Un couple arrêté pour avoir tenté de vendre leur bébé contre 1 000 $ et des boissons
Auteur: Simon Kabbaj
Un pacte troublant dans un terrain de camping
L’histoire a quelque chose d’à la fois sordide et incroyablement déroutant, vous ne trouvez pas ? En septembre 2024, dans un camping de l’Arkansas, un couple a tenté de vendre son bébé de six mois. Le prix demandé ? Mille dollars et… un pack de six bières.
Darien Urban, 22 ans, et Shalene Ehlers, 21 ans, ont été arrêtés pour cette affaire qui défie l’entendement. Cette semaine, ils ont appris leur sort devant le tribunal du comté de Benton, et leurs peines, elles, ont été bien différentes.
Le juge Brad Karren a dû trancher, face à ce dossier qui mêlait négligence crasse, cynisme et une forme de désespoir glaçant. Le tout scellé par un « contrat » écrit à la main, comme pour donner une apparence de légalité à l’inimaginable.
Des peines différentes pour les deux parents

L’issue judiciaire, justement, n’a pas été la même pour le père et la mère. Darien Urban a plaidé coupable pour une seule accusation : « tentative d’accepter une compensation pour adoption ». En échange, les procureurs ont abandonné l’accusation de mise en danger du bien-être d’un mineur. Pas de chance pour lui, le juge a validé cet accord et l’a condamné à trois ans de prison dans les services correctionnels de l’Arkansas, avec une peine supplémentaire de trois ans suspendue.
Pourquoi une peine aussi lourde ? Peut-être à cause de son passé. Déjà en juin 2023, Urban avait plaidé coupable pour deux vols de biens d’une valeur comprise entre 1 000 et 5 000 dollars. Il était en probation à ce moment-là. En tentant de vendre son enfant, il a violé cette probation, ce qui n’a rien arrangé à son cas.
Shalene Ehlers, elle, a eu un sort bien plus clément, même si elle a plaidé coupable aux deux accusations : la tentative de vente ET la mise en danger. Le juge a différé l’acceptation de son plaidoyer. Concrètement, elle écope de six ans de probation sous surveillance de l’État. Si elle la termine sans accroc, elle pourrait ne pas avoir de casier judiciaire. Une différence de traitement qui interroge, c’est le moins qu’on puisse dire.
Et le bébé, dans tout ça ? Selon les documents du tribunal, aucun des deux parents n’est autorisé à entrer en contact avec leur fils, qui est maintenant un petit enfant. L’enfant, qui présentait des signes de négligence au moment des faits, avait été conduit à l’hôpital.
Les faits : un contrat, de la bière et des témoins
Revenons à ce soir de septembre 2024 au Beaver Lake Hide-A-Way Campground, à Rogers. Cette ville en pleine croissance se trouve à quelques kilomètres de l’Oklahoma, à environ 200 miles au nord-ouest de Little Rock. C’est là que tout a basculé.
Selon le récit officiel, Shalene Ehlers aurait d’abord demandé de la bière à un autre couple de campeurs, chose qu’elle faisait apparemment régulièrement. Refus. C’est alors qu’un homme, Ricky Crawford, serait intervenu. Ivre au point de tituber, d’après les enquêteurs, il se serait dit inquiet pour le bébé. Il a proposé aux parents de le garder pour la nuit en échange de plusieurs canettes de bière. Ils ont accepté, lui confiant l’enfant et un sac à langer.
Crawford a ensuite amené le bébé à un autre homme, Cody Nathaniel Martin, dans un autre camping-car. C’est là que les parents les ont rejoints. Et c’est là que Martin a sorti un bout de papier. Le « contrat » disait ceci, mot pour mot : « « Nous, Darien Urban et Shalene Ehlers, transférons nos droits sur notre bébé [nom supprimé] à Cody Nathaniel Martin pour 1 000 $ le 21/09/2024.
Avertissement : Une fois signé, ce document est définitif. Aucune des parties ne pourra revenir sur sa décision et il est interdit de reprendre contact par la suite. » Ils l’ont signé, et même filmé avec un téléphone portable, pensant probablement que cela le rendait « légal ».
Plusieurs témoins ont confirmé la scène. Martin a expliqué à la police que c’était lui qui avait rédigé le papier ; l’argent n’avait pas encore été échangé, mais il comptait apporter un chèque de 1 000 dollars quelques jours plus tard. Le propriétaire du camping, ayant eu vent de cette transaction plus que douteuse, a finalement décroché son téléphone et appelé le 911.
Conclusion : Un abandon qui pose question
En lisant cette affaire, on reste sans voix. Ce qui frappe, au-delà de l’horreur de la transaction elle-même, c’est le mélange de calcul froid et d’une négligence abyssale. Les parents ont abandonné leur enfant à un homme qu’ils reconnaissaient comme « visiblement ivre », puis à un parfait inconnu, le tout pour quelques bières et la promesse d’argent.
Un détective l’a résumé brutalement dans son rapport : les deux parents avaient « créé un risque substantiel de mort ou de blessure physique grave » pour leur bébé. Et après avoir été informés de leurs droits, ils se seraient montrés étonnamment bavards et ouverts sur leur projet de vente, comme si cela était normal.
L’histoire se termine par des peines de prison et de probation. Mais elle laisse surtout l’image d’un enfant ballotté, utilisé comme monnaie d’échange, et de deux jeunes adultes dont les actes dessinent un portrait accablant de détresse et d’irresponsabilité. Une bien triste affaire, qui heureusement, a été stoppée à temps par l’intervention d’un voisin vigilant.
Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA.