Aller au contenu
Des archéologues amateurs mettent au jour les restes vieux de 1 100 ans de trois guerriers unis par un lien mystérieux
Crédit: lanature.ca (image IA)

Une découverte fortuite en terre hongroise

credit : lanature.ca (image IA)

C’est le genre d’histoire qui donne envie de s’armer d’une truelle et de partir explorer les champs le week-end. En Hongrie, près de la localité d’Akasztó, située à plus de 55 miles (environ 90 kilomètres) de Budapest, des archéologues amateurs ont fait une découverte tout à fait stupéfiante. Ces bénévoles, qui participent au programme d’archéologie communautaire du musée Kecskemét Soldier József, ont mis au jour les sépultures de trois guerriers datant d’il y a 1 100 ans. On parle ici d’une période charnière, les années 920 ou 930 de notre ère, qui correspond à un moment clé de la conquête hongroise.

Ce qui rend cette trouvaille particulièrement touchante, au-delà de l’aspect historique, c’est la dimension humaine qui s’en dégage. Il ne s’agit pas seulement de vieux os poussiéreux ; les fouilles, menées sous la supervision des archéologues du musée, ont révélé des liens familiaux probables entre les défunts. On imagine aisément l’émotion des chercheurs lorsqu’ils ont compris qu’ils avaient affaire à ce qui ressemble à un drame familial figé dans le temps. De plus, ces guerriers n’ont pas été enterrés à la va-vite : ils étaient accompagnés d’objets funéraires de haut rang, témoignant d’un statut d’élite, avec de l’or, de l’argent et des armes anciennes qui ont survécu à un millénaire sous terre.

Le jeune guerrier d’élite et le rituel du cheval

credit : lanature.ca (image IA)

Le premier tombeau ouvert par l’équipe est celui d’un jeune homme, à peine sorti de l’adolescence, puisqu’il avait entre 17 et 18 ans au moment de sa mort. D’après une déclaration traduite de l’Association des musées hongrois de la société Pulszky, il appartenait sans l’ombre d’un doute à une classe privilégiée. C’est presque un miracle, ou comme le disent les responsables du musée, une « grande fortune », que sa tombe n’ait pas été pillée au fil des siècles, car elle est considérée comme l’une des plus riches de la région de la Tisza. L’inventaire est impressionnant : on y a retrouvé une plaque de sabretache (tarsoly) en argent, un objet extrêmement rare dont seulement une trentaine d’exemplaires ont été découverts dans le bassin des Carpates.

Mais ce n’est pas tout. Ce jeune guerrier portait encore, sur sa main gauche, une bague en or sertie de verre bleu, un détail poignant qui humanise immédiatement ce squelette. Il avait également deux créoles en or dans les cheveux, ainsi que des anneaux décoratifs en argent aux bras et aux jambes. La tombe elle-même contenait des traces de soie, de cuir et d’éléments en bois que les experts espèrent pouvoir analyser plus en profondeur. Ce qui est peut-être le plus fascinant – et un brin macabre, disons-le – concerne son cheval. L’animal a subi un rite final particulier : seuls la tête, les jambes et la peau ont été inhumés avec le défunt, accompagnés d’un harnais en argent doré. Les experts pensent que le reste du cheval a probablement été mangé lors du repas funéraire, ou du moins brûlé durant la cérémonie, une pratique qui nous semble bien étrange aujourd’hui.

Une affaire de famille : le père, le fils et le butin de guerre

credit : lanature.ca (image IA)

La fouille a ensuite révélé une deuxième tombe, celle d’un guerrier encore plus jeune, probablement âgé de seulement 15 ou 16 ans. On peut imaginer la tristesse de perdre un combattant si jeune. Il a été enterré avec son arc et un carquois contenant sept flèches, le tout orné de plaques de bois de cerf décoratives sur les poignées de l’arc, selon les informations relayées par Live Science. C’est cependant la troisième tombe qui permet de tisser le lien narratif entre ces trois hommes. Elle abritait un homme plus mûr, âgé entre 30 et 35 ans, dont la sépulture contenait également un équipement d’archerie, un sabre du Xe siècle, un bracelet en argent et un harnais de cheval orné de pièces de monnaie.

Les experts avancent une théorie assez solide : ce troisième homme serait le père du plus jeune guerrier (celui de 15-16 ans). Bien qu’ils pensent que les trois individus étaient probablement liés d’une manière ou d’une autre, le duo père-fils aurait pu servir de gardes du corps au premier guerrier, le jeune homme riche de 17-18 ans. C’est une hypothèse qui donne une toute autre perspective à la scène. Au total, les archéologues ont mis la main sur 81 pièces de monnaie, provenant majoritairement du nord de l’Italie. Il est fort possible que ces guerriers les aient obtenues en combattant là-bas, ramenant ces trophées chez eux avant de mourir.

Conclusion : Des secrets emportés dans la tombe

credit : lanature.ca (image IA)

Même si la science moderne permet de faire parler les morts, certaines questions restent malheureusement sans réponse. Les premières analyses effectuées sur les trois corps ont révélé qu’ils bénéficiaient tous d’un régime alimentaire riche en protéines animales, ce qui confirme leur statut social plutôt élevé pour l’époque. Ils ne manquaient de rien, visiblement. Les experts du musée soulignent que si le lien génétique est probable, leur connexion pourrait tout aussi bien s’être forgée dans la fureur des combats.

Cependant, un mystère demeure complet : aucune trace ne permet d’expliquer la cause de leur mort. Sont-ils tombés au combat ? Ont-ils succombé à une maladie soudaine après leur retour d’Italie ? Le trio a emporté ce secret avec lui il y a onze siècles. Cette découverte reste néanmoins une fenêtre exceptionnelle sur la vie, la mort et les rites de ces cavaliers hongrois d’antan, figés pour l’éternité dans la terre d’Akasztó.

Selon la source : popularmechanics.com

Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA.

facebook icon twitter icon linkedin icon
Copié!
Plus de contenu