Urgence dans le Grand Nord : Le chef de Pimicikamak appelle Mark Carney et l’armée à la rescousse
Auteur: Adam David
Un appel de détresse lancé dans le froid

C’est une situation que l’on ne souhaiterait à personne, surtout pas avec les températures que l’on connaît dans le nord du Manitoba. Imaginez un peu : depuis dimanche soir, c’est le noir complet. La communauté de la Première Nation crie de Pimicikamak est plongée dans l’obscurité et le froid, suite à une panne de courant majeure. Face à cette crise qui s’éternise, le chef David Monias a dû prendre les grands moyens.
Il ne s’est pas contenté d’attendre ; il a directement exhorté le premier ministre Mark Carney à intervenir. Ce qu’il demande ? Rien de moins que le déploiement de l’armée. On sent bien dans sa démarche que la patience a atteint ses limites et que l’inquiétude pour ses concitoyens est à son comble. C’est un véritable cri du cœur pour obtenir de l’aide fédérale avant qu’il ne soit trop tard.
La cause de tout ce tracas semble être la rupture d’une ligne électrique qui traverse la rivière Nelson. Une avarie technique, certes, mais dont les conséquences humaines sont immédiates et terribles pour les habitants sur place.
Des conditions de vie qui se dégradent heure par heure

Hydro Manitoba a bien tenté de rassurer la population. Mercredi, ils ont annoncé que les équipes étaient à pied d’œuvre pour les réparations, avec l’espoir — peut-être un peu optimiste — de rétablir le courant complètement d’ici jeudi soir. Mais en attendant, la réalité sur le terrain est tout autre, et franchement, ça fait froid dans le dos.
Dans une lettre officielle datée de mercredi et adressée à M. Carney, le chef Monias a dressé un bilan alarmant, pour ne pas dire catastrophique. Les infrastructures lâchent les unes après les autres : les réservoirs d’eau ont gelé et, pire encore, le système d’égouts est défaillant. Résultat ? La communauté se retrouve à court d’eau potable. On imagine l’angoisse des familles.
Le chef a eu des mots très forts dans son courrier : « Les aînés, les nourrissons, les enfants et les personnes vulnérables sur le plan médical sont en danger immédiat ». Il a ajouté, avec une urgence palpable : « Le temps presse. Chaque heure de retard aggrave la situation et accroît les risques pour notre population. Je vous prie d’agir sans délai. » Pour l’instant, on note que le cabinet du premier ministre n’a pas répondu immédiatement aux questions de La Presse Canadienne à ce sujet.
Logistique saturée et demande d’intervention militaire

Face à l’urgence, on essaie de s’organiser comme on peut. David Monias a précisé que des évacuations étaient en cours. Des familles entières ont été déplacées et relogées un peu partout : à Norway House, à Thompson, et même jusqu’à Winnipeg. Mais voilà, le problème, c’est que ça déborde. La lettre indique clairement que « la capacité hôtelière des centres avoisinants est saturée ». On ne sait plus où mettre les gens.
Et ce n’est pas fini. Le chef craint le pire pour la suite : « d’autres évacuations sont à prévoir à mesure que la situation s’aggrave ». Il y a aussi cette peur légitime de l’après-coupure. Une fois le chauffage et l’électricité revenus, on s’attend à des ruptures de canalisations et à des inondations généralisées dans les habitations, ce qui prolongerait le cauchemar et forcerait encore plus de familles à partir.
C’est pourquoi, malgré l’aide de Services aux Autochtones Canada et de la Croix-Rouge canadienne, M. Monias estime que la crise dépasse les capacités locales. « Les ressources, l’équipement et le personnel essentiels sont insuffisants », écrit-il. Il demande donc le déploiement immédiat de la Force opérationnelle interarmées Ouest des Forces armées canadiennes. Concrètement, ils ont besoin de tout : un soutien logistique d’urgence, des transports aériens et terrestres pour les fournitures et les évacuations, des abris temporaires avec lits de camp et couvertures, des solutions de chauffage, et bien sûr, de l’eau et de l’assainissement.
Conclusion : Une communauté éprouvée par les catastrophes

Il faut dire que le sort s’acharne un peu sur cette région, vous ne trouvez pas ? Plus tôt cette année, c’étaient les incendies de forêt qui menaçaient tout le monde. Plusieurs milliers de personnes de la communauté et des alentours avaient déjà dû être évacuées par avion vers Winnipeg, située à 500 kilomètres au sud. Je me souviens que l’épaisse fumée avait même forcé la fermeture de l’aéroport local à certains moments.
L’évacuation complète avait pris une semaine entière, et les gens sont restés loin de chez eux pendant environ un mois, à partir de début juillet. On comprend mieux la fatigue de la population. Dans sa lettre à Mark Carney, M. Monias a tenu à préciser que cette nouvelle demande d’aide « n’est pas faite à la légère, mais par nécessité ».
Il a conclu avec une réflexion qui mérite qu’on s’y attarde : « En tant que Première Nation, nous ne devrions pas avoir à affronter seuls des situations d’urgence répétées, surtout lorsque les risques sont prévisibles et évitables ». Espérons que cet appel sera entendu rapidement.
Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA.