Une poudrière prête à exploser

C’est une situation qui, honnêtement, fait froid dans le dos. On sent que la tension est montée d’un cran ces derniers jours. Vous avez peut-être suivi les nouvelles, mais le président Donald Trump n’y est pas allé de main morte vendredi dernier. Il a très clairement menacé d’intervenir directement en Iran si jamais… eh bien, si jamais des manifestants venaient à être tués dans le cadre de la mobilisation actuelle.
Ce n’est pas une parole en l’air, semble-t-il. En face, les autorités iraniennes ont immédiatement réagi en disant que ce serait franchir une « ligne rouge ». C’est le terme exact qu’ils ont employé. On assiste à un véritable bras de fer verbal, alors que sur le terrain, la réalité est déjà tragique.
Malheureusement, on déplore déjà des victimes. Selon les informations qui nous parviennent des médias locaux, il y a eu des affrontements jeudi dans l’ouest de l’Iran. Le bilan est lourd : six morts. Ce sont les premiers décès signalés depuis que tout a commencé dimanche dernier. Au départ, les gens manifestaient contre la vie chère, mais comme c’est souvent le cas, les revendications sont devenues politiques.
Menaces américaines et ripostes cinglantes de Téhéran

Il faut voir comment cela s’est passé. C’est sur son réseau, Truth Social, que Donald Trump a lâché cette bombe diplomatique. Je cite ses mots, parce qu’ils sont lourds de sens : « Si l’Iran tire sur des manifestants pacifiques et les tue violemment, comme à son habitude, les États-Unis d’Amérique viendront à leur secours ». Et il a ajouté, pour être bien sûr d’être compris : « Nous sommes armés et prêts à intervenir ».
Évidemment, à Téhéran, ça ne passe pas du tout. Ali Shamkhani, qui est le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale et un proche conseiller du guide suprême Ali Khamenei, a tout de suite prévenu que toute intervention américaine déclencherait une riposte immédiate. Pour lui, la sécurité de l’Iran, c’est sacré, c’est une ligne rouge.
Ce n’est pas le seul à être monté au créneau. Le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, s’est exprimé sur la plateforme X (l’ancien Twitter). Il a qualifié ces menaces d’imprudentes et dangereuses. Il assure même que les forces armées iraniennes sont en état d’alerte et — tenez-vous bien — qu’elles savent « précisément où frapper » si la souveraineté du pays est touchée.
D’ailleurs, un autre conseiller, Ali Larijani, a lancé un avertissement assez glaçant à Trump en lui disant de « prendre garde à ses soldats », évoquant un risque de déstabilisation de toute la région. Même le gouvernement du Venezuela, fidèle allié de Téhéran, s’en est mêlé. Dans un communiqué, ils ont exprimé leur profonde préoccupation et demandé l’arrêt de ces attitudes d’ingérence qui menacent la stabilité régionale. On sent bien que les alliances se resserrent.
Sur le terrain : entre colère économique et répression policière

Mais revenons un peu à ce qui se passe dans la rue, car c’est là que le drame se joue. Tout est parti de Téhéran, dimanche. Au début, c’était assez spontané : des commerçants ont simplement baissé le rideau pour dire « stop » à l’hyperinflation et au marasme économique. Mais la colère, ça se propage vite.
Le mouvement a gagné les universités — au moins dix dans tout le pays — et s’est étendu, selon un décompte de l’Agence France-Presse, à une vingtaine de villes, surtout des villes moyennes dans l’ouest. On a vu des images d’une marche de protestation à Téhéran datée du 29 décembre 2025… oui, la situation semble s’inscrire dans la durée.
La police, par la voix de son porte-parole Saïd Montazeralmahdi, joue une partition délicate. Il dit « comprendre » les soucis d’argent des gens, mais il a été très clair : les forces de l’ordre ne toléreront « aucun chaos ». C’est le mot d’ordre.
La justice est aussi sur le pied de guerre. Ali Hassanvand, le procureur du district central du Lorestan (dans l’ouest, là où ça chauffe le plus), a prévenu vendredi que participer à des rassemblements illégaux serait considéré comme un crime traité avec la « plus grande fermeté ». D’ailleurs, l’agence Tasnim a rapporté jeudi soir que trente personnes avaient déjà été arrêtées en périphérie de Téhéran pour troubles à l’ordre public.
Le pouvoir essaie de jouer sur les deux tableaux : l’apaisement en reconnaissant que les revendications économiques sont légitimes, et la main de fer contre la déstabilisation. M. Araghchi a même dit à Trump que si le mouvement était surtout pacifique, les attaques contre les biens publics étaient intolérables. On sait que des btiments publics ont été endommagés.
Le contexte : un pays à bout de souffle

Il faut dire que le contexte est particulier. Ce n’est pas la première fois que l’Iran s’embrase. On se souvient tous des manifestations fin 2022 après la mort tragique de Mahsa Amini, arrêtée par la police des mœurs. Ou encore celles de 2019 à cause du prix de l’essence qui avait flambé — ça avait touché une centaine de villes à l’époque.
Pour l’instant, le mouvement actuel semble de moindre ampleur, mais le pays est fragilisé. Il sort d’une guerre avec Israël en juin dernier, ses alliés régionaux ont pris des coups, et pour couronner le tout, l’ONU a rétabli des sanctions en septembre à cause du programme nucléaire.
L’économie est à genoux, c’est le moins qu’on puisse dire. La monnaie nationale, le rial, a perdu plus d’un tiers de sa valeur face au dollar en un an seulement. Imaginez ce que ça fait sur le pouvoir d’achat… c’est l’asphyxie. Le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Volker Turk, a exhorté l’Iran sur X à respecter la liberté d’expression, mais est-ce que cela suffira ?
Une petite anecdote pour finir, qui montre bien l’ambiance étrange : cette semaine, la quasi-totalité du pays a été mise en congé forcé. Officiellement ? À cause du froid et pour faire des économies d’énergie. Mais entre nous, personne n’est dupe, aucun lien officiel n’a été fait avec les manifestations, mais la coïncidence est troublante.
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