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Retrouver la vue : la science dévoile une capacité insoupçonnée du cerveau humain
Crédit: lanature.ca (image IA)

Un espoir inattendu pour des milliards de personnes

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C’est une réalité difficile à ignorer : des milliards de personnes à travers le monde vivent avec une forme ou une autre de déficience visuelle, et parmi elles, des millions sont plongées dans une cécité quasi totale ou complète. La vue, c’est notre sens premier, celui qui nous permet de naviguer dans ce monde complexe. Alors forcément, l’idée de la perdre est terrifiante, et la science cherche depuis toujours le moyen de « réparer » ça.

Le problème, c’est que nous, les mammifères, on n’est pas vraiment réputés pour nos super-pouvoirs de régénération. Contrairement à certaines espèces du règne animal qui peuvent littéralement faire repousser leurs yeux, nous semblons dépourvus de cette chance. Cependant, un article marquant publié le 6 janvier 2026 par Darren Orf suggère que nous avons peut-être sous-estimé notre propre biologie. Il semblerait que la nature ait gardé quelques atouts dans sa manche, des astuces que nous commençons à peine à comprendre pour, peut-être un jour, restaurer la vision humaine.

Le « bourgeonnement » : quand les neurones improvisent des connexions

credit : lanature.ca (image IA)

On a longtemps cru — et c’est presque un dogme en biologie — que les neurones, une fois endommagés, c’était fini. Pas de retour en arrière possible. Pourtant, cela n’expliquait pas pourquoi certaines personnes semblaient récupérer une partie de leurs capacités, y compris visuelles, après un traumatisme grave. C’est là que des chercheurs de l’Université Johns Hopkins, dans le Maryland, sont entrés en scène pour tenter d’éclaircir ce mystère.

En observant ce qui se passait entre les connexions des cellules du système visuel et les neurones du cerveau chez des souris après une blessure, ils ont remarqué quelque chose d’étonnant. Non, les neurones ne repoussaient pas comme par magie. Mais les cellules survivantes, elles, s’activaient d’une manière inattendue : elles augmentaient leurs ramifications. Ce processus, que les scientifiques ont baptisé « sprouting » (ou bourgeonnement), permet de créer de nouvelles connexions dans le cerveau.

Le résultat est assez bluffant. Finalement, ce processus de bourgeonnement a permis de rétablir presque le même nombre de connexions qu’avant la blessure. Ces conclusions fascinantes ont été publiées dans la revue JNeurosci. Comme l’ont écrit les auteurs : « Le système nerveux central est caractérisé par son potentiel de régénération limité, pourtant des exemples frappants de récupération fonctionnelle après une blessure… soulignent sa capacité de réparation ».

Disparités entre les sexes et leçons du règne animal

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Mais attendez, l’étude ne s’arrête pas là, et c’est ici que ça devient un peu plus complexe — et peut-être un peu injuste. Les scientifiques ont eu la surprise de constater que cette récupération n’était pas uniforme. En gros, les souris mâles s’en sortaient beaucoup mieux que les femelles. Les mâles montraient des capacités de récupération améliorées, tandis que chez les femelles, la réparation était plus lente et incomplète.

C’est un phénomène inexpliqué pour l’instant, mais qui n’est pas totalement inconnu. Athanasios Alexandris, de l’Université Johns Hopkins et auteur principal de l’étude, a fait un parallèle intéressant dans un communiqué de presse : « Les femmes ressentent plus de symptômes persistants suite à une commotion cérébrale ou une lésion cérébrale que les hommes ». Comprendre ce qui freine ce mécanisme chez les femmes pourrait être la clé pour développer de meilleures thérapies.

Pendant que nous explorons nos propres mécanismes internes, la science continue de lorgner du côté des animaux qui font ça naturellement mieux que nous. En août 2025, par exemple, des chercheurs se penchaient sur la génétique de l’escargot pomme (apple snail) et ses capacités à restaurer ses yeux. Quelques mois auparavant, une autre équipe avait réussi une restauration partielle de la vue chez des souris en utilisant des stratégies évolutives empruntées au poisson-zèbre.

Conclusion : Un avenir à construire

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Pour l’instant, il faut rester lucide : les humains ne disposent pas encore de méthodes pour régénérer entièrement les cellules et restaurer complètement cette vision si précieuse. Nous n’en sommes pas là.

Mais la chasse aux indices est ouverte. Que ce soit en étudiant des phylums lointains dans le règne animal ou en décortiquant les réactions microscopiques au sein de notre propre corps, les scientifiques traquent ce secret biologique avec une ferveur renouvelée. Le « bourgeonnement » neuronal est une piste sérieuse, une lueur d’espoir dans l’obscurité.

Selon la source : popularmechanics.com

Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA.

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