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Au-delà de la tendance : les protéines, ce pilier vital qui accompagne les femmes à chaque étape de la vie
Crédit: lanature.ca (image IA)

Entre fascination sociale et réalité médicale : le grand paradoxe

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On ne va pas se mentir, c’est devenu impossible d’y échapper. Que ce soit en faisant défiler son fil d’actualité sur les réseaux sociaux, en passant devant une salle de sport ou simplement en flânant dans les rayons du supermarché, les protéines sont partout. Elles ont été propulsées au rang de superstars, bien au-delà de leur simple statut de macronutriment. Pour beaucoup, elles sont devenues un totem, une sorte de promesse magique d’un corps sculpté, d’une énergie sans fin et d’une satiété qui nous éviterait toute frustration. C’est séduisant, évidemment.

Pourtant, derrière cette vitrine étincelante de la performance et du bien-être, il y a une réalité bien plus nuancée, voire inquiétante. C’est assez paradoxal quand on y pense : on en parle tout le temps, et pourtant, les femmes sont nombreuses à en manquer. Les chiffres ne trompent pas. Selon une étude récente menée par Opinionway pour MeatLab – Charal, le constat médical est sans appel : un médecin sur deux rapporte une augmentation des déficits en protéines. Et qui sont les premiers touchés ? Les adolescents, les seniors, et, fait préoccupant, les femmes enceintes.

Pourquoi un tel décalage ? Probablement parce qu’on confond tout. On a tendance à glorifier la protéine comme un simple carburant énergétique, alors que sa mission première est structurelle. C’est la charpente de notre maison corporelle, si vous voulez. Elles sont là pour construire, réparer et maintenir tout ce qui nous compose : nos muscles, bien sûr, mais aussi notre peau et nos os. Ce n’est pas une mode passagère ni un régime miracle ; c’est littéralement ce qui nous permet de tenir debout chaque matin.

Grossesse et ménopause : quand le corps féminin réclame du soutien

credit : lanature.ca (image IA)

Nos besoins ne sont pas gravés dans le marbre ; ils changent, ils fluctuent au gré des décennies et des bouleversements hormonaux. C’est particulièrement vrai pour les femmes. Prenons les années de maternité, par exemple. C’est une période où le corps accomplit un travail titanesque. Un apport adéquat en protéines n’est pas seulement « conseillé », il est vital. Pourquoi ? D’abord pour le développement du fœtus, évidemment, mais on oublie souvent la mère dans l’équation. Les protéines l’aident à récupérer, à lutter contre cette fatigue écrasante qui accompagne la grossesse. Les experts insistent : c’est un paramètre à surveiller comme le lait sur le feu.

Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Le rôle de ces nutriments devient encore plus critique, peut-être même crucial, après le cap des 50 ans. Avec l’arrivée de la ménopause et la chute inévitable des œstrogènes, notre corps change de régime. On fait face à une perte accélérée de la densité osseuse et de la masse musculaire — ce qu’on appelle la sarcopénie. C’est là que la protéine agit comme un véritable bouclier anti-âge. En consommant suffisamment de protéines, on ne cherche pas à devenir bodybuildeuse, mais simplement à préserver sa force physique, sa solidité squelettique et, in fine, son autonomie. C’est une question de santé publique.

L’avis de l’expert : comprendre la mécanique invisible et gérer son assiette

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Il est facile de se perdre dans les débats techniques. Pour y voir plus clair, il faut écouter ceux qui étudient la question au quotidien. Aline Victor, intervenant lors d’une table ronde du MeatLab organisée par Charal, nous apporte un éclairage précieux. Elle rappelle que la protéine n’agit pas seule : « La protéine interagit sur le système immunitaire mais aussi sur les muscles ». C’est une machinerie complexe.

Elle met le doigt sur un processus souvent silencieux : « Lorsque l’on prend de l’âge, le corps perd naturellement de la masse musculaire et l’on devient plus fragile, c’est le début de la sarcopénie ». Mais attention, pas de panique inutile, ce n’est pas soudain. Comme elle le note avec justesse, « on ne se réveille pas un matin à 80 ans sans muscles ». C’est un processus lent, une fonte qui débute bien plus tôt, dès la cinquantaine. Heureusement, la prévention est possible grâce à deux leviers inséparables : l’activité physique et, vous l’aurez deviné, la consommation de protéines.

C’est ici que les chiffres deviennent intéressants — et il faut les retenir. Si un adulte en bonne santé a besoin d’environ 0,83 gramme de protéines par kilo de poids corporel chaque jour, ces besoins grimpent avec l’âge. Pour les seniors, il faut viser 1g voire 1,2g par kilo et par jour. Concrètement, comment on fait ? Face à la « végétalisation » de nos assiettes et aux débats animal vs végétal, le secret réside dans le bon sens et la mesure. Les campagnes de santé peinent parfois à faire passer ce message simple : « ni trop, ni trop peu ». L’essentiel est dans la répartition. Pour que le corps utilise ces matériaux de construction, il faut lui en donner régulièrement : au petit-déjeuner, au déjeuner et au dîner. Qu’il s’agisse de viandes de qualité, d’œufs, de poissons ou d’un mélange savant de céréales et légumineuses, l’important est de varier pour rester forte.

Conclusion : Un équilibre à retrouver

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Au fond, la question n’est pas de choisir un camp radical ou de suivre aveuglément une tendance Instagram. Il s’agit de redonner du sens à ce que l’on mange. Les protéines ne sont ni un ennemi, ni un remède miracle isolé, mais un compagnon de route indispensable.

En retrouvant le sens du « bon et du mesuré », et en veillant à cet apport à chaque grand repas, on offre à son corps les meilleures chances de traverser les âges avec vitalité. C’est peut-être ça, le vrai secret de la performance : l’équilibre.

Selon la source : aufeminin.com

Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA.

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