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Ces gènes ancestraux pourraient bien être le secret de la longévité
Crédit: lanature.ca (image IA)

Un héritage inattendu

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On se demande souvent ce qui fait qu’une personne souffle ses cent bougies alors que d’autres peinent à atteindre les quatre-vingts ans. Est-ce l’huile d’olive ? Le soleil ? Ou peut-être quelque chose de bien plus profond, caché au cœur même de nos cellules ? Il semblerait que la réponse réside, du moins en partie, dans un héritage vieux de plusieurs millénaires. Elizabeth Rayne, dans un article récent du début 2026, met en lumière une découverte fascinante : certains fragments d’ADN, transmis par d’anciens chasseurs-cueilleurs, joueraient un rôle crucial pour nous permettre d’atteindre l’âge vénérable de 100 ans.

C’est assez incroyable quand on y pense, non ? Ce lien génétique spécifique, identifié chez des populations italiennes, remonte à une époque lointaine, bien avant notre ère moderne. Alors que le mode de vie et l’environnement pèsent lourd dans la balance de la longévité, la génétique de certaines populations spécifiques semble donner un avantage indéniable. Il s’agit d’une branche précise de notre ADN ancien qui, curieusement, pourrait offrir à certains d’entre nous un bonus de vie, un cadeau direct de nos ancêtres chasseurs-cueilleurs.

Une plongée dans le cocktail génétique italien

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Pour comprendre ce phénomène, il faut se pencher sur les détails de l’étude publiée dans la revue GeroScience. Les chercheurs ne se sont pas contentés de survoler le sujet ; ils ont mené une investigation minutieuse sur l’ADN de centenaires italiens. Ils ont découvert que leur patrimoine génétique est un véritable patchwork historique. On y retrouve des composants majeurs provenant de chasseurs-cueilleurs du Mésolithique d’Europe occidentale (ce qu’on appelle le WHG), mais aussi des premiers agriculteurs néolithiques d’Anatolie, des éleveurs de l’âge du bronze de la steppe pontique-caspienne liés à la culture Yamna, ainsi que des chasseurs-cueilleurs du Caucase et des peuples néolithiques iraniens.

C’est un mélange complexe. Pour être précis, les gènes de ces peuples iraniens se sont propagés le long des côtes méditerranéennes, séparément des populations des steppes. Les scientifiques ont comparé 333 centenaires à un groupe de contrôle composé de 690 individus en bonne santé de la péninsule italienne. Et c’est là que ça devient intéressant : bien que les Italiens possèdent un mélange de tous ces ADN anciens, seul le composant WHG — celui des chasseurs-cueilleurs d’Europe occidentale — présente une association directe avec l’âge avancé.

Les chercheurs ont noté que, bien que des études récentes en paléogénomique aient tenté de reconstruire le rôle des ancêtres anciens sur nos traits actuels, aucune ne s’était vraiment concentrée spécifiquement sur la longévité jusqu’à présent. C’est donc une première. L’analyse a révélé une différence significative : les centenaires possédaient davantage d’ADN résiduel de ce groupe WHG que les témoins.

Le paradoxe de l’inflammation et l’histoire climatique

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Mais pourquoi cet ADN spécifique est-il si spécial ? L’histoire remonte à loin, très loin. Le WHG fait partie de l’ADN européen depuis environ 20 000 ans. Cependant, des analyses antérieures de la structure de la population italienne suggéraient déjà que cette ascendance était entrée dans le bassin génétique séparément des autres, et les modèles l’associaient déjà à une longue durée de vie. Pour comprendre le mécanisme, il faut remonter au Dernier Maximum Glaciaire, une période s’étendant d’il y a environ 35 000 à 20 000 ans.

À cette époque, alors que le climat se réchauffait, la plupart des chasseurs-cueilleurs d’Europe occidentale ont été remplacés par des peuples néolithiques. C’est ici que la théorie des chercheurs devient… disons, ironique. Ils pensent que des allèles pro-inflammatoires (des formes alternatives de gènes) se sont développés dans l’ADN des nouvelles populations pour les protéger contre une exposition accrue aux agents pathogènes, conséquence directe d’un climat plus chaud et d’une densité de population plus élevée.

Ces changements de mode de vie et de régime alimentaire ont favorisé ces gènes de « défense ». Mais voilà le hic : ces gènes, autrefois destinés à augmenter les chances de survie face aux infections, se sont retournés contre nous. Aujourd’hui, ils sont considérés comme des coupables dans les maladies inflammatoires et autres affections chroniques liées à l’âge. En somme, l’ADN des chasseurs-cueilleurs, moins touché par cette adaptation pro-inflammatoire, protègerait mieux contre le vieillissement moderne.

Conclusion : Pas de panique, ce n’est pas une fatalité

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Cela dit, ne nous emballons pas trop vite. Si vous n’avez pas d’ancêtres chasseurs-cueilleurs d’Europe occidentale, cela ne signifie pas que vous êtes condamné à une vie courte ! L’étude s’est concentrée uniquement sur la population italienne. Il est fort probable, je suppose, qu’il existe bien d’autres composants génétiques liés à la longévité ailleurs dans le monde, au-delà de ce seul groupe ancien qui parcourait l’Europe autrefois.

La recherche sur la longévité explore d’ailleurs de nombreuses pistes pour inverser le vieillissement, comme l’utilisation de composés tels que les polyphénols, que l’on trouve dans des aliments simples comme les baies ou les grenades. Comme l’ont souligné les chercheurs : « Nous proposons que les variantes impliquées dans ce trait ont pu être introduites dans le pool génétique italien à une époque très ancienne ». En fin de compte, cette étude ouvre une nouvelle voie, une approche spécifique à la population qui exploite les vastes données de la paléogénomique tout en tenant compte des événements biodémographiques du passé. C’est un pas de plus pour comprendre notre histoire biologique.

Selon la source : popularmechanics.com

Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA.

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