Un ancien de la NASA affirme avoir vaincu la gravité : Révolution physique ou douce utopie ?
Auteur: Mathieu Gagnon
Le rêve d’une propulsion sans limites

Imaginez un instant un moteur capable de pousser un vaisseau spatial sans jamais avoir besoin de carburant. Ce serait le Saint Graal, n’est-ce pas ? Une véritable révolution pour l’exploration humaine, changeant à jamais notre façon de voir les étoiles. Mais voilà, il y a un petit hic, et il est de taille : un tel dispositif violerait purement et simplement les lois de la physique telles que nous les connaissons. Enfin… c’est ce qu’on a toujours cru.
Cette limitation fondamentale, aussi frustrante soit-elle, n’a jamais empêché les rêveurs et les ingénieurs de chercher la petite bête, la faille dans l’armure de Newton. Et justement, en ce début d’année, un article publié par Darren Orf le 1er janvier 2026 vient secouer le cocotier. Le dernier venu dans ce club très fermé des propulseurs « sans propergol » est une conception électrostatique développée par nul autre qu’un ancien ingénieur de la NASA.
L’entreprise derrière ce projet audacieux, Exodus Propulsion Technologies, affirme haut et fort que son moteur peut générer une poussée suffisante pour contrer la gravité terrestre. Rien que ça. Bien sûr, une telle affirmation demande une vérification indépendante rigoureuse et, disons-le franchement, une bonne dose de scepticisme sain. Mais l’histoire est trop belle pour ne pas s’y pencher.
Le fantôme de l’EmDrive et les leçons du passé

Ce n’est pas la première fois qu’on nous joue cet air-là. Rappelez-vous, en 2001, l’ingénieur électricien britannique Roger Shawyer avait présenté ce qu’on appelait le « moteur impossible », ou l’EmDrive. Pourquoi impossible ? Parce que son créateur prétendait que le moteur était sans réaction, ne nécessitant aucun carburant. En d’autres termes, il faisait un pied de nez aux lois connues de la physique, et plus spécifiquement à la conservation de la quantité de mouvement.
Comme pour tout ce qui semble se moquer d’Isaac Newton ou d’Albert Einstein, les scientifiques ont froncé les sourcils. Plus d’un sourcil, même. Après deux décennies de tests, de débats et d’espoirs, l’affaire s’est conclue en 2021 de manière assez inévitable — et peut-être un peu prévisible : l’EmDrive, c’était du vent. C’était faux. Mais c’est ça, la beauté de la méthode scientifique : on prend une idée apparemment impossible, on la soumet à des tests rigoureux, et on arrive, espérons-le, à une conclusion inattaquable. Ou alors, on fait de nouvelles découvertes qui nous mènent ailleurs.
Pourtant, le rêve d’une machine sans propergol, ce rêve qui ne repose pas vraiment sur la physique actuelle, n’est pas mort avec l’EmDrive. Au contraire, un nouveau challenger entre dans l’arène, et celui-ci a un argument de poids : un ancien scientifique de la NASA pour le soutenir.
Charles Buhler et la découverte d’une « Nouvelle Force »

Parlons un peu de cet homme, Charles Buhler. Ce n’est pas n’importe qui. Lorsqu’il était à la NASA, il a aidé à mettre sur pied le laboratoire d’électrostatique et de physique des surfaces au Centre spatial Kennedy, en Floride. C’est un laboratoire crucial, celui qui s’assure essentiellement que les fusées n’explosent pas à cause de décharges imprévues. Aujourd’hui, en tant que cofondateur d’Exodus Propulsion Technologies, Buhler a confié au site The Debrief qu’ils avaient créé un moteur alimenté par une « Nouvelle Force », située en dehors de nos lois physiques actuelles.
Selon lui, cette force donnerait au moteur sans carburant suffisamment de puissance pour vaincre la gravité. « Le message le plus important à transmettre au public est qu’une découverte majeure a eu lieu », a déclaré Buhler avec conviction. Il explique que cette découverte est fondamentale : « les champs électriques peuvent à eux seuls générer une force durable sur un objet et permettre la translation du centre de masse dudit objet sans expulser de masse ».
Il faut noter que Buhler a insisté sur le fait que ces travaux ne sont pas affiliés à la NASA. Il a récemment présenté ses conclusions à l’APEC (Alternative Propulsion Energy Conference), un club d’ingénieurs et de passionnés — parfois un peu marginaux — désireux de trouver des moyens de dépasser les limites de la gravité. Dans une interview avec le cofondateur de l’APEC, Tim Ventura, Buhler a expliqué comment son parcours en électrostatique l’avait mené là. Son équipe, composée de gens venant de la NASA, de Blue Origin et de l’Air Force, a enquêté sur ces moteurs pendant des décennies.
Pendant des années, leurs appareils ne produisaient qu’une poussée négligeable. Mais à chaque itération, ça augmentait. Tout cela a culminé en 2023, lorsque ce moteur alimenté par la « Nouvelle Force » a généré assez de poussée pour vaincre la gravité terrestre. Buhler précise techniquement : « Essentiellement, ce que nous avons découvert, c’est que les systèmes contenant une asymétrie dans la pression électrostatique ou une sorte de champ divergent électrostatique peuvent donner à un système de centre de masse une composante de force non nulle ».
Conclusion : Entre scepticisme et espoir d’un « moteur improbable »

Évidemment, les affirmations de Buhler sont du genre à faire dire « Wow, si c’est vrai… ». Mais l’histoire des moteurs sans propergol est pavée de résultats apparemment positifs qui finissent par se briser sur les rochers de la réalité scientifique. Souvenez-vous de l’EmDrive : les espoirs avaient grimpé en flèche après que l’équipe Eagleworks de la NASA, dédiée aux nouvelles formes de propulsion, ait prétendu mesurer une poussée en 2016. Pourtant, des études ultérieures, dont une très exhaustive à l’Université de technologie de Dresde, ont trouvé une poussée égale à zéro.
Alors, avant que les amateurs de propulsion alternative ne fassent sauter les bouchons de champagne, il va falloir que des recherches rigoureuses et tierces vérifient ces résultats, encore et encore. Bien qu’il ne soit pas totalement impossible que Buhler et son équipe soient tombés sur une bizarrerie inconnue de la physique, c’est un résultat extrêmement peu probable. Pour l’instant, restons prudents et appelons cela un « moteur improbable ».
Selon la source : popularmechanics.com
Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA.