Diplomatie sous tension : Trump invite Sanae Takaichi alors que l’Asie retient son souffle
Auteur: Adam David
Introduction : Un coup de fil, une invitation et des projets pour le printemps

C’est une nouvelle qui ne manquera pas de faire réagir dans les chancelleries. Vendredi soir, le téléphone a sonné à Tokyo. Au bout du fil ? Le président américain, Donald Trump. L’objet de cet appel, qui a tout de même duré 25 minutes — ce qui n’est pas rien dans l’agenda d’un président —, était d’inviter officiellement la première ministre japonaise, Sanae Takaichi, à venir aux États-Unis.
D’après ce que la diplomatie nipponne a bien voulu nous dire, cette visite devrait probablement se concrétiser au printemps prochain. C’est en tout cas le souhait des deux dirigeants, qui se sont mis d’accord pour « coordonner en détail la réalisation de cette visite ». Au-delà des politesses d’usage, il semble que la discussion ait été dense. Ils ont clairement affiché leur volonté de muscler leur coopération, notamment sur les terrains glissants de l’économie et de la sécurité. Ils ont aussi longuement échangé sur la région indopacifique, confirmant, si besoin était, que l’axe Tokyo-Washington reste solide dans le contexte international actuel, disons… un peu agité.
Un calendrier diplomatique serré sur fond de frictions avec la Chine

Le timing de cette annonce est, comment dire… intéressant. Il faut rappeler que cette invitation tombe alors que Donald Trump a déjà annoncé son intention de se rendre en Chine en avril. On imagine le casse-tête pour les agendas. Mais surtout, cela survient alors que les relations entre Tokyo et Pékin sont franchement glaciales. Cela fait deux mois que les deux géants asiatiques sont enlisés dans une querelle diplomatique assez sérieuse.
Les choses se sont envenimées après l’élection de Mme Takaichi en octobre. À peine arrivée, début novembre, elle n’a pas mâché ses mots en suggérant que Tokyo pourrait intervenir militairement si jamais Taïwan était attaquée. Évidemment, quand on sait que la Chine considère l’île comme sienne, ça ne passe pas. C’est d’ailleurs là que ça devient un peu flou : le Wall Street Journal a rapporté une rumeur selon laquelle, lors d’un précédent appel en novembre, Donald Trump aurait conseillé à la première ministre de ne pas trop provoquer la Chine sur ce sujet sensible de la souveraineté. Une information que Tokyo a fermement démentie, mais bon, il n’y a pas de fumée sans feu, n’est-ce pas ?
Bruits de bottes autour de Taïwan : l’escalade militaire

Pendant que les dirigeants discutent au téléphone, la réalité sur le terrain est beaucoup plus brute. Lundi et mardi derniers, la Chine a décidé de montrer les muscles. Et pas qu’un peu. Pékin a lancé des roquettes et déployé des dizaines d’avions de combat et de navires tout autour de Taïwan. L’objectif affiché ? Des manœuvres militaires d’ampleur simulant carrément le blocus des ports de l’île. C’est une démonstration de force qui fait froid dans le dos.
La réaction ne s’est pas fait attendre. Mercredi, Tokyo a jugé — avec un certain sens de l’euphémisme — que ces exercices « exacerbaient les tensions » dans la région et a fait part de ses « préoccupations » à Pékin. De l’autre côté du Pacifique, Washington a haussé le ton, appelant le pouvoir chinois à « cesser sa pression militaire sur Taïwan » et l’accusant de faire grimper la température inutilement. On sent bien que la situation est sur le fil du rasoir.
Conclusion

Au final, cette future rencontre au printemps entre Trump et Takaichi s’annonce cruciale. Entre les ambitions économiques, les nécessités sécuritaires et l’ombre omniprésente de la Chine qui plane sur le dossier taïwanais, les sujets de conversation ne manqueront pas. Reste à voir si la diplomatie par téléphone suffira à calmer le jeu avant que les navires et les avions ne prennent trop de place dans le détroit.
Selon la source : lapresse.ca
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