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L’administration Trump cible la communauté somalienne après un scandale de fraude massive au Minnesota
Crédit: shutterstock

Une vidéo virale qui met le feu aux poudres

credit : lanature.ca (image IA)

C’est une histoire qui fait grand bruit, et franchement, il y a de quoi être surpris par la vitesse à laquelle les choses se sont envenimées. Tout est parti d’une vidéo, publiée pendant les fêtes, qui a totalement enflammé les réseaux sociaux. Vous avez peut-être entendu parler de ce youtubeur marqué à droite, Nick Shirley ? Dans sa vidéo, il affirme montrer des crèches qui détourneraient de l’argent public. Le résultat est vertigineux : la séquence a explosé sur la plateforme X avec pas moins de 127 millions de vues. C’est colossal. Évidemment, la chaîne Fox News en a parlé en boucle, et ça a tout de suite résonné fort dans les cercles conservateurs qui trouvent déjà la politique migratoire bien trop généreuse.

L’administration Trump, fidèle à ses habitudes, n’a pas perdu une seconde pour sauter sur l’occasion. Pour eux, ce scandale qui éclabousse la communauté somalienne du Minnesota depuis quelques mois est du pain bénit pour durcir le ton. Le vice-président JD Vance n’y est pas allé par quatre chemins samedi dernier, déclarant que ce qui se passe là-bas montre, je cite, « à une échelle miniature, ce qu’est la fraude liée à l’immigration dans notre système ». Une déclaration qui pose le décor d’une offensive politique majeure, alors que des opérations de contrôle de la police fédérale ont déjà débuté sur le terrain.

Des millions volatilisés et des responsabilités pointées du doigt

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Quand on regarde les chiffres de plus près, on a le vertige. On parle ici d’une fraude massive aux aides publiques. Dans le dossier principal, imaginez que plus de 300 millions de dollars ont été détournés. Cet argent, il était censé financer des repas gratuits pour des enfants… des repas qui, dans la plupart des cas, n’ont jamais été servis. C’est révoltant, non ? La ministre de la Justice, Pam Bondi, a d’ailleurs lourdement insisté lundi sur un détail qui fâche : cette affaire aux ramifications multiples a débouché sur l’inculpation de 98 personnes, « dont 85 d’origine somalienne ». Une précision qu’elle n’a pas manqué de souligner pour appuyer le discours de l’administration.

Mais comment une telle fraude a-t-elle pu durer des années ? C’est la question que tout le monde se pose. Les élus républicains et le procureur fédéral soupçonnent les autorités locales démocrates d’avoir fermé les yeux, malgré de nombreuses alertes. Pourquoi ? Pour ne pas froisser la communauté somalienne du Minnesota, qui est la plus importante du pays avec environ 80 000 membres. Kristin Robbins, une élue républicaine locale, a confié à l’AFP que les gens « ne voulaient pas être qualifiés de racistes ou d’islamophobes » et cherchaient à protéger leur électorat. Elle pointe directement la responsabilité du gouverneur démocrate Tim Walz — vous savez, le colistier de Kamala Harris en 2024 — même si ce dernier se défend de toute négligence. Lisa Demuth, la présidente républicaine de la chambre des représentants de l’État, se félicite d’ailleurs que ce dossier ait « enfin toute l’attention qu’il mérite ».

La riposte radicale : gels de fonds et menaces d’expulsion

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La réaction de l’administration ne s’est pas fait attendre, et elle est brutale. Le ministère de la Sécurité intérieure a confirmé avoir mené, lundi et mardi, des opérations de police dans des sites de « fraude présumée » à Minneapolis. Mais ça ne s’arrête pas là. L’administration Trump a annoncé mardi le gel pur et simple des financements destinés à la garde d’enfants dans tout le Minnesota. Kelly Loeffler, la ministre chargée des petites et moyennes entreprises, a elle aussi gelé des fonds vers l’État, « le temps d’enquêter », dit-elle. On sent bien que la machine est lancée.

Certains élus vont même beaucoup plus loin dans leurs propos. Prenez Tom Emmer, un ténor de la majorité républicaine à la Chambre et élu de cet État du nord. Il a appelé ni plus ni moins à la « dénaturalisation et à l’expulsion de tous les Somaliens impliqués dans la fraude au Minnesota ». C’est une rhétorique extrêmement dure qui vise directement le statut des personnes concernées, faisant écho aux volontés de l’exécutif de revoir les règles du jeu en matière d’immigration.

Entre amalgames, insultes et inquiétudes locales

credit : lanature.ca (image IA)

L’ambiance est devenue particulièrement toxique, il faut bien le dire. Ce traitement de l’affaire rappelle une séquence médiatique d’il y a un mois. Fin novembre, un média conservateur affirmait que l’argent détourné finançait les shebab de Somalie, un groupe lié à Al-Qaïda. Le procureur chargé du dossier a démenti cette accusation, mais le mal était fait. Sans attendre, Donald Trump avait accusé des « gangs somaliens de terroriser les habitants » et avait mis fin au statut spécial protégeant les Somaliens d’une expulsion vers leur pays d’origine. Mercredi, il a encore redoublé de violence verbale, qualifiant la Somalie de « peut-être le pire pays et le plus corrompu sur terre » et traitant Ilhan Omar, l’élue démocrate d’origine somalienne, de « ratée ingrate ».

Sur place, l’inquiétude est palpable. Le maire démocrate de Minneapolis, Jacob Frey, déplore que les raids de la police de l’immigration aient créé « une ambiance dangereuse de chaos et d’instabilité ». De son côté, l’élue locale Zaynab Mohamed, elle-même d’origine somalienne, s’insurge contre ce qu’elle perçoit comme une chasse aux sorcières. Pour elle, Trump transforme « une infime partie de la population » en boucs émissaires. Elle a eu ces mots forts : « Ça n’a rien à voir avec la sécurité : ils veulent débarrasser le pays des gens comme moi ». Une situation bien triste qui divise profondément la communauté.

Selon la source : tvanouvelles.ca

Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA.

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