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Une amitié éternelle : Des archéologues suédois exhument un chien de 5 000 ans enterré avec son poignard
Crédit: lanature.ca (image IA)

Quand un chantier ferroviaire révèle un trésor émotionnel

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C’est le genre d’histoire qui nous rappelle, parfois brutalement, que nos ancêtres n’étaient pas si différents de nous, surtout lorsqu’il s’agit de nos compagnons à quatre pattes. Tout a commencé de manière assez banale, avec un projet ferroviaire. Des équipes s’affairaient à construire une fondation sur pieux pour un remblai, juste à l’extérieur de Järna, en Suède. Ce n’est pas exactement l’endroit où l’on s’attend à tomber nez à nez avec l’Histoire, n’est-ce pas ? Et pourtant.

En triant ce qui semblait être des restes anciens, les archéologues ont réalisé qu’ils fouillaient une tourbière qui, il y a bien longtemps, était un lac de pêche de l’âge de pierre. C’est là que les experts d’Arkeologerna — une entreprise d’archéologie nationale dépendant des Musées historiques suédois — ont fait une découverte bouleversante. Au milieu d’artefacts de pêche somme toute classiques, ils ont trouvé les restes d’un chien vieux de 5 000 ans. Mais ce n’était pas une mort accidentelle, oh que non. L’animal avait été enveloppé dans un sac fait de peaux d’animaux et enterré rituellement au fond du lac.

Un rituel funéraire unique et un poignard en os

credit : lanature.ca (image IA)

Ce qui me frappe le plus dans cette affaire, c’est le soin apporté à cet adieu. Ce n’était pas juste un animal qu’on jette. Le chien reposait aux côtés d’un poignard en os finement poli, long de près de neuf pouces (environ 23 cm). Imaginez la scène… Linus Hagberg, archéologue et chef de projet chez Arkeologerna, n’a pas caché son étonnement dans sa déclaration : « Trouver un chien intact de cette période est très rare, et le fait qu’il ait été déposé avec un poignard en os est presque unique ».

Les experts ont examiné la bête sous toutes les coutures. Il s’agissait d’un grand mâle puissant, avec une hauteur d’épaule de 20 pouces, âgé entre 3 et 6 ans. On nous dit qu’il a vécu une vie active. Au moment de l’enterrement, ce fameux poignard — probablement taillé dans un os d’élan ou de cerf rouge — a été placé délicatement au niveau de ses pattes. Hagberg explique que l’animal a été délibérément descendu dans le lac à environ cinq pieds de profondeur (1,5 mètre) à l’aide de pierres pour le lester. L’endroit se situait à peu près à 115 pieds (35 mètres) du rivage de l’époque. « L’utilisation de chiens dans les pratiques rituelles au cours de cette période est un phénomène connu », précise-t-il, même si cela reste toujours un peu mystérieux pour nous, modernes.

La vie quotidienne autour du lac : Indices et empreintes

credit : lanature.ca (image IA)

L’enquête ne s’arrête pas là, heureusement. Des analyses au radiocarbone, des analyses isotopiques et des tests ADN sont prévus pour nous donner une estimation encore plus précise de l’époque et du mode de vie de ce bon vieux toutou, y compris ce qu’il mangeait. Comme le souligne Hagberg, « l’histoire de la vie du chien peut à son tour nous en dire plus sur la façon dont les gens qui possédaient le chien vivaient et subvenaient à leurs besoins ». C’est fascinant de penser qu’un simple animal de compagnie peut servir de fenêtre sur toute une civilisation.

Mais ce chien n’était pas seul. Les archéologues, travaillant main dans la main avec l’équipe de construction, ont mis au jour du matériel en bois incroyablement bien conservé, datant d’entre 3300 et 2600 avant notre ère. On parle de pieux enfoncés dans le lit du lac et de poteaux qui faisaient peut-être partie de plates-formes en bois pour pêcher depuis la rive. Ils ont aussi trouvé des pierres placées délibérément, sans doute des ancres ou des lests pour les filets. Le clou du spectacle ? Une ancienne nasse de pêche de six pieds de long (presque 2 mètres) avec des saules en bois entrelacés. Et autour de tout ça… des empreintes de pas.

Conclusion : Les fantômes dans la boue

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C’est peut-être le détail le plus touchant de toute cette fouille, au-delà même du chien. Hagberg raconte : « Adjacent au piège à poissons se trouvent des zones piétinées où il est possible de voir que les gens se sont tenus et se sont déplacés sur le lit du lac ». Ces traces apparaissent comme des taches dans la boue. On peut presque les voir, ces pêcheurs d’il y a cinq millénaires, peut-être en train de vérifier leurs pièges, le chien attendant fidèlement sur la rive… ou peut-être était-il déjà dans son sac de peau, prêt pour son dernier voyage. Une découverte qui donne, je trouve, un peu le vertige.

Selon la source : popularmechanics.com

Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA.

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