MaPrimeRénov’ 2026 : pourquoi vos travaux vont vous coûter plus cher (et comment l’éviter)
Auteur: Adam David
Le coup de massue de 2026 : fini la simplicité

On s’en doutait un peu, mais la pilule risque d’être difficile à avaler. Rénover son logement, ce projet qu’on remet souvent à plus tard, ne sera plus du tout la même histoire à partir du 1er janvier 2026. C’est simple : ça va se durcir. D’après les informations relayées par NextPlz, l’État a décidé de serrer la vis, et pas qu’un peu. On est dans un contexte budgétaire compliqué, et forcément, les aides à la rénovation énergétique en font les frais.
Pour bon nombre de propriétaires, ça signifie concrètement que le reste à charge va grimper. C’est une mauvaise nouvelle, surtout quand on voit la pression qu’on nous met avec le fameux DPE (Diagnostic de performance énergétique). Vous savez, ce classement qui empêche déjà de louer les passoires thermiques classées G, et qui s’attaquera bientôt aux logements classés F. La loi Climat et Résilience avance, elle, sans attendre. Du coup, l’année 2025 ressemble de plus en plus à une course contre la montre. Si vous avez des projets, c’est maintenant qu’il faut s’y mettre, avant que le guichet ne devienne beaucoup plus restrictif. C’est un peu la dernière ligne droite pour profiter des règles actuelles.
MaPrimeRénov’ : tout pour le « global », ou rien du tout ?

C’est là que le bât blesse. MaPrimeRénov’, ce dispositif qu’on commençait à bien connaître, change complètement de philosophie. En 2026, oubliez les petits travaux isolés. Changer juste ses fenêtres ou isoler un mur ? Ce ne sera plus éligible, enfin… sauf si ça rentre dans un grand projet global. L’État veut désormais des rénovations « d’ampleur ». Il faut combiner plusieurs actions pour obtenir un gain énergétique réel. C’est logique sur le papier, mais pour le porte-monnaie, c’est une autre paire de manches.
Parlons chiffres, parce que c’est ce qui compte. Pour ces fameuses rénovations globales, les plafonds de dépenses éligibles sont fixés à 30 000 euros si vous gagnez deux classes énergétiques, et ça monte à 40 000 euros pour un saut de trois classes ou plus. Les taux de prise en charge, eux, dépendent toujours de vos revenus : jusqu’à 80 % pour les ménages très modestes, 60 % pour les modestes, 45 % pour les intermédiaires, et un petit 10 % pour les foyers aisés. Mais attention, il y a un gros « mais ».
L’incertitude règne. Vincent Jeanbrun, le ministre du Logement, a jeté un froid récemment en déclarant, selon Capital : « Pas de budget, pas de guichet ». Une phrase qui fait peur. Faute de budget voté clairement pour 2026, il y a un risque de suspension. La seule certitude ? Les dossiers déposés avant le 31 décembre 2025 seront pris en charge. C’est le moment ou jamais de remplir la paperasse, je pense.
Chauffage et primes : la douche froide sur les montants

Il n’y a pas que MaPrimeRénov’ qui bouge. Les Certificats d’économies d’énergie (CEE), vous savez, ces primes versées par les fournisseurs, évoluent aussi. La sixième période des CEE prévoit une hausse de 27 % des obligations pour les fournisseurs d’énergie. On pourrait croire que c’est une bonne nouvelle qui va alimenter les budgets, mais paradoxalement, les coups de pouce individuels, eux, diminuent.
Prenez le chauffage au bois, par exemple. C’était une solution prisée. Eh bien, fini les montants forfaitaires simples. En 2026, les primes seront calculées avec des coefficients liés à la zone climatique, et croyez-moi, ce sera souvent moins avantageux. Pour être précis, la prime pour une chaudière biomasse, qui oscillait entre 2 500 et 4 000 euros, devrait tomber autour de 1 250 euros seulement. Une sacrée chute !
Même punition pour les systèmes solaires combinés : ils perdent leur minimum garanti de 5 000 euros. À la place ? Un coefficient multiplicateur complexe, et impossible de cumuler ça avec les Coups de pouce pour les pompes à chaleur. D’ailleurs, parlons-en des pompes à chaleur hybrides : elles ne toucheront plus aucune prime après le 31 décembre 2025. Zéro. C’est radical.
Alors, comment on finance tout ça ?

Face à ce tableau un peu sombre, il ne faut pas baisser les bras. Il reste des leviers pour ne pas se ruiner, heureusement. Si vos économies ne suffisent pas, l’éco-prêt à taux zéro (éco-PTZ) est toujours là. Il permet d’emprunter jusqu’à 50 000 euros sans payer d’intérêts, ce qui n’est pas négligeable par les temps qui courent.
N’oubliez pas non plus la TVA réduite à 5,5 % sur les travaux de rénovation énergétique, c’est toujours ça de pris directement sur la facture. Et surtout, un conseil d’ami : allez voir du côté des aides locales. Régions, départements, parfois même les communes… elles proposent des soutiens financiers qui deviennent, avec ce nouveau durcissement national, absolument déterminants pour boucler un budget. Bref, 2026 va demander plus de calculs et plus d’anticipation, c’est certain.
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