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Les scientifiques pensent que nous pourrions avoir 33 sens : bien au-delà des 5 classiques
Crédit: lanature.ca (image IA)

Oubliez ce que vous avez appris à l’école

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Depuis aussi loin que je me souvienne — et c’est probablement votre cas aussi — on a toujours vécu avec cette certitude bien ancrée que nous possédons cinq sens. Peut-être un sixième, si l’on veut débattre un peu sur l’intuition ou le paranormal, mais disons que la base reste la vue, l’ouïe, le toucher, l’odorat et le goût. Eh bien, il semblerait que notre perception humaine soit, en réalité, beaucoup plus vaste et complexe que cette simple liste de courses.

Dans un article publié le 7 janvier 2026, Elizabeth Rayne nous explique que nos expériences sont majoritairement multisensorielles et que cinq catégories ne suffisent tout simplement pas à couvrir tout ce que l’on ressent. C’est assez vertigineux quand on y pense. Selon le psychologue Charles Spence, qui travaille au Crossmodal Laboratory de l’Université d’Oxford, on estime aujourd’hui que nous pourrions avoir entre 22 et 33 sens. Oui, vous avez bien lu, jusqu’à trente-trois.

Spence consacre ses recherches à des phénomènes comme la psychologie du consommateur — qui fait appel à plusieurs sens simultanément — et aux illusions qui surviennent lorsque le chevauchement sensoriel modifie notre perception des choses. C’est un domaine fascinant qui remet en question la façon dont nous interagissons avec le monde réel.

Proprioception et intéroception : les sens de l’intérieur

credit : lanature.ca (image IA)

Alors, de quoi parle-t-on exactement ? Prenez la proprioception, par exemple. C’est cette capacité subconsciente qui nous indique comment nous sommes orientés dans l’espace et dans quelle direction nous bougeons, sans même avoir besoin de regarder. C’est grâce à cette proprioception automatique que vous pouvez marcher sur des surfaces inégales sans trébucher à chaque pas, garder votre équilibre en soulevant un objet lourd, ou même vous gratter là où ça démange sans avoir à calculer chaque mouvement. C’est assez fou quand on y pense, non ?

Il y a aussi la kinesthésie, cette conscience du mouvement qui permet d’améliorer nos gestes, qui est rendue possible par la proprioception (et qui joue un rôle clé dans la mémoire musculaire). C’est ce qui permet, par exemple, de jouer du piano sans avoir le nez collé sur les touches.

D’un autre côté, nous avons l’intéroception. C’est un peu l’inverse de la proprioception : elle tourne les sens vers l’intérieur pour détecter les changements dans le corps et maintenir l’homéostasie. Sentir son pouls ou percevoir des signes de douleur, ce sont des exemples d’intéroception. Le mécanisme derrière tout ça est complexe : les signaux partent du nerf vague, traversent le tronc cérébral, atteignent le noyau parabrachial (où ils sont triés, c’est un peu le centre de tri), pour finir leur course vers les neurones sensoriels présents dans la plupart de nos organes vitaux.

Illusions corporelles et perception matérielle

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Il existe aussi ce qu’on appelle le sens de l’appartenance corporelle — la conscience que nos membres nous appartiennent vraiment. On pense que c’est le résultat de la fusion de plusieurs autres sens. L’illusion de la main en caoutchouc est un exemple classique et assez perturbant : on cache les vraies mains d’un sujet et on place une fausse main devant lui. En moins d’une minute, la plupart des gens commencent à sentir que la main inanimée fait partie de leur corps. À l’inverse, c’est tristement ce qui arrive parfois aux patients victimes d’un AVC, qui ont l’impression qu’un bras ou une jambe ne leur appartient plus, bien qu’il soit toujours là.

Ces apports multisensoriels influencent aussi énormément notre quotidien de consommateur. Cela rejoint le concept japonais de shitsukan, qui se traduit par « perception matérielle » ou « sens de la qualité matérielle ». Par exemple, comme l’odorat contribue massivement au goût, il modifie notre perception des saveurs. On ne goûte vraiment la fraise que parce qu’on en sent l’arôme.

La texture joue aussi un rôle majeur. Tenez, dans une expérience de 2007, des sujets ont eu l’impression que des aliments plus épais avaient moins de goût, alors que la quantité d’arôme ajoutée était exactement la même. Et cet effet basé sur l’odeur ne se limite pas à la nourriture ! Une autre expérience, menée en 2009 celle-ci, a montré que des personnes utilisant un shampooing parfumé à la rose affirmaient que leurs cheveux étaient plus soyeux… alors que la formule était strictement identique à celle d’un shampooing non parfumé. Notre cerveau nous joue des tours, clairement.

Conclusion : Un monde de combinaisons

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Finalement, même nos sens les plus familiers sont en réalité des combinaisons. Le toucher ? C’est un mélange de sensations comme la température et la texture. Et le goût, c’est la convergence du toucher, de l’odorat et de la gustation (qui capture le salé, le sucré, l’acide, l’amer et l’umami grâce à nos papilles). C’est bien plus complexe qu’il n’y paraît.

Tous ces sens supplémentaires, ces nuances qu’on ignore souvent, rendent certainement le monde beaucoup plus intéressant à explorer, vous ne trouvez pas ?

Selon la source : popularmechanics.com

Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA.

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