Une menace qui enflamme les tensions

On dirait bien que l’air est chargé d’électricité entre Washington et Bogotá, ces derniers jours. C’est le genre de nouvelle qui vous glace un peu le sang, même de loin. Le président colombien Gustavo Petro a, disons-le, lancé une déclaration pour le moins explosive ce lundi 5 janvier. Il a affirmé qu’il était prêt à reprendre les armes, une arme qu’il ne veut plus toucher, pour défendre son pays.
Cette promesse, elle ne sort pas de nulle part. Elle répond directement à des propos jugés très menaçants de l’autre président, l’américain Donald Trump. Le contexte est déjà tendu, après une opération militaire américaine qui a abouti à la capture du président vénézuélien Nicolás Maduro et de son épouse Cilia Flores. Les mots de Trump concernant la Colombie ont tout simplement fait déborder le vase.
Et le moins qu’on puisse dire, c’est que cette altercation verbale n’est pas passée inaperçue. Elle résonne bien au-delà des frontières de ces deux pays, suscitant l’inquiétude et des réactions vives ailleurs dans le monde. Ça sent la poudre, et pas qu’un peu.
Le duel verbal Trump-Petro : Insultes et menaces

Alors, qu’est-ce qui s’est exactement dit ? C’est parti d’un échange en vol, à bord de l’Air Force One, le 4 janvier 2026. Donald Trump, de retour à Washington après avoir donné l’ordre de l’opération au Venezuela, s’est adressé aux journalistes. Et il n’a pas mâché ses mots sur la Colombie. Il a déclaré que le pays était « très malade » et qu’il était dirigé par « un homme malade qui aime fabriquer de la c*****e et la vendre aux États-Unis ». Une attaque directe et personnelle contre Petro.
Pire encore, quand un journaliste lui a demandé si les États-Unis envisageaient une opération militaire en Colombie, Trump a répondu, laconique et provocant : « Ça me semble être une bonne idée. » Il a même ajouté, pour enfoncer le clou, que Petro ne dirigerait « plus très longtemps » et qu’il devrait « surveiller son c** ». C’est du lourd, vous en conviendrez. Ce n’est pas le langage diplomatique qu’on nous enseigne.
La réaction de Gustavo Petro n’a pas tardé. Sur le réseau social X, il a posté un message d’une force rare. Il a rappelé son passé d’ancien guérillero du M-19 et son engagement pour la paix : « J’ai juré de ne plus toucher une arme depuis le Pacte de Paix de 1989 ». Mais il a ajouté, avec une détermination froide : « mais pour la Patrie, je reprendrai les armes que je ne veux pas. » Une phrase qui sonne comme un serment de dernier recours.
Il a aussi répondu aux insultes, d’une manière qui en dit long sur le mépris qu’il perçoit : « Je ne suis pas illégitime, et je ne suis pas un n***o. » Et il a précisé : « Je n’ai pas été militaire, je connais la guerre et la clandestinité. » Bref, un homme qui dit connaître le prix de la violence et qui affirme être prêt à y retourner si son pays est attaqué. Les relations entre les deux hommes, déjà tendues depuis le début du second mandat de Trump sur des dossiers comme la migration, les taxes douanières ou la politique anti-drogue, viennent de tomber à un niveau historiquement bas.
Des ondes de choc jusqu’au Mexique et au Groenland

L’impact de ces déclarations belliqueuses ne s’est pas limité à la Colombie, loin de là. Ça a fait l’effet d’une pierre dans une mare, et les vagues sont arrivées jusqu’au Mexique et au… Groenland, aussi surprenant que cela puisse paraître. C’est que Trump, dans sa conférence de presse volante, a aussi eu des mots pour d’autres.
La présidente mexicaine Claudia Sheinbaum a immédiatement condamné l’opération américaine au Venezuela. Mais surtout, elle a lancé un avertissement clair contre toute velléité d’ingérence dans la région. « Nous rejetons catégoriquement toute intervention dans les affaires intérieures d’autres pays », a-t-elle affirmé. Elle a insisté sur la souveraineté de son pays : « Il est nécessaire de réaffirmer qu’au Mexique, c’est le peuple qui gouverne, et que nous sommes un pays libre et souverain. La coopération, oui ; la subordination et l’intervention, non. » Un rappel ferme que le Mexique, bien qu’il coopère sur les questions de sécurité, n’est pas un État vassal.
Et puis il y a le Groenland. Une histoire un peu à part, mais révélatrice. Trump a renouvelé son vieux fantasme d’achat de ce vaste territoire, en invoquant des « raisons de sécurité nationale ». Il a déclaré : « Nous avons besoin du Groenland pour des raisons de sécurité nationale, et le Danemark ne sera pas capable de le faire. C’est si stratégique. »
Le Premier ministre groenlandais, Jens-Frederik Nielsen, a rejeté ces propos avec une grande fermeté, mais aussi une pointe de tristesse. Il a rappelé l’alliance historique : « Nous avons été l’ami proche et loyal des États-Unis pendant des générations. » Mais il a qualifié le discours de Trump de « complètement inacceptable » et surtout, « irrespectueux ». Il a expliqué : « Quand le président américain dit que ‘nous avons besoin du Groenland’ et nous associe au Venezuela et à une intervention militaire, ce n’est pas seulement faux. C’est irrespectueux. » On sent la blessure d’un allié qui se sent traité comme un simple bout de terrain à acquérir.
Conclusion : Une région en ébullition et un monde qui retient son souffle

Alors, où est-ce que tout cela nous mène ? À une situation extrêmement volatile, c’est le moins qu’on puisse dire. D’un côté, un président américain qui semble jouer avec les mots comme on joue avec des allumettes près d’un baril de poudre, n’hésitant pas à menacer ouvertement des pays souverains et à insulter leurs dirigeants. De l’autre, des leaders latino-américains qui, visiblement, n’ont plus l’intention de se laisser faire et qui brandissent le drapeau de la souveraineté nationale avec une vigueur retrouvée.
La déclaration de Gustavo Petro n’est pas anodine. Pour un homme qui a déposé les armes il y a plus de trente-cinq ans et qui a construit une carrière politique sur la paix, parler de les reprendre est un signal désespéré, un cri d’alarme. Ça montre à quel point la rhétorique de Trump est perçue comme une menace existentielle, bien réelle.
L’inquiétude internationale grandit, c’est clair. On a l’impression de voir se dessiner une nouvelle ligne de fracture, où la logique unilatérale de la force vient heurter de plein fouet les principes de non-ingérence et d’autodétermination. Les prochains jours, les prochaines déclarations, seront cruciaux. Espérons, pour tout le monde, que les armes, celles des mots comme celles des champs de bataille, resteront au fourreau. Mais l’atmosphère, elle, est lourde de tous les possibles, et pas des meilleurs.
Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA.