Bras de fer budgétaire : le Congrès offre un sursis inespéré à la NASA face aux coupes de Trump
Auteur: Adam David
Un revirement politique crucial pour l’agence spatiale

On a eu peur, n’est-ce pas ? Franchement, l’ambiance n’était pas à la fête dans les couloirs de l’agence spatiale ces derniers mois. Alors que la NASA retenait son souffle face à la menace de coupes budgétaires assez drastiques voulues par l’administration Trump pour son projet de budget fédéral 2026, voilà que le Congrès vient changer la donne. Ce n’est pas rien.
Les législateurs ont décidé de ne pas suivre la ligne dure de la Maison Blanche. Au contraire, ils proposent d’accorder un fonds conséquent de 24,4 milliards de dollars. C’est une véritable bouffée d’oxygène qui priorise clairement les programmes scientifiques. Tout n’est pas encore joué, bien sûr, mais les décisions finales pourraient être arrêtées d’ici la semaine prochaine. C’est un soulagement, du moins pour l’instant.
Le choc des chiffres : la proposition du Congrès contre le plan Trump

Il faut revenir un peu en arrière pour comprendre le soulagement actuel. Depuis sa rentrée au pouvoir, Donald Trump n’y est pas allé de main morte avec ses décisions, bouleversant pas mal la structure socio-économique des États-Unis, et la science n’a pas été épargnée. Dans sa proposition publiée en juin 2025, son administration ne prévoyait que 18,8 milliards de dollars pour la NASA. Faites le calcul : c’était une baisse vertigineuse de 24 % par rapport à l’année précédente.
Le coup aurait été terrible, surtout pour le programme scientifique qui n’aurait reçu que 3,9 milliards. On parlait tout de même de suspendre des dizaines de missions spatiales en cours ! La Maison Blanche avait même — et c’est assez effrayant quand on y pense — exhorté les responsables à préparer des plans pour la mise hors service de leurs engins. Évidemment, ça a suscité une indignation monstre. Les chercheurs craignaient des suppressions d’emplois massives et un ralentissement scientifique qui aurait pu profiter à d’autres puissances, comme la Chine.
Mais lundi dernier, le 5 janvier, les législateurs ont contre-attaqué avec cette nouvelle enveloppe de 24,4 milliards pour l’exercice 2026. Le résumé du projet de loi du Sénat est d’ailleurs assez cinglant : « Le projet de loi rejette la proposition désastreuse de l’administration visant à réduire de 47 % le budget scientifique de la NASA et à mettre fin à 55 missions ». À la place, ils prévoient un financement de 7,25 milliards de dollars pour la science, ce qui ne représente qu’une baisse minime de 1 %.
Des missions emblématiques sauvées des eaux (et de l’oubli)

Ce qui est rassurant, c’est de voir des projets concrets sauvés par cette manœuvre. Prenez la mission Dragonfly, par exemple. Le Congrès a inclus 500 millions de dollars pour ce projet fascinant vers Titan, la plus grande lune de Saturne. Le lancement est prévu pour 2028. C’est quand même incroyable : on va envoyer un aéronef à rotors pour explorer cette lune, la seule du système solaire connue pour avoir des liquides stables en surface, afin d’y chercher des marqueurs chimiques prébiotiques.
Et ce n’est pas tout. Il y a aussi 300 millions de dollars prévus pour finir le télescope spatial Nancy Grace Roman. Si tout va bien, il pourrait être mis en service dès cet automne pour étudier l’énergie noire et la formation des galaxies. C’est vital pour notre compréhension de l’univers.
Casey Dreier, de la Planetary Society, a bien résumé le sentiment général en déclarant à Ars Technica : « Franchement, c’est mieux que ce à quoi je m’attendais ». Elle a ajouté qu’il y avait « très peu de choses à redire ». Venant d’une organisation opposée aux coupes, c’est plutôt bon signe, non ?
Conclusion : Entre compromis nécessaires et incertitudes restantes

Bon, il ne faut pas non plus crier victoire trop vite ni croire que tout est rose. Ce nouveau budget n’épargne pas tout le monde. La mission de retour d’échantillons martiens (MSR), qui a déjà connu pas mal de retards et de dépassements de coûts, n’est pas soutenue dans sa forme actuelle. Le document budgétaire est clair là-dessus. C’est un coup dur, mais les responsables soulignent que les technologies développées pour le MSR restent essentielles pour l’exploration humaine future de la Lune et de Mars.
D’ailleurs, pour compenser un peu, le texte prévoit 110 millions de dollars pour un programme nommé « Missions futures sur Mars », histoire de soutenir les systèmes de radar et d’atterrissage. Autre bémol : ce budget ne suffira pas à annuler les réductions d’effectifs et le programme de départs volontaires lancé en 2025. Les dégâts humains sont déjà là.
Maintenant, il ne reste plus qu’à attendre. La Chambre des représentants et le Sénat doivent encore voter séparément dans les prochains jours, avant une éventuelle promulgation par le président. On croise les doigts.
Selon la source : trustmyscience.com
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