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Alors que le monde fond, un glacier résiste (et grandit) contre toute attente au Tadjikistan
Crédit: lanature.ca (image IA)

Une anomalie dans un monde qui se réchauffe

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C’est devenu une sorte de refrain tragique, vous ne trouvez pas ? À mesure que le changement climatique redessine la carte de notre planète, les glaciers sont souvent les premiers à plier bagage. C’est visible, c’est mesurable, et franchement, c’est inquiétant. Une étude publiée dans Nature Climate Change estime carrément que nous perdons environ 1 000 glaciers par an. Et ce chiffre risque fort de grimper d’ici le milieu du siècle.

Avec chaque bloc de glace qui disparaît, c’est tout un pan de notre monde qui s’effondre : des écosystèmes fragiles, nos réserves d’eau douce, l’économie touristique et même, pour certains, une connexion spirituelle avec la montagne. Pourtant, au milieu de cette débâcle généralisée rapportée par Darren Orf ce 6 janvier 2026, il existe un irréductible. Une zone qui semble narguer les statistiques. Il s’agit des montagnes du Pamir, en Asie centrale, qui ont longtemps résisté au déclin, allant même jusqu’à gagner de la masse par le passé.

L’énigme du « Toit du Monde » et la chasse aux carottes de glace

credit : lanature.ca (image IA)

Imaginez un peu la scène. Alors que le reste du monde fond à vue d’œil, la calotte glaciaire de Kon-Chukurbashi, perchée à 5 810 mètres (environ 19 000 pieds) dans ce qu’on appelle le « Toit du Monde » au Tadjikistan, a fait l’inverse : elle a grandi. C’est pour comprendre cette résilience totalement inattendue qu’une équipe internationale de scientifiques s’y est rendue plus tôt cette année.

L’objectif ? Extraire deux carottes de glace massives, mesurant chacune au moins 100 mètres de long. C’est un peu comme lire dans les cernes d’un arbre, mais version glacée. Le destin de ces deux échantillons est d’ailleurs fascinant. La première carotte a été expédiée vers un sanctuaire souterrain en Antarctique, géré par la fondation Ice Memory. L’idée est de créer un dépôt sécurisé d’informations climatiques pour les siècles à venir… une sorte de coffre-fort de l’humanité, si on veut.

Le second échantillon, lui, a pris la direction de l’Institut des sciences des basses températures de l’Université de Hokkaido, à Sapporo. C’est là que le professeur Yoshinori Iizuka va tenter de décoder l’anomalie. Il a confié à l’AFP, avec une humilité toute scientifique : « Si nous pouvions comprendre le mécanisme derrière l’augmentation du volume de glace là-bas, alors nous pourrions peut-être l’appliquer à tous les autres glaciers du monde ». Il admet lui-même que c’est ambitieux, mais l’espoir est là.

Changement de plan et poussière jaune : les secrets de 30 000 ans

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Pour la petite histoire, cette mission ne devait même pas se passer là-bas. Au départ, les chercheurs visaient le célèbre glacier Vanch-Yakh (anciennement connu sous le nom de glacier Fedchenko), qui est tout de même le plus long glacier du monde hors des régions polaires. Mais bon, la nature décide souvent pour nous : l’accès par hélicoptère s’est avéré trop dangereux ou difficile. L’équipe s’est donc rabattue sur le Kon-Chukurbashi. Et franchement ? Ce n’est pas un lot de consolation.

Les couches incalculables de poussière compactée dans cette glace vont permettre aux scientifiques de remonter le temps sur près de 30 000 ans. On parle d’analyser les conditions atmosphériques, les chutes de neige et les températures d’une des chaînes de montagnes les moins étudiées du globe. Evan Miles, un glaciologue des universités suisses de Fribourg et Zurich qui faisait partie de l’aventure, était plutôt enthousiaste.

Il racontait à l’AFP avoir extrait une dernière carotte « spectaculaire ». Il a décrit une « glace vraiment jaune », tellement elle était chargée de sédiments. Pour eux, c’est le signe qu’il y a énormément de données à exploiter. C’est un peu le Saint Graal pour un glaciologue, je suppose.

Conclusion : Même les refuges ne sont pas éternels

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Malheureusement, je dois finir sur une note un peu plus sombre. Il se pourrait bien que les données tirées de ces échantillons arrivent trop tard, même pour la région du Pamir. Une étude menée plus tôt cette année par des scientifiques de l’Institut des sciences et technologies d’Autriche (IST Austria) a jeté un froid… si j’ose dire.

Ils ont révélé que la diminution récente des chutes de neige commence à saper cette résilience légendaire. En parlant du glacier Kyzylsu, un autre géant des montagnes du Pamir, ils ont affirmé avoir identifié « un point de basculement important au plus tard en 2018 », quelle que soit la méthode d’analyse utilisée. Il s’avère donc que même le dernier refuge mondial pour les glaciers ne peut pas résister indéfiniment au réchauffement rapide causé par l’homme. C’est une course contre la montre, tout simplement.

Selon la source : popularmechanics.com

Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA.

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