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Des nouvelles de Brooklyn : Nicolas Maduro brise le silence et tente de rassurer ses fidèles
Crédit: lanature.ca (image IA)

Un message inattendu depuis la cellule new-yorkaise

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C’est une nouvelle que beaucoup attendaient, sans trop savoir à quoi s’attendre, n’est-ce pas ? Finalement, le silence a été brisé. « Nous allons bien. Nous sommes des combattants ». C’est avec ces mots, brefs mais lourds de sens, que l’ancien dirigeant vénézuélien Nicolas Maduro a tenté de donner signe de vie. Ce message nous parvient tout droit du centre de détention de Brooklyn, à New York, un lieu bien loin des palais de Caracas.

L’information a été relayée par son propre fils — une transmission familiale, presque intime — à travers une vidéo diffusée ce samedi par le parti au pouvoir au Venezuela. On sent bien la volonté de rassurer les troupes, de dire que le chef est toujours là, moralement du moins, malgré les barreaux.

Entre justice américaine et ferveur populaire à Caracas

credit : lanature.ca (image IA)

Pendant ce temps, la machine judiciaire, elle, ne s’arrête pas. Il faut rappeler que la situation est grave : Nicolas Maduro, accompagné de l’ex-première dame Cilia Flores, fait face à de lourdes accusations, notamment pour trafic de drogue. Lors de leur présentation devant la justice américaine lundi dernier, ils ont tous deux plaidé non-coupable. C’est une bataille juridique de longue haleine qui s’annonce, d’ailleurs, leur prochaine audience est déjà fixée au 17 mars. En attendant, ils restent incarcérés aux États-Unis.

Mais, et c’est là tout le paradoxe, cette incarcération résonne fort à des milliers de kilomètres de là. Samedi, dans les rues de Caracas, on a assisté à une scène touchante, presque familiale pour certains militants. Un petit millier de sympathisants ont battu le pavé. Ce n’était peut-être pas la foule des grands jours, mais la ferveur était là. Ils brandissaient des pancartes on ne peut plus claires : « Nous voulons leur retour ». Les slogans fusaient, martelant que « Maduro et Cilia sont notre famille ! ».

Au milieu de ce cortège, j’ai noté les propos de Yusleidys Arroyo, une femme de 36 ans, qui résume bien l’état d’esprit de ces irréductibles : « Ici, il y a un peuple qui se bat », a-t-elle lancé. Une façon de dire qu’ils ne lâcheront rien, je suppose.

Lassitude politique et promesses de la présidence par intérim

credit : lanature.ca (image IA)

Cela dit, il faut être honnête, l’ambiance semble changer petit à petit. Les appels à manifester sont quotidiens depuis cette fameuse opération militaire américaine du 3 janvier qui a tout basculé. Mais ce samedi, on sentait comme un essoufflement… La mobilisation était visiblement moindre. Est-ce la fatigue de ces rassemblements tous les jours ? C’est bien possible. On a aussi remarqué qu’aucune grande figure du Parti au pouvoir, le PSUV, n’avait fait le déplacement pour haranguer les foules, ce qui est assez inhabituel.

Le calendrier fait parfois bien — ou mal — les choses, car cette manifestation tombait pile le jour de l’anniversaire de l’investiture de Maduro pour son troisième mandat. Un mandat issu des élections de 2024, que l’opposition, vous vous en souvenez sûrement, avait vivement dénoncées comme frauduleuses. C’est tout un symbole.

Pendant ce temps, la vie politique continue tant bien que mal. La télévision publique nous a montré Delcy Rodriguez, la présidente par intérim, en visite dans une foire agricole à Petare. C’est un quartier emblématique de Caracas où, d’ailleurs, une petite manifestation de soutien avait aussi lieu. Elle n’a pas mâché ses mots : « Nous n’allons pas nous reposer une seule minute tant que nous n’aurons pas récupéré le président », a-t-elle affirmé avec force. Avant d’ajouter, comme pour se convaincre elle-même et le peuple : « Nous allons le sauver. Bien sûr que oui ».

Selon la source : tvanouvelles.ca

Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA.

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