Introduction : Une page se tourne à Ottawa (et à Paris)
C’est une nouvelle qui a fait un peu de bruit, vous l’avez peut-être entendu. Le premier ministre Mark Carney a pris la parole, non pas depuis la Colline du Parlement, mais depuis l’ambassade du Canada à Paris, pour commenter le départ imminent d’une figure clé : la députée libérale ontarienne Chrystia Freeland. Et sa réaction ? Il trouve la démarche tout à fait logique, voire « cohérente ».
Pour remettre les choses dans leur contexte, Mme Freeland s’apprête à endosser un rôle bénévole assez particulier : elle deviendra conseillère en développement économique auprès de nul autre que le président ukrainien, Volodymyr Zelensky. Une transition qui ne manque pas de panache, mais qui soulève forcément des questions sur son engagement ici, au Canada.
Les coulisses d’une démission en deux temps

Lundi, les choses se sont précipitées. Mme Freeland a annoncé qu’elle quittait, avec effet immédiat, son poste de représentante spéciale de M. Carney pour la reconstruction de l’Ukraine. Mais attention, elle ne quitte pas son siège de députée tout de suite ; c’est une démission « ultérieure » qui est prévue. C’est un peu technique, mais important.
Lors de sa conférence de presse mardi à Paris, M. Carney a été assez clair sur sa vision des choses : « J’ai estimé que l’acceptation de ce rôle était cohérente avec une démission de son poste de députée, et j’ai salué qu’elle fasse cela ». On sent qu’il ne lui en tient pas rigueur, bien au contraire.
Il y a un détail intéressant ici… On sait que les libéraux naviguent dans les eaux parfois troubles d’un gouvernement minoritaire. On aurait pu penser que chaque siège compte, n’est-ce pas ? Pourtant, lorsqu’on lui a posé la question, M. Carney a précisé qu’il n’avait pas demandé à Mme Freeland de rester députée. Il semble avoir accepté la situation avec une certaine philosophie.
Entre diplomatie internationale et projets d’avenir

Pendant ce temps, le premier ministre n’est pas à Paris pour faire du tourisme. Il est là pour rencontrer les alliés de l’Ukraine, y compris des représentants des États-Unis. L’enjeu est colossal : discuter de garanties de sécurité pour ce pays ravagé par la guerre, le tout dans la perspective d’un éventuel accord de paix avec la Russie. C’est dans ce contexte international tendu que s’inscrit le départ de Mme Freeland.
D’ailleurs, pour être tout à fait complet, il faut rappeler que Chrystia Freeland avait déjà prévenu qu’elle ne se représenterait pas aux prochaines élections. Son avenir est déjà tracé ailleurs. À compter du 1er juillet, elle prendra la direction générale de la Fondation Rhodes. C’est une fondation caritative internationale très prestigieuse pour l’éducation, basée à Oxford, en Angleterre. Un changement de cap radical, loin de la politique partisane d’Ottawa.
Conclusion : Des critiques et une élection à venir

Évidemment, en politique, tout le monde n’est pas toujours d’accord. Des voix se sont élevées dans l’opposition pour critiquer le calendrier de ce départ. Le porte-parole conservateur en matière d’affaires étrangères, Michael Chong, ainsi que le chef intérimaire du NPD, Don Davies, ont exprimé des réserves. Selon eux, c’est une question de principe : Mme Freeland aurait dû démissionner de son poste de députée avant même d’accepter un rôle auprès du chef d’un autre pays. On peut comprendre leur point de vue sur les apparences de conflit d’intérêts.
Quoi qu’il en soit, la machine électorale va devoir se remettre en marche. Une élection partielle sera organisée dans la circonscription ontarienne d’University—Rosedale une fois que le départ de Mme Freeland sera officiel. Les électeurs de ce coin de Toronto retourneront donc aux urnes bientôt.
Selon la source : lapresse.ca
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