Aller au contenu
Zelensky parie sur Freeland : entre reconstruction économique et séisme politique à Ottawa
Crédit: lanature.ca (image IA)

Un pari audacieux sous les sirènes

credit : lanature.ca (image IA)

C’est une nouvelle qui a fait l’effet d’une petite bombe, si j’ose dire. On a envie de lancer un sincère « Bonne chance » à M. Zelensky pour son duo avec Mme Freeland ! L’Ukraine traverse un moment absolument critique où chaque décision économique devient, par la force des choses, un acte de résistance pure. En portant son choix sur Chrystia Freeland comme conseillère économique, le président Volodymyr Zelensky envoie un signal fort au reste du monde : la reconstruction du pays, ça commence maintenant, tout de suite, même si les sirènes d’alerte continuent de retentir.

Ce n’est pas anodin comme décision. L’Ukraine planifie, espère et tente d’avancer coûte que coûte dans ce brouillard de guerre. Il reste maintenant à voir si cet immense espoir sera soutenu par une discipline de fer, une rigueur à la hauteur des sacrifices terribles qui sont exigés de la population ukrainienne chaque jour.

Un bilan canadien en demi-teinte et des défis colossaux

credit : lanature.ca (image IA)

Il faut bien regarder les choses en face : l’ancienne ministre des Finances arrive avec un bagage pour le moins… contrasté. Ceux qui ont suivi son parcours à Ottawa se souviennent que son passage aux finances a été marqué par des déficits importants et une dette qui a grimpé en flèche. Bien sûr, on me dira qu’il y a eu les chocs de la pandémie, c’est vrai, mais même en tenant compte de ça, sa discipline budgétaire a été vivement contestée. Pour bon nombre d’observateurs avertis, Mme Freeland a souvent semblé davantage exceller dans le rôle de la négociatrice habile que dans celui de la gardienne rigoureuse des finances publiques.

C’est là que le bât blesse, ou du moins, c’est là que réside le risque. Dans les faits, avoir une expertise internationale reconnue ne garantit pas automatiquement que l’on prendra les bonnes décisions économiques sur le terrain. Le président ukrainien va devoir transformer cette expertise théorique en résultats concrets et palpables. La liste des tâches est longue comme le bras : il faudra attirer des capitaux patients, sécuriser l’aide internationale qui est vitale, moderniser l’État en profondeur et imposer des règles du jeu claires. Mme Freeland apportera sans aucun doute son carnet d’adresses bien rempli et sa capacité de mobilisation, c’est certain. Par contre, il faudra surtout une rigueur de gestion que son passage au Canada n’a pas toujours démontrée. Gouverner en temps de paix est déjà un casse-tête ; imaginez gouverner sous les bombes, avec une économie entière à rebâtir et des choix budgétaires impitoyables à faire. C’est un défi de taille qui ne pardonnera aucune erreur.

Départ d’Ottawa et casse-tête pour le gouvernement Carney

credit : lanature.ca (image IA)

Les conséquences de cette nomination se font immédiatement sentir chez nous. À la suite de cette annonce, Mme Freeland a confirmé qu’elle allait quitter son rôle de députée fédérale. De toute évidence, c’était la seule chose à faire ; soyons logiques, son nouveau rôle auprès de Zelensky est totalement incompatible avec le mandat que lui ont confié ses électeurs canadiens. On ne peut pas servir deux maîtres, surtout quand l’un demande une dévotion totale à la reconstruction d’un pays en guerre.

Mais voilà, le timing est tout sauf idéal. Il est difficile pour elle de partir dès maintenant, claquer la porte serait risqué pour son camp. Pourquoi ? Parce que le gouvernement minoritaire de Mark Carney a désespérément besoin des votes de tous ses députés, sans exception, pour finaliser l’approbation de son budget présenté le 4 novembre dernier. C’est une question de survie politique à court terme.

On nage un peu dans l’incertitude pour la suite. On ne sait pas encore s’il y aura des élections générales en 2026, c’est loin, mais ce qui est manifeste, c’est qu’il y aura des élections partielles suite à ce départ. C’est seulement après celles-ci que nous saurons vraiment si Mark Carney peut encore espérer gouverner avec une majorité ou s’il devra continuer à naviguer à vue sans déclencher d’élections générales.

Selon la source : journaldemontreal.com

Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA.

facebook icon twitter icon linkedin icon
Copié!
Plus de contenu