Ma mère et Alzheimer : ces 5 signes alarmants que nous avons ignorés pendant dix ans
Auteur: Adam David
Introduction : Un diagnostic au goût amer et tardif

Quand le couperet est tombé, ce fut un choc brutal. Mais avec le recul, le diagnostic d’Alzheimer a surtout laissé un goût amer à toute la famille : celui d’une évidence cruelle que personne n’avait su, ou voulu, voir à temps. La mère de l’autrice de ce témoignage poignant, initialement relayé par rdasia.com, n’a reçu son diagnostic qu’à un stade déjà très avancé de la maladie. C’est terrible de se dire qu’on est passé à côté.
Pourtant, les premiers symptômes étaient là. Ils s’étaient manifestés près de dix ans plus tôt. Le problème ? À seulement 68 ans, elle ne correspondait pas du tout au profil « classique » que l’on associe généralement à la démence, souvent perçue à tort comme une fatalité réservée au très grand âge. Comme beaucoup de familles, nous avons cherché des excuses. Ses proches ont attribué ces changements progressifs au stress, à la fatigue de l’âge ou simplement à des traits de caractère un peu excentriques. On se disait que c’était « juste elle ».
C’étaient des petits oublis, des manies qui, sur le moment, amusaient ou agaçaient légèrement, mais qui ne semblaient jamais vraiment alarmants. On ne s’imagine pas le pire.
La mémoire qui flanche : entre plaisanteries et statistiques inquiétantes

C’est insidieux. Comme le rappellent les spécialistes cités par rdasia.com, la maladie d’Alzheimer est une pathologie progressive et silencieuse. Elle s’installe sournoisement bien avant que les symptômes les plus graves n’apparaissent au grand jour. Les chiffres donnent le vertige : selon les données de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), près de 50 millions de personnes vivent avec une forme de démence dans le monde, et Alzheimer représente la majorité de ces cas. Ce qui rend la détection si complexe, ce sont justement ces premiers signes diffus que l’on a tendance à banaliser.
Dans cette histoire familiale, l’un des premiers signaux, longtemps pris à la légère, concernait la mémoire immédiate. C’était presque devenu un rituel : la mère perdait constamment ses clés, son téléphone ou son portefeuille. Au fil du temps, ces oublis sont devenus quotidiens, au point d’en faire une sorte de plaisanterie familiale récurrente. On en riait presque. Pourtant, égarer régulièrement des objets du quotidien est l’un des signes précoces les plus fréquents.
À cela s’ajoutaient des questions répétées. Elle posait la même question jour après jour, parfois à seulement quelques heures d’intervalle, comme si l’information glissait sur elle sans jamais s’imprimer. Des conversations entières semblaient s’effacer, obligeant ses proches à répéter inlassablement. On mettait ça sur le compte du vieillissement ou de l’« amnésie numérique », mais la fréquence aurait dû nous alerter. Ce n’était plus de la distraction, c’était un trouble cognitif profond qui s’installait.
Isolement, désorientation et perte de poids : les signaux physiques et sociaux

Au-delà de la mémoire, d’autres signes plus subtils se sont installés. C’est peut-être ce qui est le plus douloureux à réaliser après coup. Alors qu’elle avait toujours été une femme sociable, elle a commencé à éviter les interactions, fuyant particulièrement les personnes qu’elle ne connaissait pas. Cet isolement progressif est aujourd’hui reconnu comme un symptôme précoce classique. Parallèlement, une difficulté croissante à s’orienter est apparue. Après un déménagement, elle n’a jamais réussi à mémoriser les trajets dans sa nouvelle ville, malgré son goût prononcé pour les promenades. La désorientation spatiale, même dans des lieux familiers, est un drapeau rouge absolu selon les experts.
Enfin, il y a eu un signe physique, visible mais mal interprété : une perte de poids progressive et involontaire. Déjà menue de nature, elle a continué à maigrir au fil des années, atteignant un poids alarmant au moment du diagnostic final. Plusieurs études évoquées par rdasia.com établissent un lien clair entre une perte de poids inexpliquée et le développement futur de la démence, ce phénomène pouvant survenir jusqu’à dix ans avant le diagnostic officiel.
Conclusion : L’importance cruciale de ne pas ignorer les doutes

Avec le recul, l’autrice de ce témoignage insiste sur un point essentiel, presque vital : face à l’accumulation de ces signes, aussi anodins paraissent-ils, consulter tôt peut tout changer. Le déni, la méconnaissance de la maladie et cette peur viscérale de s’inquiéter « pour rien » ont contribué à retarder la prise en charge médicale.
Certes, un diagnostic précoce ne guérit pas la maladie d’Alzheimer. Mais il permet d’en ralentir la progression, de mettre en place des stratégies adaptées et, surtout, d’accompagner plus dignement les personnes concernées et leurs proches. Il vaut mieux poser une question de trop à un médecin que de laisser le silence s’installer pendant dix ans.
Selon la source : aufeminin.com
Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA.