Aller au contenu
Les traits psychologiques derrière l’attrait des théories du complot
Crédit: lanature.ca (image IA)

Pourquoi les complots séduisent-ils autant ?

credit : lanature.ca (image IA)

Les théories du complot, c’est un véritable fléau de notre époque, vous ne trouvez pas ? Autrefois cantonnées aux marges, elles ont carrément investi le courant principal, surtout depuis l’explosion d’internet et des réseaux sociaux. Elles façonnent maintenant les débats publics et, parfois, les politiques. Mais franchement, pourquoi tant de monde y adhère-t-il, même quand les faits scientifiques les contredisent de façon flagrante ? C’est la question brûlante à laquelle une nouvelle étude, publiée dans la revue Applied Cognitive Psychology, a tenté de répondre. Les chercheurs, menés par Paul Arnold et relus par Robert Egan, ont identifié deux traits psychologiques qui carburent à ces croyances.

Le cœur de l’étude : deux traits psychologiques clés

L’équipe de recherche s’est concentrée sur l’idée des dissimulations, cette conviction que les organisations et les gouvernements cachent délibérément la vérité au public. Pour creuser ça, ils ont interrogé 253 personnes originaires de plusieurs pays. On leur a demandé d’évaluer des affirmations comme « les politiciens ne nous disent généralement pas les vrais motifs de leurs décisions » ou encore « les agences gouvernementales surveillent étroitement tous les citoyens ». Assez révélateur, non ?

Ensuite, ils ont passé au crible statistique pas moins de 14 variables – l’âge, le sexe, la mentalité, tout y est passé – pour déceler ce qui pourrait expliquer ce penchant pour le complotisme. Et figurez-vous que trois facteurs se sont particulièrement démarqués, expliquant à eux seuls près de 20% de l’adhésion à ces théories. Le premier, c’est une faible tolérance à l’ambiguïté. Les gens qui ont du mal avec ça, ils supportent vraiment pas les histoires ou les situations pas claires, ces fameuses « zones grises ». Ça les angoisse, un truc flou ou qui semble aléatoire. Et là, les théories du complot arrivent comme un sauveur : elles balaient toute cette incertitude en fournissant une explication simple, en noir et blanc. Les auteurs de l’étude le soulignent : il est évident que ces théories séduisent les personnes peu tolérantes à l’ambiguïté, car elles offrent un sentiment de certitude – même si c’est infondé – en simplifiant des questions complexes avec des récits familiers.

Le deuxième grand pilier, c’est un sentiment d’injustice. Les gens qui sont sensibles aux injustices perçues, ou qui pensent que le monde est truqué contre eux de manière déloyale, sont bien plus susceptibles d’adhérer aux théories du complot. L’idée que quelqu’un « tire les ficelles » en secret les aide à donner un sens à ce qui se passe. Pour eux, un complot caché est une explication bien plus satisfaisante que l’idée que le monde est tout simplement aléatoire et complexe. C’est un peu comme chercher un coupable plutôt que d’accepter le chaos, vous voyez ?

Ah, et autre point intéressant : l’étude a aussi révélé que les personnes plus jeunes, ainsi que celles étant plus religieuses, présentaient également une mentalité complotiste plus marquée. C’est une donnée à prendre en compte, même si, je vous l’accorde, l’échantillon était assez restreint et composé en majorité de professionnels d’âge moyen et très éduqués.

Alors, que peut-on faire ?

credit : lanature.ca (image IA)

Les chercheurs en sont bien conscients : leur échantillon était petit et pas forcément représentatif de toute la population. Malgré ça, ils estiment que leurs découvertes peuvent nous aider à mieux dialoguer avec les personnes ayant des croyances complotistes. La solution, selon eux, ne se trouve pas simplement dans l’assénement de faits. C’est même souvent contre-productif. Non, il faudrait plutôt se concentrer sur l’aide à gérer l’incertitude et à répondre à ce sentiment sous-jacent d’impuissance qui ronge ces individus. En gros, il s’agit de leur donner des outils pour affronter la complexité du monde sans avoir besoin d’y coller une explication simpliste et manipulatrice. Pas simple, mais probablement plus efficace à long terme, vous ne pensez pas ?

Selon la source : phys.org

Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA.

facebook icon twitter icon linkedin icon
Copié!
Plus de contenu