Une année charnière sous haute tension

Nous y sommes. Samedi 3 janvier 2026. Alors que les vœux de bonne année résonnent encore, une question un peu plus lourde pèse sur nos épaules : cette année marquera-t-elle le moment où le Canada et le Québec se transformeront pour de bon en nations indépendantes ? C’est une drôle d’époque, n’est-ce pas ? La peur des tarifs douaniers promis par Donald Trump plane comme une épée de Damoclès, et on peut légitimement se demander si elle agira comme un électrochoc nécessaire.
Cette crainte, qui semble parfois nous ronger, pourrait-elle paradoxalement nous pousser à nous affirmer davantage face au géant américain, ou même face au Canada ? Il faut bien l’avouer, le défi est de taille : comment ne pas se laisser paralyser ? Sommes-nous seulement conscients, collectivement, de notre propre force de frappe économique et de notre charme à l’international ? Ce sont les pistes de réflexion essentielles pour cette année qui débute, suggérées notamment par l’analyste en communication stratégique Jean Baillargeon.
Un modèle social qui inspire jusqu’à New York

Il ne faut pas se mentir, le Canada — et le Québec en son sein — aura du pain sur la planche en 2026, tant sur le plan politique qu’économique. Mais regardons le verre à moitié plein, d’accord ? Nous jouissons d’une réputation internationale assez exceptionnelle. Pourquoi ? Parce que nos institutions sont intègres, notre démocratie tient la route et notre économie, malgré tout, reste robuste. Cette paix sociale, on la doit en grande partie à ce souci constant de redistribuer la richesse via des politiques sociales que d’autres nous envient.
Tenez, un exemple frappant qui fait sourire : le modèle « social-démocrate » québécois a tapé dans l’œil de Zohran Mamdani, le nouveau maire de New York. Ce n’est pas rien ! Il affirme haut et fort vouloir implanter un réseau de garderies publiques calqué sur nos fameux CPE. C’est quand même flatteur, non ? Ce mouvement, qui a porté cet adversaire anti-Trump au pouvoir, pourrait bien devenir un allié inattendu. Reste à voir si cela suffira lorsque le président américain tentera de nous tordre le bras avec ses diktats de tarifs économiques et politiques.
La fuite des cerveaux… vers le Nord

C’est un retournement de situation assez ironique, vous ne trouvez pas ? L’attractivité de nos universités et collèges, que ce soit au Québec ou dans le reste du Canada, n’est plus à prouver. On assiste même à un phénomène intéressant : de nombreux chercheurs américains lorgnent maintenant vers le nord. Ils veulent fuir les coupes budgétaires, la censure étouffante et la répression qui sévissent sur leurs campus. Sans parler de la désinformation ambiante, notamment les programmes anti-vaccin chez nos voisins du sud.
C’est peut-être là notre chance. Une occasion en or d’investir massivement dans la recherche en santé ou d’encadrer le développement d’une intelligence artificielle responsable. On pourrait enfin développer des créneaux de souveraineté scientifique de calibre mondial. Et que dire de nos atouts énergétiques ? Nos ressources hydroélectriques et l’énergie propre sont des leviers puissants. Ils pourraient nous permettre d’affirmer une véritable souveraineté informatique. Imaginez des centres de données, ici, chez nous, hors de portée des serveurs contrôlés par les géants chinois ou américains. On a les moyens de le faire.
Dans la même veine, pourquoi ne pas pousser plus loin nos centres de recherche sur la transformation des produits du bois et de l’aluminium ? L’excellente réputation du Québec et du Canada nous offre cette plateforme pour mettre en avant notre personnalité distincte, pour dire « nous sommes là », indépendamment des États-Unis. C’est une question d’affirmation politique autant qu’économique.
Conclusion : L’heure de vérité électorale

Au fond, la peur de Donald Trump et de ses menaces contre notre économie pourrait être un mal pour un bien. Si nous saisissons cette occasion historique pour consolider notre indépendance économique, alors cette crise aura servi à quelque chose. Mais attention, l’appui du Québec sera crucial. Ses compétences et ses ressources peuvent faire toute la différence… à condition que les dirigeants canadiens daignent reconnaître la force de la nation québécoise, sa culture et son identité distincte.
Le Canada est une force, certes, mais seulement s’il est uni face à Trump. Si le Québec doit s’effacer et se taire devant la menace américaine, l’instinct de survie de notre nation pourrait bien se réveiller brutalement. Cela pourrait servir de bougie d’allumage pour affirmer notre différence d’ici les prochaines élections québécoises. Nous verrons très bientôt ce qu’il en est, notamment avec le renouvellement de l’entente de libre-échange avec les États-Unis et le Mexique.
Quelle sera la plus grande menace pour le Québec en tant que nation ? Trump ou le Canada ? Notre souveraineté culturelle sera-t-elle bradée, comme ce fut le cas avec la taxe sur les géants du numérique ? Et qu’en est-il de notre indépendance agricole et de la sauvegarde de la gestion de l’offre ? Seront-elles sacrifiées sur l’autel des négociations ? Certains prônent le silence et la patience face à Trump. Peut-être. Mais l’échéance électorale d’octobre prochain, elle, n’attendra pas. Elle confirmera si la peur a réussi à nous transformer en nation indépendante, qu’elle soit canadienne ou québécoise.
Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA.