Trump : « Les États-Unis ont besoin du Groenland », le sujet refait surface après le Venezuela
Auteur: Simon Kabbaj
Un coup au Venezuela, puis le regard qui se tourne vers le nord

On aurait pu croire que l’affaire du Groenland était une lubie passagère, une de ces idées bizarres lancées en passant. Mais visiblement, non. Alors que les États-Unis venaient tout juste de renverser le dirigeant vénézuélien Nicolás Maduro, voilà que Donald Trump, réinstallé à la Maison Blanche depuis 2025, a remis le sujet sur la table. Comme si une intervention militaire en Amérique du Sud en appelait naturellement une autre, bien plus au nord. C’est troublant, vous ne trouvez pas ?
Le dimanche 4 janvier, dans la foulée de ce qu’il présente comme une victoire, le président a repris ses appels à l’annexion de cette immense île de glace. L’occasion était pourtant mal choisie, alors que le monde avait encore les yeux rivés sur le chaos au Venezuela. Mais avec Trump, la logique suit souvent des chemins détournés. Il semble obsédé par cette terre lointaine, et ça, ce n’est pas nouveau.
Pourquoi le Groenland ? Les arguments d’un président déterminé
Alors, pourquoi cette fixation ? Trump le dit lui-même, sans ambages : « Nous avons besoin du Groenland, absolument. Nous en avons besoin pour la défense. » C’est ce qu’il a déclaré au magazine *The Atlantic* dans une interview publiée justement ce 4 janvier. Son raisonnement ? L’île serait, selon ses dires, « entourée par des navires russes et chinois ». Une position géostratégique de premier ordre, en plein Arctique, une région qui devient un nouvel échiquier pour les grandes puissances.
Mais ce n’est pas tout. Derrière les glaciers et les fjords, le Groenland recèlerait des richesses colossales : des minéraux critiques, essentiels pour les technologies modernes. Pour l’ancien et actuel président, s’en emparer n’est pas une fantaisie, mais une « nécessité de sécurité nationale ». Il n’a jamais exclu, d’ailleurs, d’utiliser la force militaire pour y parvenir, refusant catégoriquement de « lever cette option ». Une idée qu’il caresse depuis le début de son nouveau mandat en 2025, proposant d’abord de l’acheter au Danemark, avant d’envisager des moyens plus… radicaux.
Colère au Danemark et symboles provocants à Washington
Vous imaginez la réaction à Copenhague ? Elle ne s’est pas fait attendre. Le Danemark est un allié historique, un membre fondateur de l’OTAN, pas une colonie à démembrer. L’ambassadeur du Danemark aux États-Unis, Jesper Moeller Soerensen, a répliqué sèchement : « Nous nous attendons au plein respect de l’intégrité territoriale du Royaume du Danemark. » Un langage diplomatique qui ne cache pas un profond agacement.
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— Katie Miller (@KatieMiller) January 3, 2026
Du côté du Groenland lui-même, le Premier ministre Jens-Frederik Nielsen a été encore plus direct. Dès le mois de décembre, il a vertement tancé les velléités de Trump, déclarant sans détour : « Les États-Unis ne prendront pas le contrôle du Groenland. » Il a qualifié cet intérêt de volonté de « colonisation », un mot lourd de sens qui a dû résonner désagréablement.
Pendant ce temps, à Washington, les symboles allaient bon train. Le 4 janvier également, Katie Miller, l’épouse du vice-chef de cabinet de la Maison Blanche Stephen Miller, a posté sur les réseaux sociaux une photo pour le moins suggestive. On y voyait le Groenland… recouvert du drapeau américain. Avec ce simple mot en légende : « BIENTÔT. » Un message qui, volontairement ou non, semblait donner raison aux craintes des Groenlandais et des Danois.
Conclusion : Une manœuvre risquée qui pourrait isoler les États-Unis
Alors, est-ce que Trump peut vraiment s’emparer du Groenland par la force ? La question est vertigineuse. Juridiquement et politiquement, c’est un champ de mines. Le Groenland est un territoire autonome du Danemark, peuplé d’environ 57 000 habitants. Il a le droit de voter son indépendance, mais il dépend largement des subsides danois. Surtout, une attaque contre lui serait une attaque contre le Danemark, et donc contre l’OTAN tout entier.
Comme l’a rappelé en janvier 2025 l’ancien ambassadeur américain au Danemark sous Obama, Rufus Gifford, toute action militaire contraindrait l’Alliance atlantique à réagir. Se lancer dans une telle aventure reviendrait à isoler les États-Unis de leurs plus proches alliés, pour une terre qui, malgré ses ressources, n’a tout simplement pas envie de les rejoindre. Après le Venezuela, Trump semble vouloir tester les limites du possible. Mais certaines lignes rouges, même pour lui, pourraient bien être infranchissables. L’histoire nous le dira. En attendant, le Groenland peut dormir sur ses deux oreilles ? Probablement pas. La pression, elle, est bien réelle.
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