L’arrestation d’un pilote avant le décollage d’un avion dans un aéroport au Canada
Auteur: Simon Kabbaj
Incident grave à l’aéroport de Vancouver

C’est le genre de nouvelle qui fait froid dans le dos quand on s’apprête à prendre l’avion. Imaginez un peu la scène : nous sommes le 23 décembre, à l’aéroport international de Vancouver, et un vol d’Air India à destination de Delhi subit un retard de dernière minute. La raison ? Elle est aussi surprenante qu’inquiétante. Un pilote a été purement et simplement retiré de l’appareil avant le décollage, car il a été trouvé sous l’influence de l’alcool. On ne parle pas ici d’une simple rumeur, mais bien de faits avérés confirmés par une source proche du dossier ce vendredi.
Selon les informations qui circulent, la police canadienne n’a pas pris les choses à la légère. Ils ont fait passer non pas un, mais deux tests d’alcoolémie (éthylotests) au pilote concerné. Le verdict a été sans appel : l’homme était inapte au service. Transports Canada, le régulateur national, a immédiatement qualifié cet événement de « question sérieuse » dans une lettre adressée à la compagnie aérienne. Il semble d’ailleurs très probable que les autorités ne s’arrêtent pas là et engagent des mesures coercitives. Air India a dû faire venir un autre pilote en urgence pour assurer le vol, tandis que le fautif a été immédiatement suspendu de ses fonctions de vol le temps de l’enquête.
La réaction des autorités et l’ultimatum de janvier

Face à la gravité de la situation, la machine administrative s’est mise en route assez vite. Une source, qui a préféré garder l’anonymat n’étant pas autorisée à parler aux médias, a révélé que Ajit Oommen, un officiel de Transports Canada, a formellement écrit à Air India. La demande est claire : la compagnie doit fournir ses conclusions ainsi que les détails des mesures prises pour éviter que cela ne se reproduise. Ils ont une date butoir précise, fixée au 26 janvier. C’est court, mais nécessaire.
De son côté, Air India tente de rassurer. Dans un communiqué publié samedi, la compagnie a martelé qu’elle maintenait une « politique de tolérance zéro » envers toute violation des règles. Ils ont précisé que toute violation confirmée entraînerait une action disciplinaire stricte, conforme à la politique de l’entreprise. L’avion concerné par cet incident n’était pas un petit coucou, loin de là. Il s’agissait d’un Boeing 777, un modèle capable d’accueillir jusqu’à 344 passagers selon les sites de Flightradar24 et d’Air India. Vous imaginez les conséquences potentielles ? Transports Canada a d’ailleurs promis de collaborer avec le régulateur indien de l’aviation pour assurer un « suivi approprié ».
Un contexte tendu : sécurité et surveillance accrue

Il faut dire que ce n’est vraiment pas le moment pour Air India de faire des vagues. La compagnie est déjà sous une surveillance intense, et ce, pour des raisons tragiques. On se souvient — avec une certaine lourdeur — du crash du 12 juin impliquant un Boeing Dreamliner qui a coûté la vie à 260 personnes. Depuis, le régulateur indien de l’aviation a signalé de multiples manquements à la sécurité au sein de la compagnie, qui, rappelons-le, appartenait au gouvernement jusqu’en 2022 avant de passer sous le giron du groupe Tata et de Singapore Airlines (SIAL.SI).
Et ce n’est pas tout. Cette semaine, la Direction générale de l’aviation civile indienne (DGCA) a envoyé des avis d’avertissement à quatre autres pilotes d’Air India. Ces avis, datés du 29 décembre et consultés par Reuters, soulèvent de « sérieuses préoccupations de sécurité » liées au respect de la réglementation et à la prise de décision des équipages. Apparemment, ces pilotes auraient accepté de faire voler un appareil l’année dernière malgré la connaissance préalable de « problèmes répétés » et de « dégradations des systèmes existants ». L’avion en question était un Boeing 787, utilisé pour les vols long-courriers.
Conclusion : Vers un durcissement des règles ?
Tout cela nous amène à une question fondamentale : les règles actuelles sont-elles suffisantes ? La DGCA semble penser que non et a proposé un tour de vis. L’une des nouvelles règles envisagées serait particulièrement sévère : un pilote perdrait sa licence de manière permanente après trois tests positifs à l’alcool. À l’heure actuelle, les règles exigent simplement des examens par éthylotest après le vol, effectués au premier port d’atterrissage en Inde.
Pour ce qui est de l’incident de Vancouver, il faut savoir que les règles canadiennes sont très strictes : un pilote ne peut absolument pas manœuvrer un avion dans les 12 heures suivant la consommation d’une boisson alcoolisée. La violation de ces règles peut entraîner des mesures d’application judiciaires ou administratives, y compris de lourdes amendes. Espérons que cette série d’incidents servira de leçon, car la sécurité des passagers ne devrait jamais être une option.
Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA.