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Trump lance un avertissement inquiétant aux citoyens naturalisés : vers une remise en cause de la nationalité ?
Crédit: shutterstock / IA

Une menace qui se précise

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C’est le genre de nouvelle qui fait froid dans le dos, n’est-ce pas ? Une inquiétude sourde commence à gagner un nombre préoccupant d’Américains qui pourraient bien perdre leur citoyenneté si Donald Trump parvient à ses fins. Ce n’est pas la première fois que l’ancien président évoque la dénaturalisation, c’est vrai, il en parle depuis un certain temps.

Mais là, les choses semblent changer de vitesse. On dirait bien qu’il passe de la simple parole aux actes concrets pour concrétiser ce projet. Pour rappel, et pour que tout le monde comprenne bien de quoi il s’agit, la naturalisation est ce processus par lequel on devient volontairement citoyen américain. Le site gouvernemental USA.gov l’explique très clairement : pour se qualifier, il faut avoir au moins 18 ans, savoir lire, écrire et parler un anglais de base, et surtout, être de « bonne moralité ».

C’est une tradition qui remonte à des centaines d’années aux États-Unis, un pilier de l’immigration. Pourtant, cette longue histoire ne semble pas arrêter Trump, qui a visiblement très envie de bousculer les règles établies. On sent bien que pour lui, rien n’est gravé dans le marbre.

Les cibles désignées et les déclarations chocs

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Il n’y a pas si longtemps, le mois dernier pour être précis, Trump affirmait qu’il allait « absolument » dénaturaliser certains Américains. Ses mots étaient assez durs, comme souvent. Il disait début décembre : « Nous avons des criminels qui sont entrés dans notre pays, et ils ont été naturalisés peut-être par l’intermédiaire du président Joe Biden ou de quelqu’un qui ne savait pas ce qu’il faisait ».

Il a même ajouté une petite phrase qui en dit long sur son état d’esprit, avec cette hésitation qu’on lui connaît parfois : « Si j’ai le pouvoir de le faire — je ne suis pas sûr de l’avoir, mais si je l’ai — je dénaturaliserai, absolument ». Et voilà qu’à peine un mois plus tard, le président prendrait apparemment des mesures pour retirer la citoyenneté à certains. C’est du moins ce que rapporte le New York Times.

Le journal, qui s’est récemment entretenu avec Trump lors d’une interview fleuve de deux heures, a indiqué que « son administration examinait les critères permettant de retirer la citoyenneté ». Trump ne s’est pas caché et a même pointé du doigt des groupes spécifiques. Il a déclaré au journal : « Je pense que beaucoup de gens venus de Somalie détestent notre pays ».

Cela dit, sa répression présumée ne se limiterait pas à la seule communauté somalienne. Trump est resté flou sur les autres cibles potentielles, se contentant d’ajouter : « S’ils méritent d’être déchus, je le ferai, oui ». C’est cette incertitude qui est peut-être le plus angoissant.

La peur s’installe : réactions et conséquences humaines

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Comme vous pouvez l’imaginer, de nombreuses organisations sont montées au créneau pour dénoncer ces projets présidentiels. L’Union américaine pour les libertés civiles (ACLU) n’y est pas allée de main morte. Dans une déclaration cinglante, ils ont affirmé : « Ces efforts visant à retirer la citoyenneté aux Américains sont systémiques et effrayants ».

Leur inquiétude est palpable. Selon eux, ces mesures ont rendu les citoyens américains craintifs. Les gens ont peur que des erreurs commises il y a des années sur leurs anciennes demandes ne soient utilisées pour les cibler aujourd’hui, leur retirer leur citoyenneté et, disons-le franchement, détruire leur vie.

L’ACLU explique que les efforts de dénaturalisation de l’administration Trump ont effrayé les résidents permanents légaux, qui hésitent désormais à demander la citoyenneté et à s’engager pleinement dans la vie civique. C’est triste, non ? Ce qui était autrefois un moment de fête, une célébration de l’intégration d’un immigrant dans la vie américaine, s’accompagne maintenant d’un fond de peur et de suspicion. On est loin du rêve américain.

Conclusion : Entre menace politique et réalité juridique

Il faut tout de même remettre les choses en perspective pour ne pas céder à la panique totale. Dans l’état actuel des choses, le processus de dénaturalisation est long, très long. Il ne peut se produire que sur décision de justice, soit par le biais d’une procédure civile, soit à la suite d’une condamnation pénale pour fraude à la naturalisation.

En gardant cela à l’esprit, il faut savoir que très peu de cas aboutissent réellement. Pour vous donner une idée précise avec des chiffres : selon l’Immigrant Legal Resource Center (ILRC), entre 1990 et 2017, une moyenne de seulement 11 cas de dénaturalisation ont été ouverts par an. C’est infime.

Cela suffira-t-il à rassurer ceux qui se sentent visés ? Rien n’est moins sûr, car la volonté politique affichée pèse lourd dans la balance, au-delà des statistiques passées.

Selon la source : theconversation.com

Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA.

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