Psychologie : Ce trait de caractère insoupçonné qui vous pousse vers les théories du complot
Auteur: Adam David
Quand l’incertitude nourrit la paranoïa

On a tous remarqué, je pense, à quel point les thèses complotistes semblent avoir envahi nos fils d’actualité ces derniers temps. C’est devenu presque banal de tomber sur une explication alternative farfelue, non ? Cela sème une véritable inquiétude, tant dans l’opinion publique qu’au sein des institutions sanitaires qui tentent de garder le cap. Mais la vraie question, celle qui gratte un peu, c’est : pourquoi tant de gens plongent-ils là-dedans ? Qu’est-ce qui fait basculer la croyance ? Eh bien, des chercheurs de plusieurs pays se sont penchés sur le dossier et ont mis le doigt sur un facteur clé qu’on oublie souvent : l’intolérance à l’incertitude. Ce trait de personnalité spécifique créerait une sorte de terrain fertile, une sensibilité accrue à la tentation conspirationniste.
Pour comprendre ce phénomène, une étude a été publiée très récemment, à la mi-décembre 2025, dans la revue spécialisée Applied Cognitive Psychology. L’idée n’était pas de juger, mais de comprendre la mécanique interne. Les scientifiques ont voulu voir pourquoi certains d’entre nous sont plus enclins à penser que des groupes puissants tirent les ficelles dans l’ombre, que ce soit sur l’origine du COVID-19 ou les mystères entourant la mort de célébrités. C’est fascinant, et un peu effrayant à la fois, de voir comment notre cerveau gère le vide d’information.
Une enquête internationale sur le profil psychologique

Alors, comment s’y sont-ils pris pour décortiquer nos esprits ? Les chercheurs n’ont pas fait les choses à moitié. Ils ont rassemblé un panel de 253 adultes. Ce n’est pas énorme, certes, mais l’échantillon est intéressant car il est international : les participants viennent du Canada, des États-Unis, d’Afrique du Sud et du Royaume-Uni. Avec une moyenne d’âge de 49 ans, on est sur une population qui a du vécu, pas juste des étudiants en fac de psycho. La méthodologie était assez directe : on leur a soumis une série d’affirmations pour tester leur niveau de méfiance envers les autorités.
Vous savez, le genre de phrases comme : « Les responsables politiques cachent la réalité de leurs actions ». Je parie que beaucoup d’entre nous auraient hésité avant de répondre ! Mais l’enquête ne s’est pas arrêtée à ces simples déclarations. Ils ont creusé. Ils ont collecté tout un tas de données sociodémographiques, des infos sur l’orientation religieuse, politique… et surtout, ils ont mesuré comment ces gens gèrent l’imprévisibilité. C’est là que ça devient croustillant : comment réagissez-vous quand vous ne savez pas ce qui va se passer ?
L’angoisse du vide et les facteurs aggravants

Le verdict de l’étude est assez clair, et ça résonne étrangement avec notre époque. Le principal enseignement, c’est que les personnes qui ressentent un inconfort physique ou mental marqué face à l’incertitude sont beaucoup plus susceptibles de croire aux discours conspirationnistes. C’est logique, quand on y pense : chez ces profils, le besoin de comprendre est viscéral. L’ambiguïté, le flou, ça génère chez eux une anxiété et une frustration quasi insupportables. Du coup, la théorie du complot agit comme un baume apaisant. Elle propose une histoire, un scénario carré qui réduit la zone d’ombre et redonne une forme de cohérence au chaos du monde. C’est rassurant, même si c’est faux.
Mais ce n’est pas tout. En fouillant dans les données, d’autres variables sautent aux yeux. Il semblerait que les femmes et les individus plus jeunes soient légèrement plus réceptifs à ces croyances. De même, l’approfondissement religieux — le fait d’être très croyant — et l’attachement à des valeurs politiques conservatrices ont tendance à renforcer l’adhésion à ces visions alternatives. Enfin, un dernier point qui fait sens : ceux qui perçoivent le monde comme un endroit fondamentalement injuste ou inéquitable sont, sans surprise, prédisposés à une méfiance généralisée envers les versions officielles. C’est un mélange complexe de psychologie et de vécu social.
Conclusion : Prudence et perspectives

Bon, il faut quand même garder la tête froide face à ces résultats. C’est tentant de tout expliquer par ce biais, mais les chercheurs eux-mêmes invitent à la prudence. N’oublions pas que le panel était limité à 253 personnes, ce qui reste modeste pour tirer des conclusions universelles, surtout avec des contextes culturels aussi variés que ceux des quatre pays étudiés. On ne peut pas tout généraliser d’un coup de baguette magique.
Cela dit, cette étude apporte une pierre importante à l’édifice. Elle offre un éclairage nouveau, un angle d’attaque différent sur les mécanismes psychologiques qui sous-tendent les discours complotistes. Ce n’est probablement que le début, et cette porte ouverte appelle clairement à d’autres investigations pour confirmer si notre peur de l’inconnu est bien le moteur principal de notre défiance.
Selon la source : passeportsante.net
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