblant la résidence présidentielle, appelant à ne pas saper les efforts de paix.
Mais ce n’est pas tout. Les dirigeants de l’Ouzbékistan et du Kazakhstan, amis de la Russie, ont appelé Poutine pour condamner l’attaque… qui, rappelons-le, n’est toujours pas confirmée. Et que dire du Premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif ? Il a écrit : « Le Pakistan condamne le ciblage rapporté… Un acte aussi odieux constitue une menace grave pour la paix ».
Sharif a exprimé sa « solidarité » avec le peuple russe. L’ironie est mordante, non ? Il envoie sa solidarité à Moscou au moment même où la Russie bombarde des civils ukrainiens, coupant l’électricité et le chauffage à des millions de personnes à Kyiv et dans d’autres grandes villes. C’est le monde à l’envers.
Conclusion : Une manipulation stratégique ?
L’Ukraine est perplexe face à la facilité avec laquelle la Russie a rallié ces soutiens. Le ministre des Affaires étrangères, Andrii Sybiha, n’a pas caché sa frustration sur X le 30 décembre. « Presque une journée s’est écoulée, et la Russie n’a toujours pas fourni la moindre preuve plausible… Et ils ne le feront pas. Parce qu’il n’y en a aucune », a-t-il écrit. Il s’est dit « déçu » par les réactions des Émirats, de l’Inde et du Pakistan, estimant que cela ne fait qu’encourager la propagande et les atrocités de Moscou.
Alors, pourquoi maintenant ? Dmitri Oreshkin, un analyste politique d’origine russe, pense que le timing de Poutine n’est « clairement pas une coïncidence ». Il explique qu’il y a eu une conversation positive entre Zelensky et Trump récemment. Le Kremlin devait riposter. « Cela ressemble fortement à une réaction défensive… Le but est clair : montrer à Trump que Zelensky n’est pas un partenaire de négociation viable, que l’Ukraine veut continuer la guerre », analyse-t-il. En gros, c’est une partie d’échecs, et Poutine vient de jouer un coup pour isoler Kyiv.
Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA.