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Zohran Mamdani à la mairie de New York : Le pari audacieux de la gauche américaine
Crédit: Bingjiefu He, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons

Une promesse sous le froid de Manhattan

credit : lanature.ca (image IA)

C’était une journée glaciale à Manhattan, le genre de froid qui vous traverse les os, mais l’ambiance devant l’hôtel de ville était électrique. Zohran Mamdani, le tout nouveau maire démocrate de New York, n’a pas seulement prêté serment jeudi ; il a lancé un véritable défi. Du haut de ses 34 ans, il a promis de montrer au monde entier que « la gauche peut gouverner ». Ce n’est pas rien comme déclaration.

Devant des milliers de personnes emmitouflées, Mamdani, qui vient de cette petite formation qu’on appelle les Socialistes démocrates d’Amérique (DSA), a martelé son message. Il sait que tout le monde les regarde. « Beaucoup nous observeront », a-t-il dit. Les gens veulent savoir si leurs galères quotidiennes, surtout la vie chère, peuvent être réglées par cette gauche-là. Avec une assurance assez bluffante pour son âge, il a déclaré : « Unis, portés par notre détermination, nous ferons ce que les New-Yorkais font mieux que quiconque : nous allons donner l’exemple au monde ».

Il a insisté sur le fait qu’il ne lâcherait rien de ses promesses de campagne. À partir de maintenant, il veut gouverner avec « ampleur et audace ». Il a même eu cette phrase assez touchante, presque humble : « Nous ne réussirons peut-être pas toujours, mais jamais on ne pourra nous reprocher d’avoir manqué de courage et d’avoir essayé ». C’est le ton qu’il a voulu donner à son investiture.

Bernie, le Coran et Bad Bunny : une cérémonie symbolique

credit : lanature.ca (image IA)

L’investiture s’est jouée en deux temps, un peu comme une pièce de théâtre politique. Mercredi soir, il avait déjà fait une première prestation de serment devant Letitia James, la procureure de l’État et, disons-le franchement, l’ennemie jurée de Donald Trump. Mais le grand spectacle, c’était jeudi après-midi. C’est le vieux lion de la gauche, le sénateur du Vermont Bernie Sanders, 84 ans tout de même, qui a officié. Bernie n’y est pas allé de main morte sur les compliments, remerciant la foule d’avoir élu Mamdani à un moment où, selon lui, il y a « trop de haine, trop de division et trop d’injustice ».

Ce qui était marquant aussi, c’est l’image. Zohran Mamdani est devenu le premier maire musulman de l’histoire de la ville. Il a prêté serment, comme la veille, sur un exemplaire du Coran. À ses côtés, il y avait sa femme, Rama Duwaji. Elle est illustratrice et céramiste, et elle semblait aussi émue que lui.

Et puis, il y a eu cette touche de modernité un peu surprenante. Alexandria Ocasio-Cortez, l’autre grande star des progressistes, est montée sur scène. Pas n’importe comment, hein… sur les premières notes de NUEVAYoL de Bad Bunny ! La chanson rend hommage à la culture portoricaine et à New York, ça ne s’invente pas. Elle a galvanisé la foule en criant : « En ces temps intenables, la ville a choisi le courage plutôt que la peur ! ». C’était… vivant, c’est le moins qu’on puisse dire.

L’espoir renaît dans la foule

credit : lanature.ca (image IA)

En bas de l’estrade, au milieu des bonnets et des écharpes, les réactions étaient assez parlantes. J’ai noté ce que disait Ken Foster. C’est un employé de la mairie de 61 ans qui avait rejoint la campagne au printemps. Il avait l’air un peu incrédule, disant que c’était « assez incroyable » d’en être arrivé là et de le voir prendre ses fonctions pour de bon.

Il y avait aussi ce couple plus jeune, Jacob et Auburn Byerly. Jacob est scientifique, il a 31 ans, et Auburn est dessinatrice en architecture, 34 ans. Jacob a résumé le sentiment de pas mal de gens présents je pense. Il expliquait qu’ils avaient soutenu plein de campagnes par le passé qui avaient « très mal fini ». Pour eux, c’est la première fois qu’ils ressentent un vrai « semblant d’espoir politique ». Ça en dit long sur la fatigue des électeurs ces dernières années.

La réalité du pouvoir et les obstacles

Bon, maintenant, c’est là que ça se corse. L’espoir c’est bien, mais la réalité politique va vite le rattraper. Mamdani est un jeune élu local du Queens, et soyons honnêtes, il n’a pas une expérience politique longue comme le bras. Il va avoir fort à faire pour tenir ses promesses sur la vie chère, car l’attente est énorme.

Le contexte est tendu. On est à quelques mois des élections de mi-mandat, et tout le camp démocrate va scruter ses réussites, ou ses échecs, à la loupe pour trouver comment s’opposer efficacement à Donald Trump. Et puis, il y a les sujets qui fâchent. Mamdani est un soutien de longue date de la cause palestinienne et il est très critique envers Israël. Avec la montée de l’antisémitisme à New York et aux États-Unis, il est surveillé comme le lait sur le feu concernant la défense de la communauté juive.

D’ailleurs, ça commence déjà à secouer un peu. Depuis son élection, il a déjà eu un pépin : une de ses recrues a dû démissionner. Pourquoi ? On a retrouvé des vieux gazouillis antisémites qu’elle avait publiés quand elle était jeune. Ça montre bien que le chemin ne sera pas pavé de roses pour le nouvel édile.

Selon la source : ici.radio-canada.ca

Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA.

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