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Pourquoi les bébés guépards ne ressemblent-ils pas à leur mère ? Ce curieux déguisement qui pourrait leur sauver la vie
Crédit: lanature.ca (image IA)

Une étrange différence de style

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C’est le genre de scène qui fait fondre n’importe qui, n’est-ce pas ? Imaginez une famille de guépards : une mère et ses trois petits, blottis les uns contre les autres. Mais une fois que vous avez fini de vous extasier (ce qui est tout à fait compréhensible, rassurez-vous, nous sommes tous pareils), un détail étrange saute aux yeux.

Alors que la mère arbore cette allure classique, élancée, avec ce magnifique pelage tacheté que l’on connaît tous, ses bébés, eux, ont l’air… comment dire ? Franchement différents. Ils ne ressemblent pas vraiment à des versions miniatures de l’adulte.

Dans un extrait fascinant de l’émission Cheetahs Up Close du National Geographic, le cinéaste animalier Bertie Gregory met le doigt sur une réalité beaucoup moins rose. Il explique que, malheureusement, 95 % des bébés guépards n’atteignent jamais l’âge adulte. C’est une statistique brutale, terriblement triste, mais c’est peut-être justement pour cette raison que la nature, dans sa grande sagesse, a doté ces petits d’une stratégie d’adaptation tout à fait surprenante – et, disons-le, plutôt adorable.

Le ratel et Ryan Reynolds : une inspiration inattendue

credit : lanature.ca (image IA)

Si vous prenez le temps de comparer un petit guépard à sa maman, vous remarquerez quelques différences clés. Les bébés ont une coloration bien plus sombre sur les pattes et le ventre, mais surtout, ils arborent une sorte de crête de fourrure plus claire et hérissée sur le dos, appelée le « manteau ». Et vous savez qui d’autre se promène avec une bande de course similaire sur le dos ? Le ratel, aussi appelé blaireau à miel.

Dans le grand ring de catch qu’est la savane africaine, on pourrait dire que le ratel est l’outsider ultime. D’ailleurs, ce n’est pas moi qui le dis, mais l’acteur Ryan Reynolds lui-même. Dans sa série pour NatGeo intitulée Underdogs, il a désigné le ratel comme l’animal le plus inspirant.

« J’aime le ratel parce qu’il peut encaisser les coups et continuer à avancer », a-t-il confié avec son humour habituel à IFLScience. « C’est le Casio de Mère Nature, il est presque indestructible. » Il est même allé plus loin dans sa réflexion, un peu décalée, je l’admets : « Je ne sais pas pourquoi on s’embête avec ces super-héros idiots comme Wolverine alors qu’on a le ratel – qui fait d’ailleurs partie de la même famille des mustélidés – mais qui est, lui, indestructible. Je pense qu’on a raté quelque chose. J’ai l’impression qu’on a vraiment manqué une occasion et je vais en parler à Marvel plus tard aujourd’hui (lors de cet appel qu’ils ne prendront pas). »

Le bluff du siècle : imiter pour survivre

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Blague à part sur les franchises Marvel, il est vrai que les ratels semblent refuser tout bonnement de mourir. C’est assez stupéfiant. On trouve des documentaires et des vidéos en ligne montrant ces petites bêtes endurer – certes, souvent sans grande dignité – des rencontres dangereuses avec des antilopes, des lycaons (chiens sauvages africains) et même des éléphants. Et qui pourrait oublier la légende de Stoffel, ce ratel captif célèbre pour son refus obstiné de rester enfermé ?

Dans la hiérarchie des déjeuners faciles, un bébé guépard est un choix bien plus appétissant pour les prédateurs. Le ratel, lui, est assez petit pour être tué par des lions ou des hyènes, mais étant donné qu’il est considéré comme un candidat sérieux au titre d’animal le plus agressif du monde, on comprend pourquoi les prédateurs ne prennent pas toujours la peine de s’y frotter. C’est trop d’ennuis.

Ce serait donc un coup de génie évolutif de créer des bébés qui imitent l’apparence d’une créature aussi impitoyable. C’est ce qu’on appelle le mimétisme batésien : quand une espèce inoffensive arbore les signaux d’avertissement d’une espèce dangereuse pour se défendre. C’est du bluff, pur et simple.

Cependant, ce « cosplay » de ratel ne dure pas éternellement. Le fameux manteau commence à tomber vers l’âge de trois mois. À six mois, les jeunes ressemblent déjà à des adultes, bien qu’ils ne fassent que la moitié de leur taille potentielle. Ils atteignent finalement leur pleine indépendance vers 18 mois. À ce stade, ils troquent leur costume contre un tout autre type de super-pouvoir : une vitesse record.

Conclusion : De l’illusion à la vitesse

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En fin de compte, la nature ne laisse rien au hasard, n’est-ce pas ? Face à des chances de survie aussi minces, le guépard a développé cette ruse visuelle étonnante pour protéger sa progéniture durant ses mois les plus vulnérables.

Que ce soit une ressemblance fortuite ou une véritable stratégie de mimétisme batésien peaufinée par des millénaires d’évolution, le résultat est là : ces petits punks à crête ont une chance supplémentaire de grandir pour devenir les créatures les plus rapides de la Terre.

Selon la source : iflscience.com

Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA.

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