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Pour la nouvelle année, Greene souhaite que Trump fasse preuve de plus de compassion
Crédit: shutterstock

La rupture est consommée

Official portrait of Marjorie Taylor Greene via wikimedia / U.S. House of Representatives

C’est le genre de retournement de situation qu’on ne voit pas tous les jours, même à Washington. Marjorie Taylor Greene, celle qu’on pensait indéfectible, a profité d’une interview sur CNN avec la journaliste Kaitlan Collins pour vider son sac. Et pas qu’un peu. Elle a aligné une série de critiques acerbes contre Donald Trump et le Parti républicain dans son ensemble, ce qui, avouons-le, est assez surprenant venant d’elle.

Tout ça survient après que Trump l’a attaquée – oui, attaquée – lors d’une interview et via Truth Social. Résultat ? Greene se retrouve inondée de menaces de mort venant du « MAGA-verse ». Ambiance… Elle en a d’ailleurs profité pour confirmer une info majeure : elle se retire du Congrès à la fin du mois de novembre. Dans cet entretien, qui part un peu dans tous les sens, elle revient sur sa relation tumultueuse avec l’ancien président, l’état catastrophique du parti, et ce que Trump devrait faire s’il veut sauver les meubles.

Le manque d’empathie et la réalité économique

L’interview a démarré sur un sujet particulièrement lourd : les commentaires de Trump sur le meurtre du réalisateur Rob Reiner et de sa femme, Michele. C’est sordide, ils ont été trouvés morts chez eux par leur fille, et c’est leur fils, Nick, qui a été inculpé. Mais au lieu de faire preuve d’un minimum de décence, Trump a affirmé qu’ils avaient été tués à cause du « syndrome de dérangement anti-Trump » de Rob. Sérieusement ?

Greene n’a pas mâché ses mots. Pour elle, cette déclaration est « tout à fait indigne de la fonction de président », qualifiant ça de « sans classe » et « tout simplement inacceptable ». Elle insiste : il aurait dû montrer de la compassion. C’est bien en deçà de ce qu’on attend d’un président. Elle aimerait, je cite, le voir faire preuve d’empathie envers les Américains. On peut rêver, non ?

Ensuite, le sujet a dévié sur la crise du logement abordable. Là encore, Greene a tapé fort, critiquant les médias de droite. Elle souligne que si CNN en parlait, Fox News refusait d’aborder le sujet jusqu’à ce que, eh bien… jusqu’à ce que « les républicains soient écrasés lors de cette élection il n’y a pas si longtemps ». Selon elle, c’est seulement après cette déroute que Fox a daigné parler d’accessibilité financière. Elle trouve aussi ironique – et elle n’a pas tort – qu’un milliardaire comme Trump dise aux travailleurs que tout est abordable et qualifie la crise de « canular ». Pour Greene, les déclarations de Trump sur l’inflation sont tout simplement « fausses ».

Le barrage cède : la fronde républicaine

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Collins a passé une bonne partie des 15 minutes d’interview à creuser la question de la loyauté républicaine. Est-ce qu’ils osent enfin s’opposer à Trump ? La réponse de Greene est sans équivoque : « Je pense que le barrage est en train de céder ». C’est une image forte.

Pour preuve, elle explique que la semaine dernière, pas moins de 13 républicains ont voté avec les démocrates pour annuler un décret de Trump qui facilitait le licenciement des fonctionnaires fédéraux. Ça, c’est un signal. Elle attribue ce mécontentement à la saison électorale et à la baisse du nombre d’électeurs, mais surtout à cette fameuse fermeture du gouvernement pendant 8 semaines qui a fait très mal à la popularité du parti.

On entre, selon ses dires, dans la « saison des canards boiteux ». Les républicains se préparent pour les élections de mi-mandat, et Greene est pessimiste : « Je ne vois pas les républicains remporter les élections de mi-mandat à l’heure actuelle. » Elle pense que Trump a compris le message, qu’il voit les sondages. Elle rappelle quand même son propre bilan de vote avec lui – 97 %, ce n’est pas rien – mais note que les républicains entrent déjà en campagne pour 2026. Ils vont tout faire pour sauver leur propre peau, c’est évident.

Conclusion : Les conseils de départ

Greene ne part pas sans laisser quelques conseils, ou plutôt des directives, pour la suite. Elle a été directe : Trump « doit garder Air Force One garé dans le hangar ». En gros, il faut arrêter ce qu’elle appelle la « porte tournante de dirigeants étrangers à la Maison-Blanche ». Elle vise particulièrement la récente rencontre avec le président syrien Ahmed al-Sharaa.

Il faut se rappeler que ce type était autrefois qualifié de « terroriste mondial spécialement désigné ». Et maintenant ? Invité d’honneur. Greene s’insurge : Trump « doit cesser d’accueillir les terroristes d’Al-Qaida et de Daech qui étaient autrefois recherchés par les États-Unis et qui sont désormais présidents ». C’est violent, mais c’est dit.

Son dernier conseil ? Trump doit se concentrer sur l’économie qu’il a promise, celle qui, selon lui, va très bien (ce qui reste à prouver). Avec son annonce de départ du Congrès lundi et ses nouvelles fiançailles, il semble bien qu’une des figures les plus emblématiques du mouvement MAGA tourne la page pour de bon. C’est peut-être mieux ainsi, qui sait ?

Selon la source : edition.cnn.com

Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA.

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