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Fermeture définitive de la plus grande bibliothèque de la NASA : une décision qui fait débat
Crédit: lanature.ca (image IA)

Un trésor de savoir disparaît ce vendredi

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C’est une nouvelle qui risque de faire pincer le cœur aux amoureux des livres et, je suppose, à tous ceux qui chérissent l’histoire de la conquête spatiale. Imaginez un peu : dès ce vendredi, les portes de la plus grande bibliothèque de la NASA se fermeront pour de bon. Ce n’est pas une petite salle de lecture de quartier, on parle ici d’un lieu emblématique situé au Goddard Space Flight Center à Greenbelt, dans le Maryland. Ce sanctuaire du savoir abrite tout de même plus de 100 000 ouvrages. C’est colossal.

Ce qui me préoccupe le plus dans cette histoire, et c’est un point soulevé par le New York Times, c’est que bon nombre de ces documents — des livres rares, des journaux scientifiques, des rapports techniques — ne sont pas numérisés. Ils n’existent sous aucun autre format que le papier. Si on perd l’objet physique, on perd l’information ? C’est une question légitime. On a du mal à croire qu’à l’ère du tout-numérique, une telle quantité de savoir puisse se retrouver ainsi en suspens, sans sauvegarde accessible.

Le sort des ouvrages et la restructuration massive

credit : lanature.ca (image IA)

Alors, que va-t-il advenir de cette montagne de connaissances ? J’ai cherché à comprendre la logique derrière tout ça. Jacob Richmond, le porte-parole de la NASA, a tenté de rassurer tout le monde en expliquant qu’il y aura une phase d’évaluation. Ils se donnent soixante jours, pas un de plus, pour trier le tout. Certains ouvrages auront la chance d’être transférés dans des entrepôts — donc inaccessibles pour le moment, j’imagine — tandis que les autres seront purement et simplement détruits. Oui, vous avez bien lu.

Richmond justifie cela avec un langage très administratif, affirmant qu’il s’agit d’un « processus établi utilisé par les agences fédérales pour disposer de la bonne façon de propriétés du gouvernement fédéral ». C’est froid, n’est-ce pas ? Mais cette fermeture ne sort pas de nulle part. Elle s’inscrit dans un plan beaucoup plus vaste, une restructuration d’envergure pilotée par l’administration Trump. Tenez-vous bien : d’ici mars 2026, ce plan devrait conduire à la fermeture de pas moins de 13 bâtiments de la NASA, ce qui représente plus de 100 laboratoires. C’est un changement drastique du paysage scientifique américain.

Une hécatombe pour les bibliothèques scientifiques

L’agence fédérale préfère utiliser le terme de « consolidations » pour décrire ces manœuvres. C’est un joli mot, un peu aseptisé, pour parler de fermetures, non ? Car il faut bien se rendre compte que la bibliothèque qui ferme ce vendredi n’est pas la première victime. C’est en réalité la huitième à disparaître aux États-Unis depuis l’année 2022. On assiste à une véritable érosion des centres de documentation physique.

Après ce vendredi, il ne restera que trois bibliothèques de la NASA ouvertes sur tout le territoire américain. Je vais vous les citer, au cas où vous seriez dans le coin : il y a celle du Centre de recherche Glenn à Cleveland, celle du Centre de recherche Ames à Mountain View en Californie, et enfin celle du Laboratoire de propulsion à réaction (le fameux JPL) à Pasadena, toujours en Californie. Ça fait peu pour une agence de cette envergure, vous ne trouvez pas ? C’est comme si on réduisait la mémoire de l’agence à peau de chagrin.

Contexte politique et tensions budgétaires

credit : lanature.ca (image IA)

Bien sûr, tout cela se passe dans un climat de tension assez palpable. Le syndicat des employés du Goddard Space Flight Center ne mâche pas ses mots. Ils accusent directement l’administration Trump d’avoir profité de la dernière paralysie du gouvernement fédéral — le fameux « shutdown » — pour accélérer ces fermetures. C’est une accusation lourde, qui suggère que le chaos administratif a servi d’opportunité pour passer ces mesures impopulaires en douce.

Il faut dire que les signaux étaient au rouge depuis un moment. Rappelez-vous, en juin dernier, dans sa proposition de budget au Congrès américain, l’administration Trump avait suggéré une coupe sombre : diminuer de près de 25 % le budget de la NASA. C’est énorme, un quart du budget en moins ! À l’époque, de très nombreux employés de l’agence avaient signé une lettre, presque un appel au secours, pour presser leurs patrons de ne pas accepter ces coupes. Malheureusement, au vu des événements de ce vendredi, il semble que leurs inquiétudes étaient plus que fondées.

Selon la source : journaldemontreal.com

Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA.

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